Heyyy ! Et voici le chapitre suivant ! J'espère que ça vous plaira ! Bonne lecture !
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Chap. 11 Titulaire
[Kagami]
"Aomine ! Je suis remplaçant !
-Déjà ?
-Oui, l'entraîneur me l'a dit dès le deuxième jour. Il m'a dit que j'avais un grand potentiel, souris-je.
-Je sais, ça se voit quand tu joues : tu peux faire beaucoup mieux, t'as quelque chose que tout le monde a pas. Je pense qu'entre joueurs ça se sent. Quand je croisais un très bon joueur avant, je sentais une sorte de tension. Maintenant c'est beaucoup moins fort, je les reconnais, mais y a plus rien. Plus de frissons, plus d'excitation. Mais c'est bien que tu sois titulaire. T'es le seul premier année ?
-Remplaçant ? oui pour le moment. Demain je commence les entraînements avec les titulaires !"
L'adolescent me sourit tristement : c'était à la fois de bons et de mauvais souvenirs pour lui, pas facile en tous cas.
J'étais heureux. Ce qui aurait le plus de valeur à mes yeux, ce serait que le basané me reconnaisse vraiment comme un bon joueur, et qu'il soit fier de moi. Je ne demandais pas grand chose...
"Ton premier match, ce sera quand ?
-Dans deux semaines, répondis-je avec entrain. Tu viendras ?
-Ouais, même si j'ai match. Je veux pas rater ça. Le premier, c'est important. Je veux voir un peu à quel point tu es bon et comment tu es en situation de match. C'est ton premier en plus. Tu as peux de temps pour t'habituer à tes nouveaux coéquipiers... Mais tu ne joueras sans doute pas les quarante minutes, faut que tu t'y attendes.
-Oui, on me l'a dit. L'ailier fort me l'a dit. Il me déteste déjà."
Le tanné se mit à dribbler, me faisant signe de ne pas le déranger. Ses gestes étaient presque acrobatiques, magnifiques.
"C'est normal. Tu es ailier fort. Il a peur de perdre sa place. C'est un troisième année ?
-Deuxième.
-Raison de plus, assura le grand as en lançant la balle derrière son dos. Il risque d'essayer de t'intimider. Te laisse pas faire. Par contre, s'il se montre trop... entreprenant, préviens-moi, j'irais lui remettre les idées en place.
-Aomine...
-D'ailleurs pas que lui, si quelqu'un t'embête un peu trop tu me préviens."
Il me lança un regard protecteur en marquant une nouvelle fois.
"Je sais me défendre, je suis pas un bébé.
-Je dis pas le contraire, je dis juste que je serai toujours là."
Mon regard le suivait, admiratif.
"Il s'appelle comment ?
-C'est le petit frère de Haizaki, Ryu.
-Fais très attention, assura le scoreur.
-Je sais me battre.
-Essaie de ne pas avoir à le montrer."
Je hochai la tête et me levai du banc pour jouer moi aussi.
"Va ramasser.
-C'est ta balle, tu vas la chercher.
-J'ai dit, va la chercher !
-Tch.
-Oi Kagami, viens ! héla mon capitaine. Je vais t'entraîner aux trois points.
-J'arrive."
Haizaki me lança un regard mauvais ; je lui offris un grand sourire narquois.
"Viens, je voulais te parler. C'est à propos de Haizaki, fais attention...
-J'vais pas faire ramasse-balle non plus !
-Je dis pas ça ! cria le brun. Mais ne le provoque pas, ignore-le."
J'opinai.
"Je pense qu'il ne sera plus titulaire longtemps si tu progresses vite. T'as un gros potentiel. Je pense que l'entraîneur a envie de vous comparer lors du match de samedi, faudra assurer. Mais te mets pas la pression."
Plus le match approchait, plus j'étais surexcité. Je serai le meilleur. Pour moi. Pour Aomine.
"Oi concentre-toi bien."
Je m'y remis, fermant les yeux un instant pour laisser ma tête se vider. C'était Aomine qui m'avait appris à canaliser quelque peu mon énergie et à réfléchir plus rapidement, plus calmement.
Mes gestes se précisèrent, mes sens s'affûtèrent, un sourire se dessina sur mes lèvres. Je ne voyais qu'à peine mes adversaires, obnubilé par le ballon. J'étais heureux. Je marquai, évitant du mieux que je pouvais les autres joueurs. Je jonglais entre crossovers et passes avec mes coéquipiers. J'aimais ce jeu que le métis m'avait aidé à forger.
Je n'avais pas dormi de la nuit, à la fois stressé et excité, mais une fois sur le terrain, l'amour du jeu avait pris le pas sur la fatigue. J'essayais de jouer mon basket ; c'était le plus important.
Je sortis à la fin première mi-temps. Haizaki me remplaça - quoique ce fut toujours lui le titulaire. Je restais concentré, prêt à rentrer. Ce ne fut pas le cas. Le coach me sourit.
"Je ne pensais pas que tu jouerais comme ça dès ton premier match. C'est bien."
À la sortie du gymnase, je remarquai que le tanné m'attendait. Il me fit signe de le rejoindre. Une main se posa sur une de mes épaules et la serra gentiment.
"T'as bien joué. Mais tu peux faire beaucoup mieux. Avec moi, je ne sais pas si tu t'en rends compte, mais ton jeu est beaucoup plus recherché.
-À ce point ?
-T'es pas trop fatigué ? ignora le hâlé.
-Non, ça va.
-Suis-moi."
Je saluai mon équipe et obéis à l'as de Tōō.
Nous nous retrouvâmes sur un terrain, ce qui ne m'étonna pas vraiment.
"Joue contre moi. Je veux que tu donnes tout comme si c'était la dernière fois.
-Pourquoi tu dis ça ? C'est pas fini, pas vrai ? craignis-je.
-Nan. Sauf si je suis déçu. Alors joue."
Cela faisait presque deux ans que je ne l'avais pas affronter en un-contre-un ; cela me fit bizarre.
Une vague d'anxiété me submergea un instant : et si je n'étais pas à la hauteur ?
"Ne pense pas."
Il avait raison.
Je m'écroulai. Le visage face au sol, je fixais le béton contre lequel je m'étais écorché les genoux. Les larmes perlaient sur mon visage, mais, par fierté, je les chassais du revers d'une main salie par le ballon. Mon corps entier tremblait.
Au-dessus de moi, le son régulier d'un ballon heurtant tour à tour sol et mains ; je sentais un regard peser sur moi, loin d'être méprisant, mais empli de pitié. Un bon joueur ne regarde pas le sol, n'est-ce pas ? Alors malgré mes jambes flageolantes, je me redressai et plantai mes iris dans deux abysses océaniques sans fond.
"Alors comme ça tu n'abandonnes pas ?
-Je jouerai jusqu'à ne plus pouvoir bouger s'il le faut.
-C'est bien. Mais je n'irai pas jusque là. Je te ramène chez toi. En bus."
J'opinai et le laissai passer un bras sous mes épaules.
"J'ai assez bien joué ?"
Il était impossible que le jeune homme n'ait pas remarqué la crainte dans ma voix oscillante ; il ne réagit cependant pas, se contentant de m'aider à marcher.
"Dis Aomine, c'était pas la dernière fois qu'on jouait ? Répond-moi..."
Son silence voulait tout dire ; les larmes ne demandaient qu'à affluer sur mes joues, mais je me refusais obstinément ce laisser-aller, n'acceptant pas le fait que mon frère puisse me voir si démuni. Je ne voulais pas lui infliger cette facette de moi qu'il ne devrait pas connaître, cette faiblesse infantile qu'il m'avait déjà reprochée auparavant.
"Aomine...
-Tu ne joueras jamais assez bien."
À nouveau, je laissai mon visage tomber vers le sol.
"Alors c'est fini ?" compris-je tristement.
Agacé de ne recevoir aucune véritable réponse, je m'écartai brutalement de mon ami pour lui faire face. Mes yeux rougis devaient lui paraître ridicules, mais tant pis, je n'avais plus rien à perdre. Je plaquai mes mains sur ses joues et accolai puissamment nos fronts.
"Dis-moi. Si c'est fini, dis-le.
-Non, bien sûr que non. Mais je ne jouerai plus avec toi. Et on se verra peut-être encore moins.
-Pourquoi ?
-Le basket me soûle de plus en plus. Être le meilleur c'était un rêve, maintenant, c'est une plaie."
Je ne pus plus me retenir.
Ces gouttes acides sillonnaient mes joues, sans retenue. La douleur débordait de moi. Je reçus un baiser sur le front et sentis un menton se déposer sur le haut de mon crâne.
"Ce n'est pas contre toi. Justement, si j'ai continué si longtemps, c'est pour toi. Mais maintenant c'est trop. J'en peux plus. Alors si tu pense pouvoir me battre un jour, progresse vite, car t'attendre comme tu me l'as demandé est beaucoup plus dur que ce que tu peux imaginer. Le basket ne me fait plus vivre.
-Aomine... tu peux pas dire ça...
-Tu veux pas l'entendre. Je m'y suis fait tu sais. Je n'irai pas jusqu'à dire que je le vis bien, mais je le vis moins mal qu'avant... tant qu'il n'y a pas de basket.
-Je déteste te voir comme ça... Je déteste ça !"
Il me serra contre lui, calant ses mains dans mon dos ; je fis de même, allant jusqu'à broyer son corps.
"Moi aussi je déteste ça."
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Le pauvre Kagami ne peut définitivement rien faire... Mais Kagami grandit, bientôt il ira au lycée... Là il aura peut-être la force de changer quelque chose... Rendez-vous demain pour savoir comment se passeront les derniers jours du collège de notre petit américain. Et ses sentiments, ceux d'un jeune adolescent commencent à avoir vraiment du mal à se tenir... Bye, Kagamine
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Qu'un gamin
FanfictionAokaga ! Et si Kagami était plus jeune ? S'il avait rencontré Aomine à 10 ans ? Si celui-ci l'avait entraîné ? Un petit Aokaga dans la tête d'un petit Kagami amoureux et d'un Aomine en pleine dépression... Bref j'espère que ça vous plaira, bonne le...
