La semaine s'était plutôt bien déroulée dans l'ensemble, si l'on oubliait l'incident du lundi matin. Le tournage du film avait repris, Kilari tentait de s'éloigner un maximum des gens qui l'entouraient, elle devenait distante. La plupart ne s'en sont pas aperçus ou s'étaient dit que ce ne devait être qu'une passe.
La jeune femme était dans son bureau, son ordinateur ouvert devant elle. Elle naviguait sur le web, se renseignant sur les différents pays qu'elle souhaiterait visiter à l'occasion. Parmi ses premiers choix : la France, l'Angleterre, le Canada... Mis à part le Canada, elle voudrait visiter beaucoup de pays européens. Peut-être bien qu'elle pourrait s'y installer aussi... Elle parlait bien anglais donc pour l'Angleterre ce ne serait pas plus mal, mais la France la tentait particulièrement. Surtout que ce n'était ni sur le même continent que sa mère et son frère, ni que son père.
On frappa à la porte et la jeune femme sursauta, autorisant l'entrée de la personne tout en prenant soin de fermer la page sur laquelle elle se trouvait.
La porte s'ouvrit et Fubuki entra dans la pièce.
- Oh, tu es encore là ? Je pensais que tu étais déjà partie.
Son amie lui offrit un sourire contrit avant de se décaler, laissant apparaître Hiroto.
- Ah... Salut.
- Salut.
- Bon, je vais vous laisser... Kilari, je t'appelle plus tard, d'accord ? sourit Fubuki, désolée.
- Oui, bien sûr. Rentre chez toi et profite de ton week-end.
- Toi aussi.
Kilari remercia son amie d'un sourire puis la brune sortit de la salle en fermant la porte derrière elle. La blonde et Hiroto s'observèrent un long moment, sans amorcer le moindre mouvement. C'est finalement la jeune femme qui détourna le regard en premier, se laissant retomber sur son siège en soufflant. Elle invita son ancien ami à s'asseoir sur l'un des fauteuils face à elle et il s'exécuta.
- Bon... Je ne pense pas me tromper en disant que si tu es là c'est qu'il y a une raison ?
- En effet, il y en a une.
- Je t'écoute.
Le brun la dévisagea un instant avant de reprendre la parole, non sans soupirer.
- Tu revois Seiji ?
- Plus ou moins.
- Bref. Je connais déjà la réponse de toute façon.
- Et donc du coup ?
- Et donc du coup, pourquoi ?
Kilari répéta la question, dans l'incompréhension.
- Pourquoi lui ? Pourquoi lui tu le revois, mais moi, tu refuses d'avoir le moindre contact avec moi ?
- Je n'ai pas le choix. On m'a imposé de le voir. Je n'ai pas eu mon mot à dire. C'est Subaru qui l'a fait rentrer à nouveau dans ma vie. Tu as d'autres questions ? J'ai besoin de rentrer chez moi. J'ai des choses à faire.
- Kilari... Je ne comprends pas...
- Très bien, eh bien rentre réfléchir à tout ça chez toi et laisse-moi partir.
- Tu peux très bien partir, lui dit-il, haussant les sourcils.
- T'es dans mon bureau. Je ne vais pas partir en te laissant là.
- Kilari. Pourquoi tu es partie ?
- Ah parce que ça t'intéresse ? Je croyais que tu le savais, pourtant.
- Non, je... J'en sais rien, j'suis perdu. Je retourne ce que je sais dans ma tête depuis des années. Plus j'y réfléchis plus je me dis que quelque chose cloche... Tu adorais ce que tu faisais, après tout ce que tu as traversé, après tout ce que tu as vu... Pourquoi tu serais partie parce qu'il aurait refusé tes avances ? Et surtout, pourquoi est-ce que tu lui aurais fait des avances à un type qui a au moins vingt ans de puis que toi, alors que... Alors que... Si je ne me trompe pas, tu m'aimais. Je veux dire, ça n'a aucun sens. Non seulement ça ne te ressemble pas, mais en plus de ça, tu en aurais au moins parlé à Seiji ou moi... Et surtout... Surtout tu n'aurais pas coupé les ponts avec nous de cette façon.
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[Kilari] Révolution
FanfictionKilari Tsukishima, 20 ans, a arrêté sa carrière artistique pendant ses études de manager pour quitter l'agence Muranishi et rejoindre l'agence adverse, l'agence Higashiyama. Mais qu'en est-il des Ships ? De son ancienne agence ? Ont-ils quelque chos...
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