Chapitre XVI

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Ofélia Pereira


Je vis les yeux d'Ambre s'écarquiller. Sa bouche entrouverte prouvait son étonnement, un doux sourire apparut sur ses lèvres.

- Je dois prendre ça comment ?

Un sourire rayonnant que je n'avais encore jamais vu ornait ses magnifiques lèvres. Le mien apparut immédiatement. Mon cœur s'emballa au moment où je me rappelai sa question.

- Tu veux vraiment en parler maintenant ? On a du boulot.

- Tu m'embrasses devant tes collègues sans aucune gêne, alors oui, je...

- J'AI QUELQUE CHOSE ! cria un homme à l'autre bout de la pièce.

Je lançai un regard à Ambre puis capturai sa main. Nous nous dirigeâmes vers l'homme, qui nous attendait patiemment devant un ordinateur, un air anxieux sur le visage.

- J'ai plusieurs billets venant de Russie. Ils portent le nom Kozlov. C'est le nom d'Alex, l'homme qui vous a attaquée, Mademoiselle, dit-il en jetant un regard à la femme à mes côtés.

- Combien de billets ont été pris à ce nom ? le questionnai-je sérieusement.

- Quatre. Aucun billet retour n'a été pris. Il a pris un billet et trois autres personnes l'ont suivi. Je pense qu'ils sont encore dans les environs.

- Je m'en fiche de ce que vous pensez, bordel ! explosai-je. Tout le monde peut en conclure ça.

La main d'Ambre se crispa dans la mienne. Je caressai le dos de sa main, ce qui la détendit immédiatement. Les questions se bousculaient dans ma tête. Je lançai un regard à Ambre ; ses traits du visage étaient tendus, elle n'était pas sereine.

- Comment s'appellent les trois autres personnes sur les billets ? demanda Ambre, le regard toujours rivé sur lui.

- Miroslav, Katya et Pavel Kozlov, dit-il avec difficulté.

Rien qu'au premier prénom, mes sens se mirent en alerte. Je libérai la main d'Ambre et me retournai. Tous les agents étaient déjà prêts à suivre mes directives.

- Alba, Diego, mettez des hommes aux frontières du pays et dans tous les aéroports. Il ne faut pas qu'ils partent d'ici. Améliorez la garde autour de Sofia et Ugo Gioberti, ainsi qu'autour des maisons, la mienne y compris. J'ai des photos de ce à quoi ils ressemblent, je vous les envoie. Envoyez-les en priorité aux agents déjà présents ici.

Ils acquiescèrent et sortirent leurs téléphones respectifs avant de s'éloigner. Je me tournai vers les agents présents.

- Fouillez toutes les caméras publiques. Je veux savoir où ils sont et s'ils se sont déjà approchés de nous. Dès que vous avez une piste, prévenez Alba, Ambre, Diego ou moi, selon nos occupations. C'est urgent, ne prenez pas cette affaire à la légère, au travail.

Ils se dispersèrent tous. L'état d'alerte dans lequel tout le monde se trouvait était encore plus stressant. Ils sont là, et pas pour n'importe quoi. Ils veulent terminer ce qu'ils avaient commencé.

Ambre Gioberti


J'observais tout le monde courir partout, tous étaient dans un état d'alerte incroyable. Il est évident que nous n'avons pas affaire à n'importe qui. Ils sont revenus pour détruire Ofélia. Ils ne risquent pas d'y arriver, j'en suis persuadée. Ofélia est au téléphone depuis une dizaine de minutes avec son chef. Ils ne sont pas sur la même longueur d'onde, au vu d'Ofélia qui hausse le ton par moments et se pince l'arête du nez.

Miss GiobertiOù les histoires vivent. Découvrez maintenant