Quand les meutes de loups attaquent les Lions,
Les babines retroussées sur leurs ambitions,
Les troupeaux blancs de moutons bêlent et s'égaient,
Vers un lieu où ils se sentiront plus en paix.
Le hurlement heurte le rugissement,
Des armées de crinières blondes et de dents,
Le silence se fait et plane, tendu,
Toute retenue sera enfin perdue.
Puis, registre épique, les bêtes s'élancent,
Leurs crocs d'émail sont leur fer de lance,
La mêlée, la curée de chairs arrachés,
Lie les bêtes destinées à s'entretuer.
La guerre, lecteur ! La guerre de ces bêtes,
Qui, carotides tranchées, s'entêtent
À se relever, hurlantes, à dépecer,
Les chairs de fourrures blondes ou cendrées !
Thibault Desbordes.
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Blitzkrieg
PoetryTroisième pas dans l'écriture, aussi lourd que grand. avril 2016 - juin 2016 - Dans le silence d'une chambre où s'annonce l'écriture, D'un certain recueil où sonnent les ratures.
