Tu aimes la lumière qui brille dans l'obscurité. Les guirlandes électriques, les fenêtres éclairées des maisons, les phares des voitures sur la route, les lampadaires, les fenêtres brillantes des appartements.
L'obscurité t'apporte du réconfort, la lumière qui y gît y apporte la présence de la vie.
C'est la fin du mois de Novembre, bientôt le commencement de Décembre et le début des festivités. Partout où tu vas, tu vois les décorations de Noël. Les sapins, les boules, la fausse neige, les guirlandes, la musique et les lumières. Du rouge, du vert, du blanc. Noël est ta fête préférée de l'année, c'est le symbole de ton enfance et de la joie candide. Tu as toujours adoré le contraste de la période froide de Décembre et de la chaleur de ses fêtes.
Dans ton ancienne commune, tu aimais voir les décorations de Noël installées par la mairie. Le décor dans lequel ils avaient installé un petit traineau et des faux rennes devant le parc, les sapins richement décorés, les arbres enguirlandés de couleurs et de lumières, les décorations lumineuses accrochées aux réverbères. Tu les admirais toujours en allant et en rentrant de l'école. Ils évaillaient dans tes yeux la magie qui sommeillait le reste de l'année.
Les feux de la cheminée, la lueur de la télévision dans l'obscurité du salon. C'était un sentiment si réconfortant.
Lorsque tu vivais en appartement, tu regardais souvent par la fenêtre le soir. En face, tu voyais le bâtiment voisin et ses centaines de fenêtres. Certaines étaient sombres, d'autres éclairées. En bas, tu voyais les gens se promener près de la piscine, les lampadaires éclairaient leur chemin et étalaient leurs ombres sur le sol. Tu ne pouvais pas distinguer les visages des résidents qui marchaient, ni les silhouettes des gens à travers leurs fenêtres. Tu étais seule dans ta chambre, pourtant tu te sentais si entourée. Une étrange sensation de convivialité, qui semblait pourtant si lointaine et éphémère.
Tu étaignais la lumière de ta chambre, te laissant plongée dans l'obscurité et tu observais ce qui t'entourait au travers de ta fenêtre. Tu te sentais observatrice, mais pas isolée. De tes yeux fatigués, tu regardais les jolies lumières réparties sur la surface des bâtiments voisins. Tu ne voyais pas ce qu'il s'y passait, mais tu y sentais la vie, et ça te rendait étrangement sereine.
La lumière est source de chaleur et d'apaisement.
Ce sont ces simples moments de contemplations qui te font aimer l'existence.
VOUS LISEZ
Tu
Non-FictionDans les moments où les émotions nous dépassent, on a parfois besoin de faire de l'ordre dans ses sentiments en bazar. Et lorsque l'on n'a personne à qui se confier, autant être nous-même le confident de notre propre personne. Ceci est un mémoire de...
