J'attacha mes cheveux bourrés de noeud en une queue de cheval.
Je m'arrêta quand je me vis dans le miroir. J'étais là devant ce miroir, mon reflet m'envoyant une image de moi brisée, triste, désespérée, blessée. Je me mordais la joue, pour ne pas lâcher une larme pour cette ordure. Je n'attends même pas d'explication.
Je pris ma valise d'une main, prit la trousse de l'autre. Je descendis les escaliers en vitesse, Antoine était entrain d'enlever les couches de vêtements qu'ils avait sur lui, et je savais très bien l'idée qu'il avait en tête.
Je comptais, ni gueulé, ni me prendre la tête avec lui.
-Je parlerais pas du contenu de la poubelle.
Je jeta la trousse à ses pieds, et claqua la porte derrière moi. Il était resté là planter, sans rien dire. Sans me retenir, putain qu'est ce que ça m'a fait mal.
Tout c'était finit sans qu'un jour on est pu se dire « je t'aime », sans qu'il m'appelle « mon coeur ». On a jamais exposé notre amour, comme si pour lui tout ça n'était qu'un jeu de baise.
J'étais dehors, dans une rue, dans un quartier, dans une ville, dans un pays, dans mon monde qui m'était à présent inconnu. Je cherchais tant bien que mal sur mon téléphone une ligne de bus amenant à l'aéroport.
L'aéroport devait être à 1 heure de route en bus, j'avais envie de partir le plus vite possible de cette ville qui me faisait penser à lui.
Après quelques minutes de marche, je m'installa à cet arrêt. Cet arrêt, un simple arrêt de bus mais c'était surtout l'arrêt de ma relation avec Antoine.
J'étais adossé contre la fenêtre du bus, la tête regardant les quelques lumières qui défilé. Je passais ma playlist que j'avais nommé nom pour nom « dépression ». Je ne comprendrais donc jamais pourquoi, quand on est triste on essaye de se le rendre encore plus à travers la musique.
Appuyé contre cette vitre, c'est là que je pris conscience de tout, c'est là que cette foutu larme coula sur mon visage.
Je m'en veux d'y avoir cru. Mais jamais je n'oserais tourné cette page.
À cette heure ci, rien ni personne ne pourra me remonté le moral. Si une voiture me foncé dessus, je ne me décalerai même pas pour l'éviter.
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Croisière - Antoine Griezmann
FanficOn fait tous des erreurs. La mienne s'appelle Antoine Griezmann.