Quand Kilari se réveilla le lendemain matin, la première chose qu'elle vit en allumant son téléphone était un message de Fubuki lui disant qu'elle était bien rentrée. Tant mieux, pensa la jeune femme qui n'avait pas pu attendre son message pour s'écrouler. La deuxième chose qu'elle vit fut l'heure. Il était dix heures. Or elle se levait tous les jours entre six et sept heures. Ses yeux s'écarquillèrent alors qu'elle remarqua que c'était un vendredi et que ce jour-là, excpetionnellement, Fubuki avait sa matinée de libre et elle devait s'occuper de trier les mails de producteurs, surtout, puis d'organiser son planning pour la semaine suivante. Elle souffla en laissant tomber son bras sur le matelas.
Quelques secondes plus tard, elle ramena son téléphone devant son visage et consulta très brièvement ses mails et messages - autres que celui de Fubuki, bien évidemment - et ne fut pas surprise de trouver une convocation à onze heures dans le bureau de sa supérieur. Sur le mail, il n'y avait que l'horaire et le lieu auquel elle devait se rendre, donc elle ne pouvait qu'essayer de deviner la raison de sa convocation. Mais elle avait une petite idée, même si elle priait pour que ce ne soit pas ce à quoi elle pensait. En réalisant l'heure, elle se précipita pour prendre sa douche, s'habiller et se maquiller légèrement, pour faire meilleure mine, puis se dépêcha d'atteindre sa voiture et de partir pour l'agence.
La jeune femme sortit de sa voiture rapidement de monta les escaliers qui menaient à son bureau avec tout autant de hâte. Elle sortit ses clés pour déverrouiller la porte. Une fois fait, elle s'avança, déposa sa sacoche de travail au pied de son bureau et sortit son ordinateur portable et l'alluma. Elle ouvrit ses mails et consulta ceux qu'elle n'avait pas vu plus tôt dans la matinée. Elle eut dix minutes pour le faire avant qu'il ne faille qu'elle se rende dans le bureau de Madame Higashiyama. Elle s'installa sur l'une des chaises qui reposaient dans le couloir en attendant que la porte ouvre. Elle n'attendit pas longtemps, mais plus les secondes passaient plus elle stressait vis-à-vis du sujet du rendez-vous. La porte finit par s'ouvrir, non pas sur la propriétaire du bureau, mais sur Hiroto.
- Salut.
- Salut ? Je suppose que j'ai deviné pourquoi j'étais convoquée ?
- Entre.
La blonde s'exécuta sous le regard du brun qui ne la lâchait pas des yeux, son visage impassible ne laissait rien transparaître.
- Bonjour.
- Kilari, ça fait si longtemps ! Je suis content de te revoir ! s'exclama un homme qui avait bien connu la jeune femme et qui l'avait aidée à débuter dans le monde artistique.
- Le plaisir n'est pas partagé, monsieur Muranishi.
La blonde avait rendu son visage aussi, voire plus impassible - si c'était possible - que celui de son ex-collègue. Elle adressa des salutations plus polies à sa supérieur tandis que l'homme était forcé de remarquer les changements importants qui faisaient de l'ancienne artiste la nouvelle manager.
- Bien, asseyez-vous. Kilari, tu sais pourquoi tu es là, je suppose ?
- Je m'en doute. Mais je préférerai vous l'entendre dire.
La directrice d'agence regarda la jeune fille, tentant de sonder son regard, avant de finalement reprendre.
- Nous avons fait ce que nous avons pu pour tenter d'étouffer l'affaire. Si vous aviez réussi à le faire il y a quelques années, Kilari, Hiroto, nous n'y arriverons pas cette fois. Je ne comprends tout de même pas comment vous avez pu être aussi imprudents. Hiroto, tu es une célébrité et Kilari, une ancienne. Qu'est-ce qu'il vous est donc passé par la tête bon sang ?
La jeune femme baissa la tête elle avait l'impression de se revoir la veille. De son côté, le brun tenta plus ou moins de se justifier, mais c'était peine perdue. Ils n'avaient aucune excuse.
- Franchement... Si vous aviez été vraiment ensemble, ç'aurait sûrement été plus simple... Kilari, comme je t'en ai parlé hier, vous allez vous faire passer pour un couple aux yeux de la presse. Faites ce que vous voulez quand vous n'êtes pas exposés aux caméras, mais en public, je vous prierais de vous comporter comme un couple. D'autant plus que vous risquez d'être souvent vus ensemble avec la suite de Sonate d'une jeunesse amoureuse. Et puis, je pense que le producteur sera ravi, cela fera de la pub pour son film.
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[Kilari] Révolution
Fiksi PenggemarKilari Tsukishima, 20 ans, a arrêté sa carrière artistique pendant ses études de manager pour quitter l'agence Muranishi et rejoindre l'agence adverse, l'agence Higashiyama. Mais qu'en est-il des Ships ? De son ancienne agence ? Ont-ils quelque chos...
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