Ofélia Pereira
Je n'ai pas dormi de la nuit, son visage en sang, elle est inconsciente contre le plancher. Rien ne sort de ma tête. Je n'ai qu'une envie, c'est de les tuer. Qu'est-ce qu'ils peuvent bien lui faire en ce moment ? Voilà la question qui me tourmente depuis hier soir. Tous les pires scénarios se sont succédé dans ma tête. Certains collègues sont actuellement en train de rechercher qui a bien pu vendre cette camionnette sans plaque d'immatriculation. D'autres continuent de fouiller la maison, certains s'occupent de la presse. D'autres s'occupent de la sécurité d'Ugo et Sofia. Et moi, je m'occupe de faire les portraits robots et d'essayer d'esquiver comme je peux les journalistes.
- Ofélia, on vient de recevoir un colis anonyme, il t'est destiné, m'annonça Diego.
- Donne-moi ça.
Il me donna une petite boîte noire que j'ouvris sans même l'inspecter. Je sais déjà de qui vient ce "cadeau".
- Qu'est-ce que c'est ?
- Des photos. D'elle. Ils l'ont ligotée et...
En observant la dernière photo, mon cœur rata un battement.
Diego m'arracha l'image des mains et sa bouche forma un O parfait.
- Il ne rigole plus.
- IL N'A JAMAIS RIGOLÉ, DIEGO, BORDEL ! ÇA VA FAIRE DEUX JOURS QU'ELLE A DISPARU !
- Calme-toi, Ofé, on va la retrouver !
- OUI MAIS D'ICI LÀ, ELLE SERA MORTE, PUTAIN ! IL LA TORTURE ! C'EST QUOI LA PROCHAINE ÉTAPE ?!
Je me retournai, essayant de détendre mes nerfs. Après quelques secondes à peine, j'entendis Diego farfouiller dans la boîte. Je l'ignorai et réfléchis à la photo que je venais de voir. Elle attachée, et lui qui plante petit à petit un putain de couteau dans son ventre. Putain, je vais les tuer !
- Ofé, regarde.
- Quoi ? demandai-je sèchement.
- Ça peut correspondre à quoi ?
- Ce ne sont que des chiffres, Diego...
- Ils veulent nous faire faire une chasse au trésor ou quoi ?
- Possible, c'est même certain. Recherche le nombre d'adresses avec ces différents chiffres.
- Il y en aura beaucoup trop !
- Peut-être, mais la liste se raccourcira et on pourra commencer les recherches. Elle semble être dans une cave ou un entrepôt, commençons par là. Préviens l'équipe.
Ambre Gioberti
- Elle l'a reçue ? demanda Ivan.
- Oui, elle est ralentie par les journalistes, tu as tout ton temps, répondit sa mère.
Mes mains, attachées à ce tuyau de merde, commencent réellement à m'agacer. La plaie dans mon ventre ne semble pas profonde, mais elle me fait super mal, bordel.
Ce connard, si je me libère, je le tue de mes propres mains.
Je suis gelée dans cette tenue, ma chemise est tâchée de sang et je ne sais même pas où est ma veste. Je me suis réveillée ici, avec un mal de tête insupportable. Après un temps qui m'a paru être des heures et des heures, ce bouffon est venu avec son couteau de merde et ses parents prenaient un malin plaisir à prendre des photos. Comment peuvent ils être heureux que leur fils soit un psychopathe ?
- Tu veux faire quoi pour la prochaine étape ? demanda Alexandre.
- Je vais envoyer une vidéo. Il va juste falloir qu'elle me donne son contact. Ofélia pourra voir son teint devenir de plus en plus pâle, son corps s'abandonner petit à petit. Mais malgré tout, elle devra rester vivante. Suffisamment pour la ramener au bord de la mort, mais pas assez pour l'être, dit-il en me regardant avec un sourire aux lèvres.
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Miss Gioberti
Storie d'amoreAmbre Gioberti est une étudiante en criminologie, brisée par la culpabilité de la mort de ses parents. Elle fera la rencontre d'une femme, Ofélia Pereira, une des plus grandes criminologues, mais également sa professeure, cette femme qui a l'air de...
