Décrépitude et solitude

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Le chalet est encore plus moche que dans mes souvenirs. Oui, la revêtue extérieure a commencé à perdre de sa fraîcheur. Le lac est en core beau, mais les arbres sont vieillissants. Mes parents sortent la clé et ouvrent la porte. Je me précipite dans la maison et y remarque de nombreux détails. La peinture est délavée et de très mauvais goût. La maison sent la moisissure à l'intérieur et est très terne. Il y a quatre chambres. Deux à l'étage, une au rez-de-chaussée et une à la cave. Autrefois, je refusais d'aller dormir en bas car j'avais peur des monstres. À l'étage, il y a la chambre des maîtres avec salle de bain attenante (ou le bain ainsi que la toilette et le lavabo sont lilas) et une petite salle d'eau. Cependant, la chambre des maîtres est extrêmement fonctionnelle, elle est dotée d'un immense miroir sur un des murs. Les trois autres chambres sont ordinaires, ont des couleurs mornes mais sont assez grandes et dotées de lit doubles. Au rez-de-chaussée, il y a une salle de bain avec une petite douche et au sous sol, il y a une petite salle d'eau. Cette année, je choisi ma chambre en premier, c'est à mon tour. Chaque année, c'est le tour d'une nouvelle personne de choisir sa chambre, et ce depuis mon plus jeune âge. Au début, ça évitait la chicane, mais maintenant, c'est seulement pour le plaisir de changer d'air et pour éviter de prendre tout le temps la grosse chambre de la maison. Je choisi la chambre des maîtres. Mathieu décide d'aller dormir à l'étage avec moi. Mes parents prennent la chambre au sous sol et Jonathan hérite de la chambre au rez-de-chaussée. Math prend ma valise pour l'acheminer vers ma chambre. Je prend donc mon sac à main pour le monter. Une fois qu'il a posé mon bagage sur mon bureau, Math redescend chercher son sac à dos tandis que, de mon côté, je commence à ranger mes vêtements dans les tiroirs. J'ouvre chacun des rangements de la commode quand je retrouve soudain des vêtements ayant appartenus à mes frères et moi lorsque nous étions jeunes. Je prend les morceaux et les pli soigneusement puis je range  mes chandails, mes shorts et mes cotons ouatés dans des tiroirs au hasard. Puis, je m'attaque au petit garde où je serre mes robes sur des cintres et range mes 7 paires de chaussures. Deux paires de sandale, deux paires de converses (une à cheville haute et une à cheville basse) une paire de ballerines, une paire de chaussure pour la course et une paire de talons hauts se retrouvent maintenant dans les petites tablettes prévues pour ranger les chaussures. Je sors ensuite mon cellulaire et réalise avec découragement qu'il n'y a aucune connexion internet et que je suis donc coincée ici, seule, sans personne à qui raconter mes malheurs. C'est alors que je retrouve mon journal intime de lorsque j'avais sept ans, caché sous la couette du lit. Je l'ouvre, le lit et, après mûre réflexion, me dit qu'il est temps de reprendre l'écriture. Finalement, peut-être que ces vacances seront acceptables.

Summer love (en pause)Des histoires addictives. Découvrez maintenant