Aliyah
— Respire, ça va bien se passer.
Je n'arrivais plus à tenir en place dans la voiture, j'avais qu'une hâte : que tout ça se termine.
— J'essaie de me détendre, mais j'y arrive pas.
Il attrape ma main et la caresse, essayant de me calmer.
— Ne t'inquiète pas, Aliyah, tout va bien se passer.
Alan fêtait son anniversaire aujourd'hui, et j'appréhendais tellement la rencontre avec sa mère que j'aurais pu accoucher sur place.
— Ça va, mon ventre n'est pas trop visible ?
Il jette un coup d'œil une fois la voiture garée.
— Non, ça va. Ta robe est ample, évite juste de caresser ton ventre.
— Évite aussi de le regarder, ça attire l'attention.
— *rire* D'accord, chef.
On sort de la voiture en récupérant le cadeau pour Alan. Il sort et Ayan nous ouvre la porte, avec sa fille dans les bras.
— Ça fait plaisir de vous voir, les amoureux, ça faisait longtemps.
— T'as pris un coup de vieux, mon frère.
— Toi de même. Restez pas sur le palier, entrez.
Il se décale de la porte, nous laissant passer. Une fois les embrassades terminées, la pression commence à monter en voyant tout ce monde. Sa mère n'avait pas fait les choses à moitié.
— Toutes mes tantes...
Il chuchote, en veillant à ce que j'entende ses remarques.
Sa mère, ses tantes et les amis de son petit frère étaient présents.
— L'angoisse.
— Ça va bien se passer, donne-moi la main.
À peine arrivés dans le jardin que toutes ses tantes se sont tournées vers nous, sourires aux lèvres et cris de joie.
Je me disais qu'elles étaient heureuses de revoir Aaron.
— Elles sont ravies de te voir, en tout cas.
Une de ses tantes s'est approchée de nous, nous faisant une accolade chacun à notre tour.
— Aaron, comme tu as grandi, ça fait tellement longtemps. Tu es devenu un homme, jusqu'à en avoir ta femme maintenant.
Une autre arrive à son tour, lui parlant en langue.
— Elle te trouve très belle.
— Merci beaucoup.
— Laissez-moi voir mon fils, vous êtes toutes sur lui, ça devient quoi, laissez-moi passer !
Sa voix me donnait des frissons. Elle se trouvait face à nous, toute souriante, et a attrapé son fils de toutes ses forces pour le serrer dans ses bras.
C'était tellement émouvant pour lui de la voir après toutes ces années et de pouvoir enfin la serrer dans ses bras.
Je donnerais tout pour revivre ce genre de moment...
— Tu es devenue beau, on voit qu'elle s'occupe bien de toi, regarde comme tu as pris du poids !
— *rire* Arrête, maman.
VOUS LISEZ
𝐅𝐮𝐢𝐬-𝐦𝐨𝐢.
Romance« Fuis-moi », disait-elle souvent, comme un avertissement. Mais il était trop tard. Il avait déjà décidé de la suivre, même si leur amour les emmenait là où tout se mélangeait entre passion et destruction. L'amour pouvait-il encore survivre quand to...
