La journée de travail est finie, mais je ne rentre pas chez moi. Je suis sur le toit de mon atelier et je regarde cette ville. Elle est lumineuse ce soir, j'adore. Je baisse le regard sur mon paquet de cigarettes, j'hésite à en sortir une. Ça fait des mois que j'ai arrêtée, mais avec ce qu'il passe dans ma vie, j'hésite.
J'ouvre le paquet, je sors une cigarette et je la regarde. Je fouille dans mes poches, je n'ai pas de briquet. Je soupir en posant mon paquet sur le bord du toit, ça m'énerve.
-C'est peut-être ça que tu cherches ?
La voix d'Anna me fais me retourner, elle a un briquet dans les mains.
-Ouais, c'est ça, dis-je en m'avançant vers elle.
-Tu ne vas pas retomber dedans ?
-Quand je sais que ma mère fait une demande en appel pour une remise de peine, si, je veux retomber dedans.
-Ta mère a osée faire une demande en appel ?! Elle est sérieuse ?!
-Elle est très sérieuse.
Je réussis à récupérer le briquet et j'allume ma cigarette. Je tousse après avoir pris une taffe, j'avais oubliée que ces cigarettes étaient dégueulasse. Je l'écrase puis je regarde Anna.
-Je sais pourquoi j'ai arrêtée maintenant.
-Et ce n'est pas aujourd'hui que tu vas reprendre. Ta mère n'est pas une raison.
-C'en est une.
-Non.
Anna récupère mon paquet et le range dans sa poche. Elle me regarde de nouveau et elle me souris.
-Je ne veux pas que tu pourrisses les poumons à cause de l'autre garce. Et jamais elle ne te touchera parce qu'elle ne sortira jamais de sa cellule. Elle a commis un meurtre, devant témoin, elle n'a pas volé une pomme sur le marché.
-Tu sais que j'ai sortis la même phrase au directeur de la prison ?
-On est pas meilleures amies pour rien.
Elle me prends dans ses bras, elle me fait vraiment sourire. La pluie nous fait rentrer en courant, je récupère mes affaires et on y va.
-On va au pub ?
-Non, j'ai du boulot. Mais merci de proposer.
-Pense à sortir un peu Lucie.
-Quand j'aurais finie le costume de son altesse.
-OK. Tu m'appelles quand il est finit.
-Avec joie.
On va jusqu'à l'entrée, je lui fais un câlin et nous courons vers nos voitures. Je range les patrons dans mon coffre et je me dépêche de rentrer chez moi.
Fin de semaine, 27 février.
Mon week-end de repos est enfin arrivé, je suis déjà sur la route direction la côte. Dans moins de dix minutes, je pourrais me poser dans mon lit, ou aller sur la plage malgré le fait qu'on soit en février.
Et après dix minutes en plus de route, je suis enfin chez moi. J'ai achetée cette maison il y a un an, pour mes 23 ans et je l'adore. C'est un vrai havre de paix, je suis loin de tout le stresse de Londres et de mes créations. J'ai une confiance aveugle en Anna, je sais qu'elle va gérer.
Je retire mes chaussures quand je suis enfin dans la maison, ça fait du bien d'être ici. Je laisse ma valise dans l'entrée puis je vais tout ouvrir, la maison a besoin d'être aéré.
Une fois que tout est ouvert, je vais ranger mes affaires et je sors pour aller sur la plage depuis ma chambre. Je respire un grand coup, ça fait du bien. Je me sens déjà un peu mieux ici. Je rentre après avoir respirée profondément, je vais m'installer dans le canapé après avoir pris une bière et j'allume la télévision.
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