● Chapitre 28

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Nalia écarquilla des yeux en réalisant que la personne devant elle dont ce geste très doux provenait n'était autre que la personne qui allait la tuer.

Elle déglutit péniblement, ne sachant pas pourquoi il l'avait épargnée et pourquoi il se montrait doux.

Ce simple geste peut sembler anodin pour le monde, cependant c'était encore une des premières fois qu'elle subissait un geste calme et rassurant.

La première personne à lui avoir témoigné une marque d'affection était Kamel, suivi d'Adelasia.

À l'instant même, elle ressentait un sentiment de sécurité face au geste de l'homme qui a toute l'Italie à ses pieds.

Elle n'éprouvait pas la même sensation que celle avec Adelasia, elle ressentait un sentiment bien encore inconnu pour elle et avait peur de ce qu'il s'agissait. Nalia était traversée d'une toute nouvelle sensation et avait peur que cela la conduise encore plus bas qu'elle ne l'est déjà.

Un sourire sans joie déforma ses lèvres devant le contraste entre cet homme effrayant qui inspirait la peur et son acte très léger comme une plume.

— Pourquoi? demanda Nalia d'un murmure à peine audible.

Angelo inspira profondément devant sa question, ne sachant comment il devait répondre car lui-même ne savait pas pourquoi il ne l'avait pas achevée.

Il regarda le mur derrière Nalia où la balle s'était écrasée et ramena ensuite son regard sur le revolver qui reposait au sol avant de reporter son attention sur cette femme qui lui causait tant de frustration mais également un sentiment d'admiration.

Au moment du tir, il avait cru ressentir une pression sur son bras qui avait dévié la trajectoire de son tir.

Un étrange sentiment de soulagement l'avait traversé en réalisant que Nalia était vivante.

Que pouvait-il bien lui répondre?

Qu'il n'avait pas fait exprès?

Qu'il ne voulait pas la tuer?

Un rictus déforma ses lèvres en se rendant compte à quel point sa réponse sonnerait ridicule s'il lui disait qu'il ne comptait pas la tuer alors qu'il avait braqué son arme sur elle plus tôt.

Frustré, Angelo se passa une main dans les cheveux, ne sachant quelle réponse satisfaisante il pourrait lui donner. Depuis bien longtemps maintenant, il n'avait éprouvé ce sentiment de perdre le contrôle sur lui-même et voilà qu'il commençait à se mêler les pinceaux et perdre la raison devant cette femme pas plus haute que trois pommes.

Depuis sa présence ici, Angelo avait perdu son calme un nombre incalculable de fois et il s'était également retrouvé dans des situations où il ne savait pas comment réagir.

Nalia avait totalement bousculé sa vie qu'il avait pris le temps de tracer depuis le jour où il était entré dans la mafia jusqu'au jour où il en ressortirait.

Et Dieu seul sait qu'il n'est pas prêt d'en sortir de si tôt.

Il ramena sa main près de son corps et souffla fortement par les narines en réalisant qu'il ne pourrait sûrement jamais retrouver sa vie d'avant qui consistait à: ennemis, traîtrise, menace, ordre, tuer, brûler, attaquer.

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