30. Machine à aimer

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[Résumé : Cade invite Dakota.]

Dakota.

Il m'a invité à boire un verre et mon esprit s'est emballé. Boire un verre quoi ! Dans son appart ! Alors oui, je me suis permis de faire des conclusions un peu...trop tôt.

Je suis Cade qui se dirige vers sa cuisine. Au passage, je remarque qu'il n'y a pas de photos de famille. Il n'y a rien de personnalisé, comme s'il l'appartement ne lui appartient pas. Les murs sont neutres et il n'y a aucun tableau.

- Ne sois pas gênée, rigole Cade en voyant que j'hésite à le suivre.

Il sers à boire dans deux verres qui me semble banal. J'avais aussi imaginé des verres qui devaient coutaient cher et qui était plus beau que des verres simples.

- Whisky ?

J'hoche la tête pour confirmer. Pendant qu'il nous serre, je ne peux m'empêcher de repenser a son appart'.

- Pourquoi il n'y a pas de photos de toi ou ta famille ? Demande-je.

- Oh, ce n'est pas vraiment chez moi ici, me dit-il simplement.

Je n'ose pas lui demander plus s'il ne rajoute rien. D'un geste confiant, je prends le verre qu'il me tends et je trinque avec lui. Il me sourit tendrement et son regard est doux. J'ai du mal à le reconnaitre quand il était impulsif, égoïste, hypocrite.

- Pourquoi tu me regarde comme ça ? M'interroge-t-il.

- Pourquoi t'es comme ça ?

- Je suis comment ?

- Tu es plus serviable, charmant, gentil. Où est passé la Cade d'avant ? Dis-je en me mordant la lèvre.

- Peut-être parce que c'est ce que je suis !

- Je ne te crois pas !

D'un coup, il me prends par la main et me montre sa chambre. Mes pensées défilent à vive allure et mes doutes me reviennent. Je suis dans sa chambre ! Seule avec lui ! Je dois vraiment avoir un problème. Néanmoins, il me montre simplement une photo de nous deux. Nous sommes souriants et heureux. Pendant un instant, j'oublie que je suis face à un crétin de première classe. Je suis juste avec un ami.

- Cette photo nous représente bien.

- Je trouve aussi. C'est la seule photo que j'ai dans cet appart', m'avoue-t-il.

Je pose la photo sur l'étagère et je me tourne vers lui. Je suis intriguée mais tellement touchée par ce qu'il vient de dire. Même si pour lui, ça ne représente peur être rien.

Scène hot ! Si vous ne voulez pas lire, zappez cette partie !




Son regard envoute le mien. À cet instant précis, je me fous des "précieux" conseils de Destiny ou des avertissements de Crystal. À cet instant précis, j'ai envie de lui. De cet hypocrite, égoïste, chieur, emmerdeur mais horriblement baisable. Tout mon corps est tendu. Je me trouve tendu mais je suis confiante. J'essaye de ne pas paraître intimider par la situation.

Cade s'approche de moi. Il n'y a quasiment plus d'espace nous séparant. Mes yeux fixent sa bouche si pulpeuse. J'ai envie de la croquer. J'ai envie de plein de choses mais je me retiens. Je ne veux pas qu'il croit que je suis une folle psychopathe assoiffée de besoin. J'attends qu'il fasse le premier pas. Et il le fait. D'un geste tendre, il caresse mon bras et il remonte jusqu'à mon cou et mes cheveux. Ses doigts me chatouille la peau et je tressaillis sous l'effet. Je me reprends vite et je le défis du regard. Sera-t-il le premier à m'embrasser ou a-t-il trop peur ?

Je souris en lorgnant des yeux son visage et ses traits si parfait. Comment est-il possible d'être aussi parfait ? Le moment que j'attendais tant est arrivé, Cade baisse sa tête pour être à ma hauteur. Il frôle ma joue avec sa bouche. Un frisson me parcourt le corps.

- Tu es impatiente on dirait, boucle d'or.

Il me murmure ses quelques mots qui me font l'effet d'une bombe. Mon sourire s'élargit.

- Je suis aussi impatiente que toi, imbécile.

Ma voix est douce et sensuelle ou du moins, je le pense. Tandis qu'il a une main dans mes cheveux, il passe sa main de libre dans le bas de mon dos. Je ne peux repenser à ses paroles. "Des milliers de filles aimeraient être à ta place." J'en ai maintenant conscience mais ma conscience est actuellement tournée vers cet Apollon qui occupe toutes mes pensées.

Sa barbe de quelques jours me picote la joue. Mes mains longent ses abdos jusqu'à remonter à ses cheveux si doux et soyeux. Son regard fait des aller-retour entre mes yeux et ma bouche puis il finit par craquer : sa bouche vient se plaquer contre la mienne.

Gagnée par une nouvelle assurance, je le pousse sur son lit. Je suis la dominante mais plus pour longtemps car il me renverse et il se retrouve au dessus de moi. Rapide comme un fauve, il enlève mes vêtements d'une manière douce et soigneuse. Je fais de même mais j'ai l'impression d'être un éléphant. Quand je rencontre ses yeux noisettes, ils m'intriguent. Cade est à lui seul un mystère.

Se bouche me suçote la peau et je gémis inconsciemment. Ses gestes se font plus intense et plus expert. Je suis envoûtée. Je le pousse et je me retrouve à califourchon sur lui. Je lui caresse le dos sensuellement. Il grogne ce qui me fait sourire. Je parcourt chacun de ses muscles et je dépose des baisers. Il frémit.

Il renverse nos positions et il me caresse le ventre jusqu'à descendre plus bas. Je me cambre surprise. Ses doigts semblent si expertise que j'en perds mes mots. Bordel, c'est si parfait. D'un mouvement lent mais sur, Cade fait descendre ma petite culotte qui le sépare de lui. Je me sens piquer un fard. Il ne me quitte pas des yeux et je ne le quitte pas. D'un sourire triomphant, il joue avec mon corps. Je ne me sens pas bizarre ou gênée. Non, je me sens bien. À mon tour de lui retirer son caleçon et je lui souris en passant ma langue sur les lèvres ce qui l'excite.

Il se rue sur moi et enchaine une fin de journée mémorable.

- Pourquoi gâcher par des mots inutiles la magie des choses qui n'ont pas besoin de se dire ?

Ses mots résonnent dans ma tête. Je me sens confiante avec lui. Il m'embrasse et je me laisse faire.

- Dakota...

Je joue avec ses cheveux et je me frotte à lui. Il soupire de soulagement puis il continue ce qu'il allait me dire.

- J'ai besoin de toi. J'ai envie de toi.

Je m'arrête net face à ses mots. Je n'étais pas prête à ça. Je ne pensais pas que... Un sourire vient se plaquer sur les lèvres. Je lui contourne son visage avec mes doigts puis je colle mon front contre le sien.

D'un geste, je lui fais comprendre que c'est la même chose pour moi. Puis une profonde excitation et envie nous prend.

Enchainés par des pirouettes sans fin, je me laisse bercer.

Finalement, je me suis peut-être trompée. En plus d'être une machine à conneries, Cade est une machine à aimer.

100% Photographe - TOME 1Des histoires addictives. Découvrez maintenant