Angelo s'arrêta net lorsqu'il aperçut Nalia, figée devant la porte d'entrée comme si elle attendait quelqu'un. Son corps droit mais crispé, ses mains tremblantes serrées contre elle, donnaient l'impression d'une proie prise dans un piège.
L'incompréhension traversa son esprit, mais ce fut bien vite la colère qui s'empara de lui. Sa mâchoire se contracta, ses sourcils se froncèrent, et dans son regard brillait une lueur glaciale qui en disait long sur la tempête qui grondait en lui.
Nalia déglutit péniblement, sa gorge nouée par la peur. Son estomac se retournait rien qu'en croisant ses yeux d'acier. Elle commença à reculer, pas après pas, cherchant à s'éloigner de cette présence écrasante. Elle savait que face à lui, elle n'avait aucune échappatoire, mais son instinct la poussait à essayer malgré tout.
D'un bond, Angelo réduisit la distance. Ses mains puissantes s'abattirent sur ses bras, qu'il écrasa sans ménagement contre le mur à côté de la porte. Le bruit sourd du choc résonna dans l'air.
Il la dominait de toute sa hauteur, son souffle court frappant son visage. Sa rage contenue n'attendait qu'une étincelle pour exploser.
— Qu'est-ce que tu fais ici ?! Qui t'a donné l'autorisation d'entrer dans ma villa ?! Comment t'es sortie du sous-sol ?! hurla-t-il en serrant son emprise au point de lui arracher un gémissement.
Le corps de Nalia se tendit sous la douleur. Sa respiration saccadée refusait de reprendre son rythme normal, oppressée par la proximité de cet homme qui dégageait une menace constante. Ses bras, déjà couverts de plaies récentes, brûlaient sous la pression de ses doigts.
Angelo balaya son corps d'un regard assassin. En une seconde, il remarqua un détail qui acheva de faire basculer sa colère : elle portait les vêtements de Kamel.
Son sang ne fit qu'un tour. Une rage aveugle s'empara de lui. D'un geste brutal, il lâcha ses bras pour lui saisir la gorge.
— J'avais raison sur toi... cracha-t-il, son visage à quelques centimètres du sien. Tu n'as pas réussi à me piéger, alors tu t'es rabattue sur Kamel ? Tu crois que je suis aveugle ? Je te pensais plus intelligente... un minimum digne. Mais non, il fallait que tu oses tourner autour d'un homme marié, avec des enfants !
Ses doigts se resserrèrent davantage sur sa gorge. La douleur était telle que Nalia dut réprimer un cri.
Ses mots transpercèrent son cœur comme des lames. Elle avait l'habitude qu'il l'accuse d'être envoyée par son père, mais l'entendre insinuer qu'elle pouvait s'intéresser à un homme marié lui fit l'effet d'un poignard. Son cœur se serra dans sa poitrine, partagé entre honte et indignation.
— Je... je vous ai déjà dit de ne pas tirer des conclusions hâtives... sans connaître toute l'histoire ! réussit-elle à articuler malgré la peur qui lui tordait les entrailles.
Elle tremblait de la tête aux pieds. Ses jambes refusaient presque de la porter, son corps réclamait qu'on mette fin à cette agonie. La peur sourde l'écrasait comme un poids impossible à soulever.
Mais Angelo n'entendait rien. Ses yeux lançaient des éclairs.
— Ton histoire ne m'intéresse pas ! hurla-t-il. Tu oses nier, encore ?! Tu crois que je vais gober tes mensonges ?
Ses doigts se resserrèrent encore. L'air commença à lui manquer. La vue de Nalia se troubla, des tâches noires apparaissant dans son champ de vision. Ses poumons brûlaient, et un gémissement désespéré s'échappa de ses lèvres.
— Angelo ! Lâche-la, elle va s'évanouir !
La voix résonna dans la pièce, familière, grave, ferme. Angelo se figea. Il connaissait cette voix entre mille.
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Le Sort Du Destin
RomanceCette soirée... Il a fallut que Nalia s'enfuisse cette nuit, Il a fallut qu'elle toque à cette porte, Il a fallut que cet inconnu lui ouvre la porte, Il a fallut de cette porte pour basculer dans un enfer encore plus brûlant que l'était déjà le sien...
