Chapitre 31

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Coucou, je tiens à rappeler que c'est la première fois que j'écris sur Wattpad, si vous voyez des fautes d'orthographe corrigez moi en commentaire, s'il vous plait.

J'espère que vous allez bien.

N'oubliez pas de commenter.

Bonne lecture !

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Une lumière crue transperce mes paupières closes. Elle n'a rien de naturel, rien de chaleureux. Elle est froide, agressive, presque impersonnelle. Ma poitrine est lourde, comme si un poids invisible m'écrasait contre le matelas. Un bruit régulier perce le silence, une sorte de bip distant, monotone, comme une horloge détraquée.

Je ne sais pas où je suis.

J'ouvre les yeux avec difficulté, mes paupières s'ouvrant par à-coups. Le plafond est blanc, trop blanc, et je mets quelques secondes à comprendre que ce n'est pas le ciel. Pas l'eau non plus. L'eau... Une vague de panique m'envahit soudain, et je sens mon souffle se couper, ma gorge brûler.

Je suis vivant.

L'idée met du temps à s'ancrer, comme si mon esprit refusait d'y croire. Je bouge les doigts – lents, engourdis – et ressens le contact rêche du drap. Puis mes jambes, mes bras. Je suis là, mais tout mon corps semble peser une tonne.

Le bruit des machines devient insupportable. Ce « bip », cette cadence régulière, m'oppresse. Une odeur de désinfectant flotte dans l'air, familière et détestable. L'hôpital. Encore.

Un goût métallique envahit ma bouche, et mon estomac se retourne. Les souvenirs se bousculent. L'eau glaciale qui m'engloutissait. Mon père... Ses paroles. Ce moment suspendu entre vie et mort. J'ai l'impression que mon cœur va exploser, mais la machine à côté de moi reste impassible, comme si elle ne pouvait mesurer l'angoisse qui m'envahit.

Je ferme les yeux, espérant échapper à cette réalité. Mais elle est là, oppressante. L'hôpital, avec ses lumières trop vives, ses murs impersonnels, ses bruits mécaniques, me replonge dans des souvenirs que j'ai toujours voulu oublier. Les années passées ici, enfant, à subir examens après examens, ces longues nuits où je fixais les plafonds identiques, luttant contre les larmes.

Je tourne la tête, lentement, et vois des silhouettes floues à travers le voile de mes cils. Une infirmière entre, son pas rapide résonnant sur le sol en lino. Elle ne me regarde pas tout de suite, concentrée sur son bloc-notes. Quand elle relève les yeux, elle s'arrête net.

— Vous êtes réveillé, dit-elle doucement, comme si elle craignait que le son de sa voix ne me blesse.

Je ne réponds pas. J'essaie, mais ma gorge est si sèche qu'aucun mot ne sort. Elle s'approche et ajuste quelque chose à côté de moi – une perfusion ? Je détourne les yeux. Je déteste qu'on s'occupe de moi, qu'on me considère comme un corps fragile, incapable de survivre seul.

— Vous avez eu beaucoup de chance, continue-t-elle. Vous avez failli...

Elle s'interrompt, peut-être par pudeur, peut-être parce qu'elle voit dans mon regard que je ne veux pas entendre.

Je ferme les yeux à nouveau. Tout ce que je veux, c'est sortir d'ici, retrouver le silence, échapper à cette sensation étouffante de dépendance. Mais les mots de mon père me hantent, résonnant dans mon esprit avec une clarté insoutenable :

« Tu dois lâcher prise, Marius. »

Lâcher prise. Mais comment, alors que tout semble me retenir prisonnier ?

— Vous savez, votre famille est venue vous voir tous les jours.

— Ma famille ? Vous pouvez me les décrire, s'il vous plaît ?

Strix AlucoOù les histoires vivent. Découvrez maintenant