33.

47 2 0
                                        

♪°Pour une lecture avec plus de sensibilité, écoutez la musique en média°♪

∆∆∆∆∆∆∆∆∆∆∆∆∆∆∆∆∆∆∆∆∆∆∆∆∆∆∆∆∆


Luce:

Il s'est passé quasiment deux mois depuis ma dernière discussion avec Emmanuel. Comment vous dire que cette période a été vraiment difficile mais par la grâce de Dieu j'ai su me relever.

Donc le fameux soir de ma perte de connaissance, Emmanuel avait quitté mon appartement. J'avais une étrange sensation qui avait commencé à naître au fond de moi. J'avais alors entrepris de prier mais je me sentais dégoûtante vue comment je m'étais adressé à mon ancien ami. Je n'avais donc plus prié ni médité.

Le lendemain à la fac j'étais tellement irritée, quiconque essayait de m'aborder finissait par s'excuser tellement je regardais et répondais mal. Même Maxence, Margot et Quentin m'avaient fait des remontrances sur ça mais les pauvres je n'y étais pas allé de main morte avec eux.

Mon meilleur ami m'avait pris à part pour comprendre la cause de ce changement soudain alors je lui avais craché des paroles des plus vilaines au visage. Du genre que lui aussi me considérait comme un poids, que je l'empêchait de vivre et comme il n'arrivait pas à me le dire il était passé par son nouvel ami Kylian pour le faire passer le message.

Puis vint le tour de Sarah. Elle je l'avais juste ignorée, ses messages et appels étaient automatiquement filtré. Dites-vous qu'une elle en avait tellement marre que je l'esquive qu'elle s'était pointée chez moi avec ses gosses. Après près d'une demi-heure à sonner et scander mon prénom supplément me menacer de mort elle avait fini par partir.

Au restaurant et au cabinet j'étais tendu mais comme j'avais besoin de ces jobs je restais professionnel et politiquement correct avec les clients et les collègues. Même si je ne souriais plus comme avant.

Au bout de trois semaines je ne priais carrément plus. Je marchais toujours avec Élise et Irené, on partait à l'église mais j'avais comme l'impression que tout était mort en moi. Le vide que je ressentais, Ehh laissez tomber.

J'avais même déserté mon appartement deux bonnes semaines hein. Je finissais tellement tard aussi que lorsque je rentrais c'était juste pour prendre une douche et ressortir. Une vie de nomade.

Ma tante m'avait fait venir un jour chez elle pour rencontrer son époux mais il s'était absenté. Argent perdu dans un ticket de train pour rien au final.

Je bossais 24h/24, la phrase que je me répétais en boucle c'était.

Il me faut plus d'argent pour ci ou pour ça, je ne veux pas décevoir mes parents.

Puis j'avais fini par craquer. J'avais pris un congé maladie de une semaine au cabinet d'avocats et au restaurant. Je n'allais plus à la fac, j'avais éteint tous mes appareils électroniques puis je m'étais enfermé chez moi.

Dans l'obscurité je passais du temps à pleurer, je ne mangeais pas et avais arrêté de prendre mes médicaments. Je n'ouvrais jamais les fenêtres, le ménage je le faisais à l'aide d'une lampe torche carrément.

Alors que je plongeais dans la dépression et que je me laissais aller, j'avais l'impression que plus rien n'allait s'arranger. Sans savoir ni comprendre pourquoi j'avais subitement allumé mon téléphone.

Ce dimanche là sans vraiment comprendre pourquoi, j'avais décidé d'allumer mon téléphone après une semaine. Aussitôt il s'était mis à sonner, j'avais simplement décroché sans faire attention à qui s'était.

Pur hasard Où les histoires vivent. Découvrez maintenant