Lundi 20 décembre 2010« Tu viendras, tu viendras, je t'aime,
Ce sera beau ! ...
Tu viendras, n'est-ce pas ? et même... »
Lise Nina Madeleine Beaumont,
Je voulais me contenter de ce poème pour cette lettre mais je n'ai pas pu m'y résoudre. Tu mérites mieux que la citation d'un poète mort et tu mérites sans doute mieux encore que cette lettre écrite au bord d'une station de ski française. Mais à l'heure où tu la liras, je serai dans un avion, pour te voir.
Il t'a fallu six mois pour me pardonner et je suis certain qu'il t'en aurait fallu d'avantage mais le temps joue contre moi et tu le sais.
Chaque jour de décembre, je t'ai donné une bonne raison de m'aimer mais tu les as repoussées avec ton silence, les appels en absence et ce vide abyssal qui m'habite depuis que tu n'es plus. Là.
Et pourtant, tu es partout. Ton absence fait aussi mal que ta présence. Ca doit être ça l'amour. Mais l'amour, je ne veux le connaître qu'avec toi.
Tu dis que ça va gâcher notre amitié mais avons-nous été amis un jour ou rien que des amants maudits qui avaient peur ? Alors, je vais prendre l'avion pour te rejoindre.
C'est peut-être notre chance, Lise.
Cet après-midi, je serai avec toi donc s'il te plait, laisse une chance à notre amour. Et je sais que je suis malade et que tu as peur mais quoiqu'il arrive, à la fin, il y a toujours la mort. La mienne avant la tienne – Certes. Rapide et douloureuse. Mais amie ou amante, tu seras là. Ne veux-tu pas être celle qui m'éteindra une dernière fois alors que je rendrai mon dernier souffle ?
Moi, je ne veux que toi. Depuis toujours, peut-être. Et soyons réalistes : Je n'aimerai jamais plus. Et si tu n'as pas été la première, j'aimerai que tu sois la dernière. Confrontons nos corps une dernière fois, laisse-moi t'offrir les dernières années de ma vie et l'amour que tu mérites.
Je te soufflerai assez de force pour tenir encore des années sur Terre avant que tu ne me rejoignes. Et alors, l'Enfer se transformera en Paradis car tu seras à mes côtés.
Je n'ai pas peur de la mort. J'ai surtout craint ma vie.
Toujours, j'ai eu peur de me tromper, de tomber, de ne pas me relever.
C'est arrivé.
Seulement, tu étais là. Et si je t'ai sauvé la vie quelques fois, tu sauves la mienne chaque jour depuis que tu es entrée dans ma vie un certain matin de Juin 87.
Qui aurait pu croire que vingt-trois ans plus tard, on en serait là ? Aucune de nous n'aurait pu espérer une amitié si longue donc allons-y, parions sur cette histoire d'amour qui n'atteindra jamais le nombre de ces années.
Je t'aimerai éternellement,
Nikolaas.
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... et t'attendre à Noël
Romance25 chapitres, 25 jours, 25 lettres. C'est le temps qu'ont Klaas et Lise pour s'aimer. A moins que...