Chapitre XIII

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Ambre Gioberti

Je me dirigeai vers la cage d'escalier. Une clope déjà installée entre mes lèvres, je me laissai glisser le long du mur et grillai le bout du bâtonnet entre mes lèvres. J'observai la fumée s'évader de la cigarette. Mes muscles se détendirent. Je fus vite interrompu par une alarme.Que se passait-il encore ?
J'entendis des personnes hurler, quelques étages plus bas. Je me redressai rapidement. Ce n'était donc pas une blague. Des coups de feu lointains se firent entendre. Je reculai doucement pour sortir de cette cage d'escaliers, mais mon dos heurta quelqu'un. Je fis volte-face, préparant mon poing. La personne fut plus rapide et m'attrapa par la gorge pour me plaquer contre le mur.

- Salut toi, les présentations n'ont pas été faites. Je m'appelle Alex, tu te souviens de moi, beauté ?

J'écarquillai les yeux. C'est le faux journaliste ! Je lui lançai un regard noir.

- Tu veux quoi ? Réussis-je à articuler.

- De ta part, rien. J'ignore pourquoi, mais tu les intéresses. Alors, tu vas te contenter de fermer ta gueule et de me suivre, d'accord beauté ?

L'air commençait vraiment à me manquer. Je me mis en alerte, cherchant un moyen de me libérer. Sans même réfléchir, je lui offris un coup de pied pile à son entrejambe. L'homme me relâcha immédiatement, un cri de douleur s'échappa de ses lèvres. Je portai mes mains à ma gorge, reprenant ma respiration. Je me retournai et le vis se jeter sur moi. Il me plaqua au sol, les coups de poing s'accumulant.
Quand il fut satisfait, il s'arrêta et saisit mes poignets d'une main. Il m'observa, un sourire malsain sur le visage. Il dégaîna un pistolet et le passa le long de mon visage. D'où il sort cette putain d'arme ?

- C'est dommage, tu as un si beau visage. J'espère qu'ils n'y toucheront pas.

Il passa une main sur mon visage. Je l'en empêchai en tournant mon visage à l'opposée de lui.

- Ce n'est pas équitable, répliquai-je froidement.

- Quoi ?

- Tu es armé, moi non. D'autant plus que ta corpulence est différente de la mienne. Mais ça, ça ne veut rien dire, je te l'ai prouvé l'autre jour. Tu es le genre de merde à travailler pour une misérable somme... Alex. Cette somme d'argent qu'ils t'ont proposée est vraiment intéressante pour t'en prendre à une femme, sale merde ?

Il écarquilla les yeux suite à mon audace. Je profitai et lui donnai un coup de tête. Il libéra mes poignets et relâcha l'arme, ses mains tenant son nez ensanglanté. Je me précipitai vers l'arme et l'attrapai. J'appuyai sur la gâchette, sans même prendre le temps de viser. Je le touchai à la jambe, ce qui ne l'empêcha pas de revenir sur moi. Il captura ma main, qui avait l'arme. Je lui donnai un coup de poing dans la mâchoire, il ne réagit pas et captura de nouveau mes poignets. Il jeta l'arme contre le mur opposé.

- Je ne suis pas une merde ! cria-t-il, me regardant avec rage.

- Tu as raison, excuse-moi, je me suis trompée. Tu es une grosse sombre merde, rigolai-je.

- Salope ! hurla-t-il.

D'après son regard, je me mis dans la merde, du moins plus que je ne l'étais déjà. Il attrapa mon col d'une main et, de l'autre, commença à me frapper. Il a clairement le dessus. Ma mort sera originale au moins.
Je sentais le sang dégouliner le long de mon visage. Je l'observai, il ressemblait à un clébard enragé. Je ne pus m'empêcher de ricaner, ce qui l'énerva encore plus.

- JE VAIS TE TUER ! hurla-t-il, fou de rage.

- J'espère qu'il y a des caméras alors, souris-je.

- T'es complètement folle ! cria-t-il.

Miss GiobertiOù les histoires vivent. Découvrez maintenant