Les voyages interminables à l'hôpital, Samantha « Sam » Collins connaît ça sur le bout des doigts. À la suite d'une greffe, elle voit sa vie bouleversée. Entre convalescence, traitements et rééducations, elle se retrouve à suivre les recommandations...
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Au moment où ses doigts glissent sur mon intimité, je sens un frisson me traverser la colonne vertébrale. Ses yeux ne quittent pas les miennes quand ses doigts commencent à bouger lentement. Mes lèvres s'en trouvent pour y laisser échapper ma respiration saccadée. Mon coeur bat si fort dans ma cage thoracique que mes battements résonnent jusqu'à mes oreilles. Je me suis jamais senti aussi vivante qu'en cet instant.
Il me caresse d'une manière si douce que ça en devient de la torture. Pourquoi de simples caresses peuvent-elles être si incroyables? Je ferme les yeux pour savourer chacune des nouvelles sensations que je découvre. Je sens ses lèvres chaudes s'aventurer dans le creux de mon cou. Il mordille légèrement la peau de cette dernière, ce qui me fait frémir. Des soupirs d'aise affluent de ma gorge lorsque ses gestes deviennent plus rapides.
Ses doigts trouvent un endroit qui m'envoie des frissons dans tout le corps. Avant que je puisse m'en rendre compte, une vague de plaisir me submerge. Mon dos s'arc-boute contre le matelas alors que des gémissements s'échappent de mes lèvres.
Revenant doucement à la réalité, je découvre que sa main a déjà disparu. Tout mon corps semble endolori. Je me sens à la fois gêné et détendu.
Lorsque mes yeux se reposent sur Allen, un sourire victorieux est dessiné ses lèvres. Sa main, initialement plus bas il y a quelques minutes, est maintenant posé sur le bas de mon ventre. Il vient déposer un léger baiser sur mes lèvres avant de se repositionner à califourchon sur moi. Il descend et ses lèvres viennent embrasser la peau apparente entre mon short et mon haut. Mes mains continuent d'emprisonner la laine de mon gilet alors que mes lèvres se pincent entre elles. Ce sont des simples baisers mais personne ne m'avait toucher de cette façon. Et ses lèvres sont si incroyables sur ma peau que j'ai l'impression qu'elles laissent des traces indélébiles à chacun de leur passage.
Lorsque ses doigts relèvent lentement le tissu de mon tee-shirt, tous mes sens sont en alerte. Mon alarme interne me crie de tout stopper. Mes mains se posent sur celles d'Allen, les arrêtant dans leurs lancées. Intrigué, Allen relève les yeux vers moi. Je déglutis en voyant que ses pupilles sont toujours toutes aussi dilatées que tout à l'heure.
Je secoue hystériquement la tête en le regardant.
— Non, je... Je ne peux pas, dis-je nerveusement.
Sentant les larmes me monter aux yeux, je pose mes mains dessus pour cacher mon visage.
— Hey..., souffle-t-il en attrapant mes mains pour les repousser de devant mon visage.
Le désir a laissé place à une tendresse que l'on peut lire même dans ses beaux yeux bleus.
Ses mains tenant toujours les miennes, il reprend :
— Tu n'as pas à la cacher devant moi. N'ai pas honte d'elle.
— Mais...
— Laisse-moi terminer, me coupe-t-il.
Son autorité naturelle refait surface.
— Je disais : tu n'as pas à la cacher avec moi. Mais, accentue-t-il ce mot, jamais je t'obligerais à me la montrer. Tu le feras quand tu te sentiras prête et uniquement à ce moment-là.
Sans le savoir, les mots qu'il a prononcés sont exactement ceux que j'avais besoin d'entendre en cet instant. Le poids sur mes épaules s'évapore en quelques secondes pour laisser place à une sensation que je ne pourrais décrire.
Tandis que je me contente d'acquiescer en souriant, il remonte pour se remettre à ma hauteur. Son corps retombe à côté de moi et je ressens immédiatement une sensation de froid.
Allongés sur le dos, on contemple silencieusement le plafond.
— Personne ne t'a jamais touché avant?
Quoi?
Lorsque je pivote ma tête dans sa direction, je vois qu'il est déjà en train d'observer ma réaction.
— Quoi?
Je suis sure que si je me regarde dans un miroir, je pourrais voir à quel point mon visage à virer au rouge vif. Amusé, il se contente de hausser les épaules en souriant de ma gêne.
— Tu peux me le dire, tu sais. J'étais en train de te faire crier il y a à peine dix minutes, on peut dire qu'on est intime maintenant.
Mes yeux s'écarquillent et ma bouche s'ouvre en grand suite à sa phrase déplacée. Je me redresse et attrape un coussin pour lui rejeter en pleine figure.
— Oh !, s'écrie-t-il.
— Déjà, tu m'as pas fait « crier ». Ne te prends pas pour je ne sais pas quoi non plus, rigolé-je avant d'enchainer : mais, même si ce n'est pas une question qui se pose, je vais te répondre. Alors non, personne ne m'a jamais touché avant aujourd'hui.
Il se mord la lèvre inférieure en acquiesçant.
Mon dos heurte de nouveau le matelas. Sentant la gêne me gagner, je ne sais pas trop comment me comporter. Je sens toujours son regard posé sur moi et en cet instant, ma seule envie est de le fuir. Je me tourne sur le côté afin d'être dos à lui. Mes yeux se fixent sur la porte-fenêtre tandis que je me concentre sur les battements irréguliers de mon coeur.
Sans un bruit, Allen vient enrouler un bras autour de moi. Un sourire se loge dans le coin de mes lèvres et mes doigts viennent caresser le dos de sa main tatouée. Prenant ça comme un signal, il vient coller son torse contre mon dos. Son souffle chaud s'abat sur ma nuque, me procurant la chair de poule.
Apaisé par les bras d'Allen, le sommeil met peu de temps à m'emporter.
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Les rayons du soleil qui traverse la vitre de la baie vitrée me sortent de mon sommeil. Un poids sur moi m'empêche de me redresser et il me faut quelques secondes avant de me souvenir qu'il s'agit d'Allen. Des brides des évènements de la veille me reviennent en mémoire et je sens déjà le rouge me monter aux joues. J'en reviens pas que je l'ai laissé me toucher de cette manière. C'était à la fois incroyable et inattendu. Repoussant doucement le corps d'Allen en essayant de ne pas le réveiller, je m'extirpe du lit en silence. Je ramasse mon gilet et le remet correctement en place avant de me diriger vers la sortie.
Je sors de la chambre en fermant doucement la porte pour éviter qu'elle ne grince.
— Sam, je peux savoir ce que tu faisais dans la chambre de mon frère?
Je me retourne en sursautant pour faire face à Lucy, les mains posées sur sa taille et ses yeux m'envoyant des éclairs.
Et merde.
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Salut mes petits loups !
Il y a 6 jours, je vous remerciais pour la barre des 2K que nous venions de passer et maintenant, je vous remercie déjà pour les 3K. 1000 vues en seulement 6 jours, je trouve ça complètement ouf. Alors, merci beaucoup. Vous savez pas à quel point ça me fait plaisir de voir que l'histoire vous plaît. 😭
Pour fêter ça, je voulais à tout prix sortir un chapitre aujourd'hui alors le voici. Il est plus petit que d'habitude mais au moins, il a le mérite d'être là.
D'ailleurs, j'en profite pour vous annoncer que ma seconde histoire sortira très bientôt. Je suis curieuse de savoir qui ira la lire? 🤔