XI : Course poursuite

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Giulia

Le coup de feu retentit laissant derrière lui, un silence de mort. La balle atteint directement sa cible, l'homme s'écroule au sol, mort avec une balle entre les deux yeux laissant une traînée de sang couler de sa tête. Je n'ai même pas eu le temps de réagir, de faire un seul mouvement que Lissandro a dégainé son arme puis à tirer pile en plein milieu de sa tête sans hésiter une seule seconde. Je me tourne vivement vers lui, impressionnée par sa rapidité.

- Quoi ? Tu me voulais, moi, mon arme et mes capacités à viser, alors voilà. Me dit pas que tu as de la pitié pour lui alors qu'il y a quelques minutes t'étais encore en train de le torturer par plus plaisir et me dit pas le contraire, je l'ai vu dans tes yeux. Surtout ne me remercie pas de t'avoir sauvé la vie princesse, tu m'en dois une, me dit-il avec un sourire en coin.

Je n'ai jamais dit ne pas avoir prit du plaisir à torturer cette ordure... bien au contraire.

Je me demande s'il pense que la surprise qui peut se lire sur mon visage concerne le fait qu'il est tué un homme devant moi de sang-froid. Alors que je suis simplement impressionnée par la rapidité avec laquelle il a réalisé son tire parfait. S'il pense que je vais le remercier de m'avoir sauvé la vie qu'il compte pas sur moi, déjà que ça m'a écorché la gorge tout à l'heure de lui avoir dit merci pour avoir retiré le sang qui était sur mon visage et mes mains, on va s'arrêter là pour aujourd'hui. Je n'avais pas besoin de lui tout à l'heure et ici non plus, alors il va redescendre de quelques étages, je ne dois rien à personne. Il l'a fait de son plein gré, je ne lui ai rien demandé.

Un remake de la princesse à sauver ... à vomir !

- On a perdu trop de temps et maintenant on risque de se faire d'autant plus tuer toi et moi. On va donc aller poser nos culs dans cette voiture et essayé de survivre, je lui déclare.

Lorsque mes yeux se sont posés sur l'homme en question, j'ai tout de suite reconnu le membre faisant parti du gang Vizzini. Je connaissais bien Christopher, il m'a fallu à peine deux secondes pour le reconnaitre et quelques minutes pour le voir enfin là où sa place était censée être depuis longtemps, mort.

L'enfer sera bien trop doux et gentil pour une pourriture comme toi.

Un violeur en moins sur cette planète, c'est déjà ça de gagné tout de même. Ce qu'il y a de plus déprimant, c'est le fait que premièrement il était un violeur de compétition et malheureusement, ce n'était même pas la pire chose chez lui.

Le problème étant que cette ordure n'est évidemment pas venu seul comme j'aurais dû m'en douter. Lissandro n'a peut-être pas complétement tort, ils sont là pour moi de toute évidence mais c'est aussi possible qu'ils soient là pour lui.

Ce qui m'inquiète c'est comment ils nous ont retrouvés ? Attentive sur la route, comme toujours, personne nous suivaient et personne d'autres à part nous, savons où nous sommes.

Pendant notre visite dans le parc, j'ai bien senti que nous étions suivi mais je n'ai rien vu d'inhabituel, jusqu'à temps que je me retrouve coincé entre le corps musclé de Lissandro et le comptoir. Si je ne suis pas ravie de revoir un membre Vizzini, j'aurais pu remercier Christopher de m'avoir sauvé de cette situation qui a fait monter ma température corporelle bien trop au-dessous de ce qu'elle était censée être.

Petit coup de chaleur sûrement dû à mes règles qui vont arriver, on va se dire ça...

A présent derrière le volant, l'ambiance est tendue, aucun de nous n'ose parler. Perdue dans mes pensées, je repense à ma perte de contrôle et j'ai envie de me baffer. J'aurais pu le tuer même si une partie de moi, au fond, savait ce qu'elle faisait et je ne parle pas de Christopher mais de cet idiot de Lissandro qui foutu sa sale patte sur mon épaule.

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