TW : mutilation.
Point de vue Louna :
J'étais dans la salle de bain, la trousse à pharmacie en main. Je regardais mon reflet dans le miroir. Est-ce que je pourrais les regarder ? Est-ce que j'y arriverais ? Pourquoi j'ai pas fais semblant de ne rien voir ? Tout simplement car je n'y arrive pas. Qui arrive à ignorer le mal-être de quelqu'un ? Je pris mon courage à deux mains.
B - Si tu veux vraiment m'aider, grouilles, ça saigne.
L - Euh ouais... S'cuse moi, j'arrive.
Je me ressaisis immédiatement. Je dois me grouiller, je dois l'aider. Pourquoi j'aide qu'elle ? Je m'assis en face d'elle sur le lit. Sa manche était déjà retroussée. Ses marques étaient encore fraîche, l'enlèvement du bandage les avait fait ressaigner. Mon coeur accelera une nouvelle fois dans la journée. C'était mon bras qui me lançait. Une vive douleur semblait vouloir arracher mon bras. Pourtant, j'avais arreté ce genre de mutilations.. Pourquoi ça me fait encore cet effet ? Non pour l'instant je dois la soigner. Je versa le désinfectant sur ma compresse. Je la posa le plus délicatement possible sur ses marques. Elle poussa un petit cri de douleur. Mon coeur se serra.
Point de vue Billie :
Il est maintenant impossible de faire marche arrière. Elle a vu mes marques, elle a marqué une pause en les voyant.
En général, quand quelqu'un les voit, son regard s'enveloppe de pitié. Là, son regard était indescriptible, presque vide. Je n'ais pas bougé, la laissant réflechir. Le sang coulait le long de mon bras pour se fondre dans mon drap. Encore une fois, je ne dis rien. Elle sorta enfin de son état de trans, nos regards s'était croisés. Là, j'ai pu voir de la douleur dans ses yeux et rien d'autre. La compresse se posa avec une délicatesse voulut. Pourquoi elle m'aide ? Au même moment, sa deuxième main vient se caler en dessous de mon bras. un long frisson me parcouru.
L - Pardon si je t'ais fait mal.. C'était pas le but.
B - Tu m' as pas fait mal.
Elle a du voir mon sursaut. Ses gestes sont d'une douceur infinie. Je pris le temps de suivre calmement les gestes qu'elle effectuait. On a l'impression qu'elle a l'habitude..
B - Tu l'as déjà fait auparavant ?
L - De ?
B - Soigner ce genre de marques.
Elle ne m'avait adressé aucun regard. Elle continua à me bander. Elle avait marqué un petit moment avant de me répondre :
L - Ouais.
Elle m'en dira pas plus.
Point de vue Louna :
C'était dur. Mes yeux ne voulaient pas lâcher ses marques. Elle avait commencé à me parler mais parler pouvait me faire craquer à tous moments. je ne répondais que par des phrases courtes ou des mots simples. Le plus dur c'est que ses questions portaient sur moi. Lorsqu'elle m'a demandé si j'en avais l'habitude, j'ai vraiment cru que j'allais fondre en larmes. Je fis alors tout mon possible pour me contenir avant de réaliser que je ne lui avais pas répondu.
Le saignement avait fini, le bandage était serré à la perfection. Alors que j'allais partir, Billie m'attrapa à son tour au niveau de l' avant bras.
L - Quoi ?
Mon ton était le plus neutre possible.
B - Merci.
L - C'est normal.
B - Pourquoi tu fais aussi bien les bandages ? C'est vraiment pas normal. Ok, là c'est pratique, mais c'est vraiment pas ouf.
L - Euh... Je- je connaissais quelqu'un qui s'en faisait aussi..
B - Qui ? Je ne pense pas que se soit quelqu'un de l'orphelinat, sinon la directrice s'en serait occupée. Et je suis sûre que ce n'es pas ton père , Thomas qui s'en faisait.
L - Ne prononce pas son nom.. S'il te plaît.
Encore. Pourquoi on est toujours obligé de parler ou penser à mon père quand on me parle ? Au final, on va encore essayer de le faire passer pour la victime. Lui, il a perdu sa femme, et il est mort sans que son deuil soit fini. En réalité, il a tué sa femme et a profité de son absence pour profiter de moi. Et je ne pense pas que je sois la seule victime.
B - Pourquoi ?
Les larmes commençaient à couler.
L - Pourquoi tu fermes pas ta gueule ?! Pourquoi tu veux pas m'écouter pour une fois ?!
B - Parce que j'en ais marre putain ! Tu sais des choses sur moi qui tu es la seule à connaître, et moi je ne sais rien de toi ! A part que ton père était un vrai connard !
Les larmes dévalaient mes joues sans avoir l'envie de s'arreter. Pour la première fois, quelqu'un était de mon cotés. Mais pour combien de temps ? Je la vis tendre ses bras. Sans réfléchir, je calla ma tête dans son cou. Elle bascula en arrière. J'étais à moitié allongée sur elle.
B - Je-
L - Ne dis rien s'il te plaît.
On resta un bon moment comme ça, dans un silence rassurant.
Point de vue Billie :
Mes parents étaient montés dans ma chambre pour me dire au revoir avant de partir faire des courses. Ils avaient vu Louna allongée sur moi en train de dormir. Je voyais leurs regards amusés. Ils m'avaient rappelé leur baratin en entier sur les règles de la maison, mais en chuchotant. Une fois partis, je commença à réveiller Louna calmement.
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Voilà pour un chapitre qui est sorti un tard j'avoue mdr. Un rapprochement très grand commence à se sentir !
Hésitez pas à commenter ou me donner vos avis pour la suite.
Prenez soin de vous !
Bizz
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Eilish love (Réécriture)
FanfictionIMPORTANT- Lhistoire est en cours de réécriture complète, vu que l'histoire originale n'est pas supprimée, deux histoires sont mises en parallèle, et loeuvre na donc aucun sens. Merci d'attendre avant de la commencer.
