J'écris vite et j'écris mal,
J'écris avec ce côté animal,
Instinctif, évasif et inspiré,
D'une bête salement incarcérée.
Bon. Soit. En soi,
La bête, c'est moi.
Je sais que ma volonté
Est forte, je ne me ferai pas tomber.
La rage ? C'était la porte à côté,
La rage, c'était ce que j'ai achevé,
Dans mon ancien recueil,
Et tout seul, antithèse du deuil,
Il vivra, existera quand je ne le verrai pas,
Je ne blâmerai pas ce qu'on y trouvera.
Ami, la boue est ainsi abandonnée,
J'ai cassé d'y courir pour préférer m'envoler,
Dans un vrai ciel bleu, un grand, un beau,
Dont la couleur saphir se distille à l'encre de mes mots !
La rage oui, c'était la porte à côté,
L'école à des beautés qui méritent d'être louées,
Ce que je ne ferais pas, bien entendu,
La rage est partie mais n'a pas disparue.
Enfin bref, le ciel n'est pas totalement bleu,
Les nuages sont là mais il y en a peu,
Les avions passent aussi, les avions de guerre,
La paix est un cessez-le-feu martial, militaire !
Mes manœuvres sont tactiques,
Mes textes devraient être didactiques
Sur mon récit, inachevé car infini,
Et claires en sont mes songeries.
Je ne tourne pas la page mais,
Je reviens à la ligne, désormais.
Je saute un carreau, je sors la tête de l'étau,
Mon esprit s'ouvre sur une nouvelle atmosphère,
Une grande bolée d'air froid et beau,
Dans la nuit, les étoiles brillent sur mon art austère !
Thibault Desbordes.
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Blitzkrieg
PoetryTroisième pas dans l'écriture, aussi lourd que grand. avril 2016 - juin 2016 - Dans le silence d'une chambre où s'annonce l'écriture, D'un certain recueil où sonnent les ratures.
