Partie 67

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Je suis tranquillement posée dans mon canapé, profitant  du week-end le plus calme que j'ai vécu ces derniers mois

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Je suis tranquillement posée dans mon canapé, profitant  du week-end le plus calme que j'ai vécu ces derniers mois. Aucune sortie en vue, aucun impératif à remplir. La maison est vide, rien de prévu avec mes copines et Mr est en week-end chez ses parents. Même niveau boulot c'est plat; je n'ai pas de dossier à conclure, ni de chiffres à repasser en revue, j'ai fini ce que j'avais à faire, hier à 16h45 avant de sortir du bureau. C'est vachement reposant.

Enfin, ça c'était avant que la sonnerie de mon portable ne vienne mettre un terme à ma tranquillité. Je tends sans grande envie le bras pour le récupérer. En voyant que c'est Nabil, je prends quelques secondes de réflexion avant de me décider à décrocher.

-"Hmm", bougonnais -je en guise de salutation.

- Nabil: "Ah ouais, quel accueil".

- Tu interromps ma journée glandage. Qu'est-ce que je peux faire pour toi ?

C'est la première fois qu'on se parle depuis l'autre nuit. 

- Nabil: "Vas-y lève-toi là, tu m'accompagnes quelque part".

- "Alors ça, certainement pas". 

- Nabil: "C'est pour Medhi alors je te conseille de reconsidérer ta réponse".

- "Medhi ?" Je me redresse d'un coup. "Qu'est-ce qu'il se passe ?".

- Nabil: "Je te le dirais en route. Grouille, je suis dans le parking". 

Il raccroche sans me laisser le temps de m'y opposer. Il a jeté un hameçon qu'il m'est impossible d'éviter. Je me lève et file enfiler quelque chose rapidement avant d'éteindre toutes les lumières et de fermer la porte derrière moi. 

Je me hâte à entrer dans sa voiture pour fuir le froid glacial de ce mois d'octobre. C'est pas normal qu'il fasse déjà si froid ! Nabil démarre avant que je n'ai pu boucler ma ceinture de sécurité.

- Nabil: Tu t'es prise pour la petite sirène ?

J'ouvre mon manteau pour me mettre à l'aise avant de toucher par réflexe les mèches de cheveux dépassant de mon bonnet.

- Ça fait combien de temps que t'attendais de la sortir celle-là ? Je rétorque en lui jetant un regard en biais.

Il sourit. De toute évidence, de l'eau a coulé sous les ponts. De mon côté également, je ne retiens pas de véritable grief à son encontre. Il étais énervé pour une raison X, ça n'avait rien de personnel, voilà tout. Et j'ai surtout l'impression d'avoir outrepassé mes prérogatives en m'interposant entre lui et la fille, ce n'est donc certainement pas moi qui vais en plus me montrer curieuse en lui demandant des explications. Je décide de faire comme si de rien n'était et lui demande plutôt:

Mon premier Amour - D.Où les histoires vivent. Découvrez maintenant