PDV de Draco
Je suis entré avec fracas dans l'infirmerie, ignorant les regards interloqué des patients. Je me suis dirigé vers le lit de Ginny. Potter était conscient, mais ne me prêtait aucune attention, ni à personne d'autre, d'ailleurs et Weasley était inconscient, des marques étranges sur tout le corps. Quand à Londubat et Luna, ils parlaient tranquillement entre eux. Ginny me jeta un regard désolé, mais je ne ressentait que de la colère pour la rousse.
— Tu as promis de la protéger, Weasley, ai-je craché, ignorant son tresaillement. Mais tu ne l'as pas fait.
— Je suis désolée, Dra…
— Non ! je l'interrompts. Tu as promis et tu as rompu ta promesse. Madame Pomfresh ne sait pas quand elle se réveillera, ni même si elle se réveillera.
— Je sais. Tu n'imagines pas à quel point je regrette de ne pas être allée avec elle…
— Non Weasley, je ne te parle pas de l'avoir laissé avec Potter, et pire avec Londubat. C'est à propos de comment tu l'as laissé avec eux, la permettant de se faire blesser aisément en essayant de protéger les deux personnes avec qui tu pensais qu'elle serait en sécurité ! grognais-je, bien que ma voix ait craqué.
— Je suis vraiment désolée, Draco, soupira Ginny.
Une larme solitaire dévala sa joue quand elle jeta un coup d'œil au lit à côté du sien sur lequel se trouvait le corps pâle et mou d'Hermione.
— Qu'est-ce qui lui est arrivé ? ai-je demandé en baissant la voix.
— Harry dit qu'un Mangemort lui a jeté un sort, qu'une flamme violette est apparue sur sa poitrine et qu'elle est tombée, d'un coup, marmonna Ginny.
— Non, ai-je haleté en tombant à genoux à côté du lit de Ginny.
— Draco ? Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Ginny, les yeux écarquillés alors qu'elle s'agenouillait à côté de moi.
— Cette flamme, j'en ai déjà entendu parler. C'est de la magie noire, presque aussi grave et dangereux que les sorts impardonnables. Il y a une forte possibilité qu'elle ne se réveille pas, car c'était pour la tuer, expliquai-je, des larmes commençant à couler de mes yeux.
Je me suis dirigé vers le lit d'Hermione et me suis agenouillé à côté d'elle, sans prendre la peine de fermer les rideaux ou de jeter un sort de silence. J'ai attrapé sa main froide et l'ai porté à mes lèvres.
— Je suis tellement, tellement désolé Hermione, sanglotai-je, ignorant le regard empli de pitié de Ginny.
Pour une fois, je me moquais qu'on me voit sans mon masque arrogant. Tout ce qui m'apportait, c'était la brune, immobile devant moi.
— Si j'avais été là pour t'aider, j'aurais peut-être pu te sauver. Mais j'ai été trop lâche pour faire quoi que ce soit. Tout ce à quoi je suis doué, c'est à te faire du mal, et ça me tue, moi aussi. S'il-te-plaît, réveille-toi Hermione. Je ne peux pas te perdre.
J'ai posé ma tête sur le bord du lit et j'ai attrapé sa main, sentant à peine son pouls faible et irrégulier. J'ai laissé échapper ce qui ressembler à un sanglot mélangé à un hurlement, mais rien ne pouvait ôter la culpabilité qui me traversait de toute part.
J'ai enroulé mes doigts autour des siens ; des sanglots plus forts s'échapperent de mes lèvres.
— Elle va se réveiller, je suis sûre qu'elle le fera, chuchota Ginny en s'agenouillant à côté de moi.
Je ne pouvais plus supporter la douleur émotionnelle ; tout devenait trop pour moi. J'ai passé mes bras autour de Ginny, sans me soucier de ma fierté ou de la grandeur de mon stupide nom parce que tout ce que ça m'a apporté, c'est mettre la seule personne qui se souciait de moi en danger. Ginny me serra dans ses bras et me tapota maladroitement le dos alors que je sanglotais contre son épaule, mes cris devenant plus forts et plus désespérés chaque seconde.
— Je l'aime trop, Ginny. Je ne peux pas la laisser mourir. Je ne peux pas la laisser partir ! gémis-je.
— Je sais, Draco. Je sais que tu l'aimes et qu'elle t'aime aussi. Même si aucun de vous deux ne l'avait réalisé, c'est quelque chose que je n'avais jamais vu avant. Et c'est comme ça que je sais qu'elle va se réveiller ; parce qu'elle t'aime trop pour te quitter, expliqua la Weasley.
— Comme toi et Potter. Tu te battras toujours à côté de lui, peu importe les conséquences. Parce que tu l'aimes et que l'amour casse toutes les chaînes qui la retient, marmonnai-je en levant les yeux vers la rousse.
— Exactement, murmura-t-elle.
Blessée, elle s'est détournée vers Potter, les yeux toujours fixés dans le vide, inconscient de ce qui l'entourait.
— Qu'est-ce qu'il s'est passé là-bas ? ai-je demandé doucement.
Ginny prit une profonde inspiration avant de parler, l'air d'essayer de ne pas pleurer.
— Nous avons combattu beaucoup de Mangemorts. Ils devaient penser qu'ils n'étaient pas beaucoup, mais pour nous, c'était une armée. Luna a juste reçu quelques sorts, Neville a eu son nez cassé et on lui a jeté un Endoloris. On m'a jeté quelques maléfices et j'ai eu la cheville cassée, mais Ron a reçu un sort qui l'a rendu totalement fou. Et puis il a touché ces cerveaux qui l'ont étranglés à mort. C'est pour ça qu'il a toutes ces marques, expliqua Ginny.
— Et Potter ? ai-je demandé doucement à la rousse, un ton que je n'utilisais jamais.
— Ta tante, Bellatrix, a tué Sirius. Ensuite Tu-Sais-Qui a possédé Sirius. Et c'est tout ce que j'ai vu. Mais je pense qu'il s'est passé d'autre chose, même si Harry a refusé d'en parler. C'était brutal et ce n'était même pas une vrai bataille, soupira Ginny.
— Et est-ce que… mon père était là ?
— Oui, il était là. Mais il n'a rien fait à Hermione, si c'est ce que tu veux savoir, répondit-elle.
J'ai soupiré de soulagement et ai reposé mon regard sur Hermione.
— Si tu veux dormir ici ce soir, tu peux utiliser mon lit si tu veux. Je peux aller avec Luna…
— Non je vais rester ici, à côté de Hermione. Je ne la laisserais pas partir à nouveau, dis-je avec détermination, sans quitter la brune du regard.
— Bien sûr, sourit Ginny en hochant la tête avec compréhension.
J'ai marmonné un remerciement. J'ai regardé ensuite plus attentivement Hermione ; ses yeux étaient toujours fermé et sa poitrine ne montrait presque aucun signe de mouvement.
— Bonne nuit, Hermione, murmurai-je en embrassant son front, ma main toujours dans la sienne.
Je n'ai pas dormi de la nuit. Je n'ai fait que prier pour que Hermione se réveille, même si pour ça je devrais me sacrifier.
Et une pensée continuait à traverser ma tête, encore et encore.
Une pensée que je ne pourrais jamais oublier, sans me tuer pour cela.
Et je suis trop lâche pour ça.
Toujours un lâche.
Je suis désolé, Hermione Granger.
Et je t'aime, Hermione Granger.
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remember me [dramione]
Fanfiction❝Qui a jamais dit que s'aimer l'un et l'autre était facile ?❞ ⚠️Je ne suis pas l'auteur. Cette histoire a été écrite par @valaryen, en anglais. Je ne fais que la traduire. ⚠️