Chapitre 9

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« L'amitié est le cliché vrai de l'amour

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« L'amitié est le cliché vrai de l'amour. » Pierre Léger

   ​Je m'étais assoupie encore dans l'avion direction Newey, mon esprit, entre rêve et réalité, vagabondant autour d'une seule chose, Drew Bays. Je venais à peine de le quitter qu'un élan de regret avait pris possession de mon humeur. On m'avait promis quarante-huit heures avec Drew Bays et je les avais échangées avec quelques heures avec sa famille. J'avais l'impression de ne pas avoir assez profité de lui et d'avoir gâché ma chance de l'impressionner en lui montrant ma personnalité aimante et généreuse. J'étais mitigée entre le bonheur d'avoir pu partager un moment privilégié dans son intimité, et le peu de temps effectif que j'avais passé en sa compagnie.

   Je n'étais pas pressée de rentrer. Je savais qu'Alex m'attendrait de pied ferme et qu'il comptait me faire la morale pour ne pas avoir répondu à ses innombrables appels après avoir disparu. Arrivée devant chez moi, je levai les yeux vers une fenêtre de la maison des Heisler et bingo, il était debout le visage fermé, il me fixait. Je soupirai et rentrai chez moi. Je n'attendis pas longtemps avant d'entendre la porte claquer. Je soupirai encore et me postai en face de lui. Je le regardai droit dans les yeux et pris cette expression qu'avaient les enfants qui savaient qu'ils allaient se faire gronder après avoir fait une bêtise. Je fis mine de m'essuyer une larme fictive ce qui me valut une petite claque amicale sur la joue.

- J'espère que tu t'es bien amusée à jouer l'inconsciente, me demanda-t-il ironiquement.
- C'était génial, répondis-je excitée par les images qui me revenaient en tête.

​   Cette fois-ci, c'est lui qui soupira. Je lui racontai toutes mes aventures en détails, sans me lasser. Après mon long récit, je lui demandai des nouvelles d'Ellyn. Il me fallut peu de temps pour comprendre que ma meilleure amie s'était invitée à passer la nuit chez moi le soir même. Le côté positif de cette initiative était que j'aurais l'occasion de partager mon histoire une énième fois avec Ellyn et qu'elle pourrait me raconter ce qu'il s'était passé avec Bryan lors de leur date improvisé.


   Ellyn arriva quelques heures après le départ d'Alex, à l'heure du dîner. C'est seulement à ce moment que je remarquai une feuille délicatement posée sur mon lit.

< Je sors avec des amis, ne m'attends pas. Maman >

​   Ma mère devait avoir oublié ce qu'était un SMS.

   ​Ellyn était étrangement silencieuse, ce qui était assez inhabituel pour être souligné. Elle était fuyante et semblait retenir un sentiment en elle. Je la connaissais assez pour savoir que ça n'allait pas durer, et l'atmosphère électrique et les mauvaises ondes que je recevais m'indiquaient qu'elle était au bord de l'explosion. 

- Qu'est-ce que t'as ? m'enquis-je perplexe.
- Qu'est-ce que j'ai ?! Tu oses me demander ce que j'ai alors que c'est toi qui me gâches la vie ! cria-t-elle.
- Quoi ? m'exclamai-je choquée par sa soudaine agressivité. Qu'est-ce que j'ai fait ?

STARFRIENDSHIP - RéviséDes histoires addictives. Découvrez maintenant