( DevotchKa - How It Ends )
- Tu crois qu'il est mort ?
- Mais non ! Il fait dodo.
Je sursaute, mon visage contre l'oreiller. J'ai l'impression d'avoir entendu des murmures dans mon rêve. J'essaye de me réveiller, mais ces cris, ces rires, ce bruit, et ce froid habituel que je ressens chaque matin m'aident à vraiment me réveiller. Je grogne contre l'oreiller et je me retourne sur le dos. Une lumière éclaire fortement mon visage et je n'arrive pas à ouvrir les yeux. Mais j'ai ce sentiment de sentir une présence à côté de moi, ou autour de moi, et je me sens observé. Alors je me frottes les yeux et doucement, je les ouvre.
- Coucou !
Trois regards sont braqués au dessus de ma tête, et ça me fait tellement peur que je sursaute et émet un cri. Je regarde ces trois regards, perdu et paumé. Ce sont des enfants, plusieurs enfants qui me regardent en rigolant. Mon coeur bat rapidement vite et pendant quelques instants, je me demande ce que j'ai fait hier pour me retrouver là. Je ne comprend plus rien et je suis figé parce que je ne sais plus quoi faire.
- Les enfants, laissez le tranquille !
Et puis tout d'un coup, ils partent en courant. Je m'assois sur le lit, encore perdu de ce qu'il vient de se passer et de ces enfants qui m'ont fait peur. Le salon est vide, les souvenirs de hier me reviennent en tête. Louis inconscient et plein de sang et de coups sur son visage. Je me remémore tout, et mon ventre se compresse parce que je ne vois pas de Louis. Je ne sais pas pourquoi mais je commence à paniquer, à l'idée de me dire que Louis est parti et qu'il m'a laissé seul. Je vois encore des enfants courir et je vois cette femme, que j'ai vu hier soir et qui a soigné et nourrit Louis. Elle est dans la cuisine, mais elle ne me voit pas. J'ai l'impression de me sentir seul, je suis encore dans le lit, au milieu du salon où Louis et moi avons dormi. Mais il n'est pas, il n'est pas près de moi, je ne le sens pas et ça me terrifie.
- Je suis là.
Sa voix fait frissonner ma peau, et je retrouve cet air qui bloquait en moi. Je me demande comment je suis devenu autant dépendant de Louis. Ça me trouble. Je me retourne, Louis est en haut des escaliers. Mon coeur s'accélère et mon ventre se compresse rien que de le voir. Je repense à ses lèvres sur les miennes, et de sa chaleur contre la mienne toute la nuit. C'était tellement parfait, que j'ai l'impression d'avoir tout rêvé. Je regarde Louis, je gesticule nerveusement quand il descend doucement les escaliers. Et au plus il s'approche du lit où je suis, au plus mon coeur s'accélère par la rage que je ressens envers les personnes qui l'ont frappé. Il a un énorme bleu autour de l'oeil, et des ratures sur les lèvres et la joue. Je me pince les lèvres, Louis est déjà habillé et je me rend compte que je suis en caleçon. Je rougis sans m'en rendre compte, et avant que Louis s'assoit sur le lit, je rabat la couverture sur mon corps. Ce n'est pas que je déteste mon corps, c'est juste que je ne veux pas amplifier la tension gênante.
- Salut, je dis, hésitant.
Il me sourit, tristement et s'assoit sur le lit. Je le regarde, ne sachant pas quoi faire ou quoi dire. Je gesticule nerveusement et je replace mes boucles en arrière. Il a l'air d'être gêné lui aussi, mal à l'aise. Et ça m'embarrasse encore plus. Je regarde les draps, parce que son regard bleu ciel est dur à supporter de bon matin. Surtout qu'il est encore triste. Louis s'allonge sur le canapé-lit à côté de moi, et je le regarde faire. Je regarde son visage, ses cheveux ne tombent plus sur son front, ils tombent en arrière et il est encore plus beau, même avec ses bleus sur son visage. Mon coeur s'accélère, parce qu'il est beau et que je.. Je l'aime.
- Merci, il murmure en me regardant. Pour hier soir.
- Tu n'as pas à me remercier, je répond, mal à l'aise.
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Putain de pari.
Fanfiction" - C'est bon, tu l'as gagné ton putain de pari, tu l'as réussi. Maintenant casse toi, je veux plus te voir ! - Louis je... - CASSE TOI ! "
