Aaron
Deux mois plus tard...
— Oh, mon frère ! Ça va ?!
Il se précipite vers moi pour m'aider avec les jumeaux, tout en me prenant dans ses bras pour me saluer.
— Tu es tout seul ?
— Oui, la tribu est sortie.
Je m'installe sur le canapé, Azura contre moi. Son frère, lui, dort paisiblement dans son cosy, ses petits poings fermés, le souffle régulier.
— Que me vaut ta visite, mon cher frère ?
— Je voulais prendre un peu de tes nouvelles.
— Tu connais le téléphone, non ?
— *rire* Oui, mais ce n'est pas pareil. Tu le sais très bien.
— Eh bien... bienvenue dans la demeure d'Ayan, mon frère.
— *rire*
— Alors, dis-moi tout. Ta nouvelle vie de papa... tu t'en sors ?
— C'était un peu compliqué au début, mais Aliyah était là. On s'est soutenus mutuellement. Franchement, je n'aurais pas pu rêver mieux comme mère pour mes enfants qu'elle.
— Je suis content de ce qu'elle a pu t'apporter... et te donner. C'est une belle personne, cette Aliyah. Je n'ai pas encore eu l'occasion de lui demander comment elle vivait sa nouvelle vie de maman.
— Tu sais, avec ce qu'elle a traversé, le début a été un peu difficile. Elle doutait beaucoup, se posait mille questions. Mais je lui ai montré que j'étais là, qu'elle pouvait compter sur moi. Et qu'elle devenait une merveilleuse mère, jour après jour.
— Je n'en doute pas une seconde. Elle sera une bonne mère, j'en suis convaincu. Elle a juste besoin d'être épaulée. Et tu es le mieux placé pour le faire. C'est nouveau pour elle... comme pour toi.
— Oui... Et puis, avoir des jumeaux, c'est deux fois plus de travail.
— Ah ça, je ne te le fais pas dire !
— *sourire* Mais je suis sûr d'une chose : on sera de bons parents.
Je baisse les yeux vers mon petit bijou, Azura, qui écarquille ses grands yeux en jouant avec ce qu'il me reste de barbe. Je caresse doucement son visage, comme s'il était irréel, comme si je ne réalisais toujours pas qu'elle était bien là, dans mes bras. Elle... mon trésor. Et son frère, mon autre moitié. Mes enfants. Mes prunelles.
— Et puis, si jamais elle a besoin, maman est là. Elle serait ravie de l'aider.
— Tu sais bien qu'Aliyah n'aime pas trop demander. Elle aime faire les choses seule, prouver qu'elle peut s'en sortir.
— C'est vrai, mais ça ne veut pas dire qu'elle doit tout porter seule. Si elle a besoin d'une épaule maternelle, maman sera toujours là pour elle.
— Je lui en parlerai.
— Et ton projet, alors ? Toujours d'actualité ?
— Oui, je suis déjà en train de tout organiser. Son anniversaire approche à grands pas. Il ne me reste plus qu'à réussir à la convaincre de laisser les jumeaux à maman... Ça, c'est pas gagné.
— Bon courage, mon frère. *rire*
— J'ai déjà dû négocier ferme pour qu'elle me les laisse, à moi, le père !
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𝐅𝐮𝐢𝐬-𝐦𝐨𝐢.
Romance« Fuis-moi », disait-elle souvent, comme un avertissement. Mais il était trop tard. Il avait déjà décidé de la suivre, même si leur amour les emmenait là où tout se mélangeait entre passion et destruction. L'amour pouvait-il encore survivre quand to...
