WILL
Ça n'arrivait quasiment jamais, mais ce soir-là, Nico c'est endormis avant moi.
J'enfilais un t-shirt et un short discrètement, pour la forme. Mais je ne craignais pas vraiment de le réveiller. Il avait un sommeil de pond. J'attrapais mes baskets et m'éclipsais.
Je prix une grande inspiration en sortant de la camionnette. L'aire du soir étais froid et humide, et la montagne sentais le frais. Je m'étirais.
Je me suis surpris à sourire bêtement en repensant aux mains de Nico sur ma peau. Nos nuits communes semblaient trop belles pour être vrais. C'était notre dernière nuit ici, là où elles sont nées, et je voulais dire au revoir à la montagne.
Je marchais j'jusqu'à la rivière, la nuit étais clair, la lune brillait haut dans le ciel et se reflétais dans l'eau calme. Je voulus enlever mes chaussures pour y tremper mes pieds, quand j'étendit le clapotis de petites vagues. Comme si quelque chose avait bougé là-bas, à la surface de la rivière.
Je m'immobilisais. Les semaines d'entrainement avaient complètement reconditionné mon cerveau qui s'attendais désormais à voir le danger arrivé à tout instant. Je ne savais pas si Achille m'avait très bien entrainé, ou juste traumatisé d'attaques surprises.
J'ai tendu l'oreille. Je n'étais pas fou : des voix ricochaient sur l'eau. Il y avait quelqu'un.
Je me déplaçais le plus discrètement possible derrière le gros roché qui surplombais la rive. Celui dont Nico avait sauté le premier matin. Je m'efforçais d'entendre plus distinctement, mais trop curieux, je fini par passer la tête derrière la paroi rocheuse pour regarder :
Patrocle et Achille se baignais au clair de lune. Mon cœur rata un battement, j'avais vraiment cru à un danger. Ce n'était que deux amoureux, savourant leur dernière nuit de paix avant longtemps, comme nous l'avion fait, Nico et moi.
Les bras d'Achille étaient solidement enroulés autour des larges épaules de Patrocle, qui les maintenais tous les deux à la surface sans effort. Les cheveux doré d'Achille brillaient dans l'eau. Sa joue lovée dans le creux du coup de son compagnon.
Ça m'étonnais toujours, leur façon de se fondre dans la présence de l'autre .La tendresse dont Achille faisais preuve avec lui, comparé à l'horrible brutalité dont il était capable .
Je sursautais en entendant sa voix :
- Tu m'en veux ? de partir ?
Il murmurait doucement, et je l'entendais a peine. Je cru distinguer Patrocle faire non de la tête. Doucement. Achille continuât :
- Tu pourrais venir avec nous.
Patrocle soupira :
- Tu sais bien que non. Je dois me faire discret.
- Ça fait des millénaires. Hadès a accepté la situation.
Je ne voyais pas bien leurs visages. Mais j'avais passé assez de temps avec Patrocle pour imaginer la tête qu'il faisait. Triste mais sage. Résolut.
- Tu n'as jamais su te mettre à la place des gens qui ne peuvent pas défier les dieux, a-t-il répondu.
Achille soupira à son tour. J'entendis l'eau clapoté.
- Je vais revenir. Je vaincrais tout ce qu'il y a dehors pour le faire.
- Je sais.
Mon cœur se seras. L'amour de ces deux-là, c'était quelque chose.
VOUS LISEZ
Sunlight
Fanfiction« Le vrais tombeau des Morts , c'est le cœur de vivants » Les Enfers sont en péril. A peine remis de la quête de l'Athéna Parthénos, Nico doit trouver un chemin à travers le poids de son héritage, pour lui et tous les enfants des Enfers... et pour...
