Chapitre 18 - Rhys

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Ma tête me fait mal. J'essaie d'ouvrir les yeux mais même le peu de luminosité me brûle la rétine. Une petite main me caresse la joue. J'essaie de nouveau d'ouvrir les yeux, cette fois j'arrive à discerner les formes qui m'entourent. Un petit corps chaud est pressé contre le mien. Le parfum de ma fille emplit mes narines. J'essaie de me blottir un peu plus dans le matelas et resserre ma prise sur ma petite princesse seulement le matelas est dur et froid. Je t'en la main sur le côté dans l'optique de trouver Roman et lui dire de fermer la fenêtre. je devrais même lui suggérer de changer de matelas. Seulement ma main ne le trouve pas à la place, elle atterrit sur un sol en pierre.

Mes yeux s'ouvrent sous la surprise. Je regarde mon environnement. Ma fille est blottie contre mon flanc mais je ne suis pas dans la chambre de Roman. A première vue je suis dans une cave. Il fait froid et humide. La porte est faite de barreaux comme un cachot. Sur l'un des murs se trouve une étagère pour entreposer des bouteilles de vin et sur l'autre des étagères. Je lève mes mains dans l'optique de me frotter le visage cependant, je peux à peine le faire. Je pose mon regard sur mes poignets. Je suis enchaîné au mur derrière moi. Avec des grosses chaînes comme à l'époque féodale.

Bon sang ! Mais où est ce que je suis ?

Ma fille lâche un petit gémissement dans son sommeil qui à l'air bien agité. La dernière chose que je me rappelle, c'est le commencement d'une fusillade à la fin de l'audience qui a conduit à mon divorce. Les images se mettent à défiler. Ben qui jette une arme à Roman. Lui qui abat ces hommes sans sourciller. Puis Roman à cours de balle, qui se saisit du couteau de Ben avant de se jeter dans les mêmes et de tuer les derniers hommes encore debout. Les images d'une Roman couvert de sang, le regard vide, s'impriment sur ma rétine. Ses mouvements étaient méthodiques, ils savaient exactement ce qu'il faisait comme dans la ruelle. Puis après une violente douleur à la tête et le noir total.

Je sais que tout le monde doit être en train de nous chercher. Je tâte mes poches en espérant qu'il ne mette pas pris mais deux téléphones. Malheureusement, je n'ai plus de moyen de communication avec l'extérieur.

Ma migraine augmente en intensité me faisant siffler de douleur. Je vérifie l'état de ma fille. A première vue, elle va bien puis je fais un rapide constat de mon état. Je n'ai rien de cassé et pas de zones particulièrement douloureuses.

S'il vous plaît les gars faites vite !

Roman s'il te plaît trouve moi !

J'enroule plus étroitement mes bras autour de ma fille pour la garder au chaud. Son sommeil s'est apaisé. Des bruits de pas se font entendre dans le couloir devant moi. Une femme apparait. Elle est dans un sale état. On dirait qu'elle a été frappé et du sang macule ses cuisses dénudées.

Elle tient dans ses mains un plateau avec de la nourriture. Il n'y a pas grand chose mais suffisamment pour tenir plusieurs heures. Elle pousse le plateau dans ma direction et m'adresse un vague sourire de soutien avant de se détourner et de repartir de là où elle venait. J'attrape le plateau et je me rapproche de moi. Je réveille doucement ma fille afin de la faire manger un peu avant qu'elle ne se rendorme.

Le fait qu'elle passe son temps à dormir m'inquiète un peu. Mais je préfère ça à ce qu'elle voit le spectacle macabre de la jeune femme venu nous apporter notre repas.

Je cherche un moyen de savoir l'heure mais même ma montre ils me l'ont retirée pourtant elle n'avait absolument rien d'high-tech. Ce qui me semble être des heures plus tard. Ambre ouvre les yeux et les pose sur mon visage. Tout de suite j'attrape la petite bouteille d'eau et la porte à ses lèvres gercées par le froid de la cave.

  - Papa on est où ?

  - Je ne sais pas ma puce, mais je te promets qu'on va sortir d'ici.

Dépêchez vous, je vous en supplie !

Firebird Tome 1Où les histoires vivent. Découvrez maintenant