Et voilà le chapitre suivant ! Pas forcément très heureux, quoique ça dépende du point de vue... Bonne lecture !
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Chap. 17 Désolé
[Kagami]
J'avais craqué... La boule avait explosé en moi, avait inondé mon corps jusqu'à mes doigts tremblants, les forçant à agir contre tout bon-sens, à lutter contre cette barrière que j'avais moi-même construite pour me protéger, pour oublier. J'étais comme noyé dans cette vague trop longtemps retenue ; l'écluse s'était ouverte, le flot se déversait en moi.
Mon dieu... Pourquoi avais-je tout laissé revenir ? Pourquoi le feu n'était-il pas éteint ? Tout était resté pendant trois ans, enfoui, englouti au fond de moi.
Je suffoquais ; l'air commençait à manquer.
"Aomine..."
Ça m'énervait...
Désolé, Ryo, mais je ne peux lutter contre cette flamme ardente consumant mon être. Et je sais bien qu'elle est loin de s'éteindre.
Je fermai les yeux pour tenter de chasser ses idées de mon crâne, mais cela ne fit qu'amplifier ce désir interdit. Une certaine excitation naissait en moi, et il m'était impossible de la réfréner.
Mon téléphone sonna. Je ne pouvait pas décrocher... mais si je ne le faisais pas, il se douterait de quelque chose... J'étais acculé.
"Oui ?
-Kagami, pourquoi tu t'es barré ? s'étonna le basané d'une voix calme, humaine, qui m'arracha un frisson.
-Je... Aomine... Je sais pas ce qui m'a prit...
-T'avais pas besoin de partir. Tu sais, c'est pas grave... Tu m'as battu. C'est tout ce qui compte."
Sa voix s'était mise à trembler.
"Tu pleures ?! m'exclamai-je, surpris.
-Ouais... qui l'aurait cru ? Mais je suis resté un gamin au fond... Je peux pas passer chez toi ?
-Je-ouais. Viens," soufflai-je sourdement.
Tendais-je la corde à mon bourreau ? consciemment ? volontairement ?
Et la simple idée de le voir encore m'arracha un sourire incontrôlable.
J'ouvris mécaniquement la porte, une sueur invisible se déversant de mes tempes.
"Y a qu'à toi que je puisse parler, Kagami. Si tu me comprends...
-Entre, et dis pas de conneries."
Il m'obéit, retirant docilement ses chaussures. Nous nous installâmes sur le canapé.
Il soupira, son âme semblant s'évader de sa bouche.
"Je pensais pas que je perdrais... Mais je pense que je suis... content. Surtout que ça soit toi.
-Pourquoi ?
-L'élève a battu le maître, non ? sourit-il. Mais le plus important, ce n'est pas la défaite. En voyant tous les autres perdre, j'ai cru que c'était ça... Je m'étais trompé. Car même si tu avais perdu, après un tel match, je pense que ça m'aurait remis quelques idées en place. La défaite signifie arrêter de jouer. Et je ne voulais pas. Ne pas contrôler la fin du match, ne pas maîtriser son adversaire, c'est ça le plus dur."
Il soupira à nouveau.
"Je dois te dire... Merci."
Il me prit dans ses bras.
Sa chaleur m'entoura, son odeur m'inonda. Je cachai mon nez dans le creux de son cou.
"Kagami...
-Tu m'avais manqué..."
Je pleurai presque.
Mon téléphone sonna, encore.
"Ryo ?
-On se voit ce soir ? J'ai envie de passer un bonne soirée... devant un film... dans ta chambre... Hm ?"
Un sourire carnassier se peignit sur les lèvres du tanné ; je rougis.
"Je suis désolé, ce soir je peux pas..."
Les yeux de mon ami s'exorbitèrent, puis il secoua négativement la tête.
"Fais pas ça pour moi, Kagami, souffla-t-il, très bas.
-Reste dormir, lui répondis-je. Ouais nan Ryo, désolé. On se voit demain ?
-Oui... dommage. Je t'aime, mon Taiga.
-Moi aussi.
-Dis-le, implora le brun.
-Je t'aime. À demain."
Mais lui mentais-je ?
Aomine me regarda bizarrement, comme s'il ne s'attendait pas à ce que j'annonce mes sentiments, des sentiments.
"Tu l'aimes vraiment ?
-Pourquoi ?
-T'avais pas l'air convaincu."
Bien sûr que je ne l'étais pas.
"Ah...
-C'est ce que je me disais."
Il laissa un petit rire lui échapper, tandis que je me ratatinais sur moi-même, honteux.
Le hâlé se calma rapidement.
"Oh, j'ai pas de leçons à te donner sur le sujet, je suis pas un exemple de fidélité et de durabilité... Ce qui me dérange, c'est plutôt que tu aies refusé qu'il vienne pour moi.
-Reste dormir.
-Ça t'apportera quoi ? s'étonna le métis.
-Du bien.
-Je reste alors."
Je lui souris et me levai pour préparer le dîner.
"Je peux t'emprunter ta douche ?
-Ouais, y a des serviettes dans le meuble sous l'évier."
Il me remercia rapidement et disparut dans le petit couloir.
J'imaginais son corps sous l'eau... Mes joues se colorèrent... Mon esprit s'égara.
"Mais ça m'a l'air pas mal tout ça..."
Je bondis de peur, manquant de m'embrocher la main.
"Ow tout doux chaton."
Pourquoi ? Pourquoi ce surnom ? Et surtout pourquoi cette tenue ?!
Le linge blanc ne couvrait qu'une infime partie de son corps, la fente remontant jusqu'au haut d'une de ses cuisses musclées. Et son torse parcourut par quelques gouttes d'eau. Sa beauté, la finesse de son corps et la sensualité de ses courbes...
Je détournai la tête.
"Tu peux prendre des vêtements dans l'armoire de ma chambre.
-Kagami...
-Écoute, je suis gay ! Donc là... c'est presque de la provocation..."
L'homme rit, se dirigeant vers ma chambre.
"Pourquoi, je suis magnifique ?"
Puis il revint, avec mes vêtements.
Un jogging noir et un sweat rouge dans lequel il cacha son nez, c'était simple, mais efficace.
"Tu me trouves beau ?"
Je rougis.
"Sexy ?
-Arrête..."
Il disparut de mon champ de vision, me stressant un peu plus.
Une main passa à côté de mon bras, pour tremper un doigt dans la sauce. Puis celui-ci vint à la bouche du jeune adulte dont la tête venait d'apparaître proche de la mienne.
"Pas mal... On passe bientôt à table ?"
Incapable de dire mot, je me contentai d'acquiescer.
Merde...
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Quel provocateur, cet Aomine ! Je trouve que ça lui va plutôt bien ! Le prochain chapitre sera du point de vue d'Aomine qui sera tout troublé et ne comprendra pas ses agissements... À demain ! Kagamine
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Qu'un gamin
FanfictionAokaga ! Et si Kagami était plus jeune ? S'il avait rencontré Aomine à 10 ans ? Si celui-ci l'avait entraîné ? Un petit Aokaga dans la tête d'un petit Kagami amoureux et d'un Aomine en pleine dépression... Bref j'espère que ça vous plaira, bonne le...
