A vous tous et toutes qui lisez cette histoire (un peu, beaucoup, et pourquoi pas passionnément😜),
tout d'abord, mille et mille mercis pour vos votes, vos lectures, vos commentaires : je n'aurais jamais pensé que cette histoire puisse recevoir autant d'ondes positives ! 💕💕💕💕
Encore MERCI 🥰🥰🥰
Ensuite, eh bien... toutes les bonnes choses ont une fin, parait-il, et cette histoire comme le reste touche presque à son terme... encore un ou deux chapitres et Zou ! terminé 😁😏 ... il faut savoir laisser les oisillons prendre leur envol 😊...
D'autant que j'ai déjà un autre projet en tête, au chaud dans le nid (le défi n°3 de Quark30, pour tout dire), qui n'attend que l'envol des premiers pour éclore... Bref...
Je vous souhaite une très bonne lecture !!!
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Avertissement : ce chapitre contient une scène de sexe explicite, que j'indique entre [[crochets]] si vous souhaitez ne pas la lire.
A la 15e minute, le score est de 23 à 27 pour Williams : la rencontre est plutôt serrée et les 4 petits points qui nous séparent des Ephs sont loin d'être infranchissables. Milan est redescendu avec moi jusqu'au bord du terrain – Lucy devra se passer de lui, et je ne suis pas désolé pour elle. Il circule sur le parquet avec son appareil photo, mitraillant les joueurs sous tous les angles, s'interrompant parfois pour enregistrer des commentaires qui lui serviront à rédiger son article. Je laisse mon regard dériver de temps à autre dans sa direction et contemple son air concentré qui se traduit par une moue qui me fait craquer, sa posture assurée et les gestes précis dont il use pour ses prises de vue. A quelques reprises, il me surprend en train de l'observer et nous échangeons un sourire. Je suis juste dingue de ce garçon : est-ce que j'ai besoin de le préciser ?
Après cet échange avec Chad, je me sens nettement mieux, à la fois moins oppressé et plus convaincu que jamais d'avoir fait le bon choix. Je peux dorénavant donner un visage à mon cauchemar – ce qui le rend de fait bien moins terrifiant et dans un certain sens, lui fait perdre tout pouvoir sur moi. Surtout que... n'oublions pas qu'on parle de Chad, là : autant dire que dans la cour des « bad boys », il appartient à la catégorie de ceux qui jouent au bac à sable.
A présent que j'ai l'esprit plus libre, je peux me concentrer sur le match. Le jeu est vif et nerveux : toutes les balles sont âprement disputées et les paniers défendus avec rage. Je suis toutefois obligé de reconnaitre que les joueurs de Williams se démarquent par une analyse plus fine du jeu et une circulation du ballon extrêmement rapide. L'énergie et la motivation évidentes qui animent mes coéquipiers ne suffisent pas à combler l'écart – d'autant que l'effectif réduit des Panthers ne permet pas au coach de faire tourner les joueurs aussi fréquemment qu'il le faudrait : en ligue NCAA, les périodes durent 20 minutes – ce qui est juste interminable au regard de l'intensité physique inhérente au basket. Pour éviter une trop grande fatigue et les blessures qui l'accompagnent souvent, le 5 sur le terrain évolue presque en permanence. Avec 9 joueurs engagés, cela devient vraiment, vraiment compliqué.
Trois minutes avant la mi-temps, Gaby qui compte 14 minutes de jeu – soit quasiment tout le match - s'écroule suite à un contre du 13 des Ephs alors qu'il shoote. Je bondis en m'insurgeant, le cœur battant. Un groupe se forme dans la raquette, dissimulant Gaby à terre, mais cela ne change rien : il ne se relève pas. Atterré, je passe une main nerveuse dans mes cheveux, trépignant d'impatience. Il n'y a eu aucun geste irrégulier de la part du joueur adverse : mon pote est juste mal retombé ; il a tenté d'amortir sa chute avec son bras – et je crains que cela ne soit là que réside le problème. Le ballon est rentré – maigre consolation... surtout lorsque je vois les joueurs au centre du terrain s'écarter pour le laisser passer, tandis que l'arbitre siffle et annonce un changement. Gaby quitte le terrain le bras serré contre son torse et le visage tordu dans une grimace de douleur. Merde. Je vais à sa rencontre en prenant garde de ne pas franchir la ligne :
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capitaine, mon capitaine
Teen FictionRiver, 19 ans, étudiant en 2e année, est le capitaine de l'équipe de basket de l'université de Middlebury, dans le Vermont. Depuis des années, les Panthers enchainent les mauvais résultats, mais cette saison, tout peut changer ! Pour mener son équip...
