Chap. 6 Sentiment

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Heyyyyy ! Voici le chapitre six point de vue Kagami ! Le pauvre petit ne comprend plus rien à sa tête, bref, bonne lecture !
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Chap. 6 Sentiment

[Kagami]
  Bien qu'on voyait des cendres dans son regard, bien que ces iris soient éteints, que cette flamme était réduite à rien, je trouvais de la beauté, et une sorte de bestialité plus qu'attirante. Je ne comprenais pas ce sentiment, ou plutôt avais-je peur de le comprendre. De l'amour ? Je l'avais dit... Mais n'était-ce pas singulier ? N'était-ce pas que de la fascination comme je m'efforçais de le croire et de le répéter inlassablement ?
  Ce ne fut ni exceptionnel, ni passionnant : je m'attendais à cela de toutes manières, Teiko gagna sur le score de 111 à 11, ou plutôt à 9, le pivot ayant volontairement faussé les points en marquant contre son camp.
  Je ne vis pas un point levé à la fin, recevant un regard d'Aomine, fade mais inquiet. À nouveau, ce sentiment me heurta violemment. Je compris qu'il fallait que je le rejoigne, j'acquiesçai donc légèrement avant de descendre des gradins.
  Dans le hall, je remarquai un bon nombre de journalistes, ce qui m'arracha un soupir. Je pris une canette dans le distributeur et m'adossai à un mur. Teiko fit son apparition.
  Agacé, mon grand frère esquivait les questions, lançant de regards mauvais aux paparazzis. Il m'aperçut et à nouveau, une sorte d'inquiétude sembla l'emplir. Mon nom se dessina sur ses lèvres, m'arrachant un frisson. J'achetai une seconde boisson pour lui et attendis la fin de l'interview à laquelle il coupa court au bout d'une dizaine de minutes.
  Suivi par deux ou trois obstinés, le tanné s'approcha de moi et passa un bras autour de mon cou. Il saisit la canette que je lui tendais et me remercia du regard. Cela faisait longtemps qu'il ne s'était pas montré un peu proche de moi. Nous sortîmes du gymnase et marchâmes sans échanger mot. Puis il s'écarta, un peu et lança le morceau d'aluminium dans une poubelle.
  Puis il partit, me lançant un ultime regard, froid et distant. Mon cœur se brisa sur le coup et des larmes affluèrent vers mes yeux. Oui j'avais mal, comme jamais. Je n'eus pas le courage de rentrer chez moi, mais me rendis au terrain. Prostré dans un coin, je laissai libre court à mes larmes. Je l'aimais. Maintenant j'en étais sûr.
  Pourquoi est-ce que cela devait faire mal ? Pourquoi autant ? N'était-ce pas censé être beau d'aimer ? Mais c'était ridicule ! Pourquoi n'était-ce pas que de l'admiration comme avant ? Pourquoi tout avait dû changé ? Pourquoi avait-il fallu que je m'amourache de cet homme qui délaissait la vie ? Et enfin pourquoi ne me voyait-il plus ?
  Le douleur n'était pas physique, cependant, j'avais l'impression qu'elle me dévorait de l'intérieur, rongeait mes os et s'abreuvait de mon sang. Je crois que je faillis me réfugier dans la haine et la colère, mais j'étais trop faible pour cela. Alors je tentai de me calmer, de reprendre une respiration lente, d'arrêter de pleurer.
  Je devrais bien finir par accepter...
  "Kagamin, c'est toi ?
-Momoi ?!
-Kagamin, ça va ?!"
La jeune fille s'avança et me prit dans ses bras.
"Pourquoi tu pleurais ?
-C'est Aomine... Y a plus de Aomine... Je le déteste. Je ne le connais plus.
-Dis pas ça..."
Je ne mentais pas, mais en même temps je l'aimais.
"Il me manque, soufflai-je. Mon Aomine me manque...
-Je sais, à moi aussi."
Elle se mit à pleurer.

  Je ne le vis pas pendant les vacances. D'après Momoi, il ne sortirait pas de chez lui, profitant de l'absence de ses parents pour ne rien faire. Mais je me disais qu'avec le lycée tout allait changer... L'espoir brillait. Surtout depuis que j'avais appris que la génération des miracles serait séparée en différents lycées. Aomine serait à l'académie Tōō avec sa meilleure amie. J'avais hâte de le revoir. Il ne fallait juste pas que je rêve non plus, peut-être rêvai-je... Les fausses idées étaient mal reçues.
  Je n'eus de nouvelles de lui que le jour de la rentrée. Il m'attendait sur le terrain.
"Je sais, me devança-t-il, tu m'en veux de pas être venu plus tôt... Ma seule excuse est d'avoir eu la flemme de bouger, mais je t'ai pas oublié... Ça s'est bien passé ta rentrée ?
-Mm... Ouais. Et toi ?"
Il soupira.
"Je sais pas si on peut dire ça... J'ai rencontré ma nouvelle équipe.
-Et alors ? Ils sont bons ?
-Non."
Mes lèvres formèrent un petit « o » de surprise.
"Aomine...
-Mais je m'y attendais. Par contre, j'ai une mauvaise nouvelle pour toi.
-Encore ?
-Je compte arrêter de t'entraîner.
-Non ! m'exclamai-je. Tu peux pas me faire ça ! Je supporte déjà tous tes changements intempestifs ! Mais là j'en peux plus !
-Attend, laisse-moi finir.
-Nan mais tu te fous de ma gueule ?! Comment peux-tu rester calme en m'annonçant ça ?!
-Laisse-moi parler.
-Nan, j'en ai marre ! Je veux pas t'entendre !"
Il soupira à nouveau et posa une main sur le haut de ma tête, presque brutalement, puis il s'abaissa à ma hauteur et approcha son visage du mien. Je me mis à rougir, très légèrement. Ses lèvres face aux miennes, sa peau basanée, ses yeux océaniques, mettaient mon corps dans un état d'ébullition total. Je tentai de masquer cela en détournant le regard, mais mon ami tiqua, agacé. Je relevai mes iris, prenant un air colérique.
  "Écoute-moi Kagami.
-Non.
-N'agis pas comme un gamin, s'énerva-t-il.
-Je veux pas savoir ce que tu vas dire parce que je sais que ça va me faire mal.
-Nan... J'ai parlé trop vite... Je voudrais pas te faire mal..."
Il semblait si sincère.
  Je me blottis contre lui, collant ma tête contre son cœur. Je me sentais si bien comme ça, à ma place.
"Je jouerai plus contre toi. Mais je t'entraînerai.
-Sans jouer ?!
-Ouais... Tu progresseras peut- encore plus vite comme ça.
-Mais j'aime jouer contre toi ! Et puis, comment je pourrais te battre si tu me laisses même pas t'affronter ?
-Parfois tu pourras. Mais me battre... Je suis le meilleur."
Je souris.
"Je sais," soufflai-je.
  Son odeur m'emplissait les poumons, agréablement.
"Aomine...
-Ow gamin...
-J'ai l'impression de te perdre.
-Je sais. J'ai l'impression de m'être déjà perdu depuis longtemps.
-Non... C'était tellement bien il y a deux ans... Tu te rappelles ? Quand tu souriais en jouant ? tentai-je.
-Arrête. Je sais très bien comment j'étais ! Moi aussi je préférais avant ! Mais c'est comme ça, je peux pas régresser !
-Je voulais pas dire ça...
-Je déteste le basket. C'est tout."
Cela me fit encore plus mal que s'il m'avait dit qu'il me haïssait.
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Ah là là... Aomine est vraiment un enfoiré, non ? Et Kagami qui commence très visiblement à le regarder différemment... Rendez-vous demain pour un chapitre croustillant côté embrouilles et sentiments de notre petit tigre ! Kagamine

Qu'un gaminDes histoires addictives. Découvrez maintenant