Chapitre 34

135 6 7
                                        

Coucou, je tiens à rappeler que c'est la première fois que j'écris sur Wattpad, si vous voyez des fautes d'orthographe corrigez moi en commentaire, s'il vous plait.

J'espère que vous allez bien.

N'oubliez pas de commenter.

Bonne lecture !

--------------------------------------------------------------------

La vie avait repris son cours, comme si rien ne s'était passé. Nous étions retournés en cours, et avec ça, les questions des autres. Les gens sont vraiment trop curieux. Tu disparais une semaine, et on dirait que tu as quitté la surface de la Terre pendant un an.

Je n'avais rien dit. Mais Elline, bien sûr, s'était empressée de raconter à tout le monde comment nous avions soi-disant survécu à une tempête de neige. Parfois, je me demande si je ne devrais pas sérieusement envisager de l'inscrire dans un hôpital psychiatrique. Elle ferait un carton.

Lundi matin, Isaak était venu avec moi. Il était là, à marcher à côté de moi comme si tout était normal. Comme si, pendant une semaine, le monde avait ralenti juste pour nous deux.

Et puis, le soir, il n'était plus là.

Son père l'attendait à la sortie. Je l'ai vu, ce regard de Koyla, sombre et indéchiffrable, comme un orage prêt à éclater. Isaak n'a rien dit, pas un mot. Il a simplement baissé la tête et l'a suivi, disparaissant dans cette voiture noire qui semblait avaler la lumière.

Et moi, j'étais resté là, figé, comme si on m'avait retiré quelque chose sans prévenir.

La lumière du soir s'éteignait doucement à l'extérieur, plongeant la maison dans une tranquillité presque étouffante. Otto n'était pas rentré, et ma mère discutait avec une voisine devant le portail. La solitude ne me dérangeait pas, pas vraiment, mais aujourd'hui, elle avait un poids particulier.

Alors, je fis ce que je faisais toujours quand mon esprit devenait trop bruyant. J'ouvris la porte de la cave et descendis les escaliers, une main glissant sur la rampe. L'air y était frais, chargé d'une odeur de poussière et de bois humide.

La lampe suspendue au plafond éclairait faiblement la pièce, projetant des ombres tremblantes sur les murs. Je pris place dans le vieux fauteuil, son cuir craquant sous mon poids. C'était ici, et seulement ici, que je parvenais à penser clairement.

Je fermai les yeux, essayant de mettre de l'ordre dans le chaos de mes pensées. La cave avait une manière étrange de me ramener à l'essentiel, comme si les murs gardaient en eux une vérité que je n'étais pas prêt à affronter.

Mais aujourd'hui, la tranquillité ne dure pas. Mes yeux se posèrent sur un tiroir entrouvert dans une vieille commode, au fond de la cave. Le meuble n'était pas censé contenir grand-chose : quelques outils, peut-être, ou des papiers inutiles. Pourtant, quelque chose dans cette ouverture négligée attira mon attention.

Je me levai, mes pas résonnent légèrement sur le sol. En tirant sur le tiroir pour le fermer, je remarquai qu'il bloquait. Je forçais un peu. Le bois céda avec un craquement sec, et une pluie de papiers, de carnets reliés de cuir et de feuilles volantes s'éparpillent sur le sol.

— Merde...

Je m'agenouille pour ramasser ce qui semblait être une véritable collection de carnets, certains abîmés par le temps, d'autres encore intacts. Leur couverture portait des titres écrits à la main dans des langues que je ne comprenais pas. L'un d'eux, en particulier, attira mon regard : des lettres cyrilliques soigneusement tracées en noir.

J'ouvris le carnet, mon cœur battant inexplicablement vite. Les premières pages étaient remplies de notes, des paragraphes entiers écrits dans une écriture serrée et nerveuse. Les mots étaient entrecoupés de dessins : des croquis de paysages, de visages... et même d'objets étranges, comme des symboles que je n'avais jamais vus auparavant.

Strix AlucoOù les histoires vivent. Découvrez maintenant