Parce qu'on peut s'enfuir

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(les titres c'est de pire en pire XD et Dellinger a de bonnes dents 😂)

Coucou mes flamingos, j'espère que tout se passe bien pour vous et que vous avez pu profiter un peu du déconfinement.

Voici donc un nouveau chapitre. J'ai l'impression de ne pas accorder beaucoup de répit à Nehiviah, Kitty et Zech. J'espère qu'ils arriveront vraiment à se poser sans stress à un moment XD

J'avais parlé il y a quelque temps d'un projet d'écriture, pas une fanfiction mais un histoire inventée de toutes pièces. Le confinement m'a été très bénéfique, de même que la méditation. J'ai débloqué tellement de chose qui m'empêchaient de comprendre mon univers et pourquoi ça allait être le bordel. J'ai écrit quelques textes courts pendant ses derniers mois se passant justement dans cet univers et j'ai adoré, c'était comme si je déroulais un ruban presque. Il me reste l'étape critique de la carte à faire (je pleure d'avance) et puis une liste des scènes et je devrais enfin pouvoir commencer la rédaction. J'ai super hâte ^^

En attendant, je vous souhaite une bonne lecture 😘

Et petit avertissement : l'abus d'alcool est évidemment dangereux pour la santé 😉

***

Il n'était pas rare que Sig et elle restent des heures aux River's très tard le soir à enchaîner les verres jusqu'à ce que Kazuya ne leur impose une tisane de dégrisement. Quand ils étaient tous les deux, ils n'avaient ni l'alcool triste ni joyeux. Ça ressemblait plutôt à un geste mécanique qui leur permettait d'émousser leur sens et de s'éloigner de ce qu'ils ne voulaient plus voir et savoir. Leur plaisir était de s'empêtrer dans une mélasse tout doucement, comme s'ils s'endormaient, espérant sans doute appeler à eux un sommeil sans cauchemar. Tous deux avaient une résistance anormale aux effets de la boisson. Ils ne connaissaient pas l'euphorie de leurs pairs, leurs étalements de sentiments, de rires, de larmes ou de cris. Ils conservaient leur équilibre et la maîtrise de leur langue quoiqu'un peu plus acérée. Ils restaient sobres très longtemps alors ils ne voyaient pas le problème de prolonger la soirée quand tous les autres prenaient conscience qu'ils seraient dans un état pitoyable le lendemain. Après tout, les problèmes de cirrhose étaient maintenant guéris en un quasi claquement de doigts, ça ne leur faisait pas peur. Tout ça, ils le devaient aux choix de leurs généticiens au moment de leur conception. Et ça faisait parti des choses qu'ils souhaitaient oublier.

Kazuya ne pouvait pas non plus dire grand chose à l'encontre de Nehiviah. Non seulement celle-ci lui prouvait constamment qu'elle continuait à savoir ce qu'elle faisait et disait, mais en plus il dirigeait ce bar. Par le passé, il avait essayé une fois d'être ferme. Elle l'avait remballé avec des paroles qu'il n'oublierait jamais, le lui avait-il lui-même avoué.

"Pour quelqu'un qui crée des fausses identités, tu t'enfonces un peu trop dans celle de ma figure parentale"

Elle aussi s'en souvenait parfaitement. Elle avait ressenti une vague de colère et de rancune à ce moment-là ou plus qu'une vague, peut-être une explosion froide. Cette vie qu'elle menait lui semblait parfois n'avoir aucun sens. A cette époque, elle n'avait pas de réels objectifs, pas de ligne de conduite, de chemin à suivre, elle se trouvait dans le noir. Elle en voulait à ses parents de l'avoir faite comme elle était, si différentes des filles qu'elles fréquentaient de leur vivant. S'ils étaient restés dans la norme de ce qu'il se faisait pour les filles lors de sa naissance, jamais elle n'aurait perdu sa famille. Quant à savoir si c'était une bonne ou une mauvaise chose, elle n'avait jamais tiré de conclusion définitive.

Elle en voulait aussi à Kazuya d'être un imposteur, un imposteur qui ressemblait plus à un père, à une mère, à un parent que tout ce qu'elle avait connu. Elle avait été injuste. A peine les mots avaient-ils franchi ses lèvres qu'elle les avait tout de suite regrettés et comme seule réponse à sa propre frustration, elle n'avait rien trouvé de mieux que de partir en claquant la porte. Le barman lui avait d'ailleurs confié que c'était la seule fois où il avait eu l'impression d'avoir affaire à une adolescente de seize ans.

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⏰ Dernière mise à jour : May 30, 2020 ⏰

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