Partie 22 - Le flou

1.1K 64 63
                                        

Sofiane : Depuis qu'on est petits Mehdine. J'ai toujours été amoureux de toi. Mais tu l'as jamais vu. J'ai toujours été que ton ami alors que toi aussi t'aimes les garçons. Mais seulement celui que t'as choisis d'aimer c'est pas moi. C'est ... mon frère.

Il a finis sa phrase comme si il était dégoûté de sortir ça a voix haute.

Il se tient devant moi en me regardant fixement sûrement en attendant que je lui répondes quelque chose, sauf que je n'ai rien à répondre. Je ne sais pas quoi dire.

Mehdine : Sofiane ...

Sofiane : Non, je sais ce que tu vas dire. Je sais que tu partages pas mes sentiments. Tu aimes mon frère et je peux plus le supporter. J'ai jamais pu d'ailleurs. Ça m'a toujours dégoûté de te voir le regarder comme ça, comme tu m'as jamais vu. Tu préfères l'aimer lui alors qu'il te fait souffrir et qu'il te fait même pas confiance. Il t'as pas appelé aujourd'hui ? Pour t'embrouiller tout ça parce que je lui ai raconté de la merde qu'il a même pas remis en question. C'est ça ton mec de merde ? Bsahtek mon f-

Mehdine : Arrête.

Sofiane : Que j'arrête quoi ?! De te dire la vérité ?!

Mehdine : Quelle vérité ? Tu crois que tu sais tout toi ? Ton fr-

Sofiane : Tu sais très bien que je dis la vérité. Ça te fait mal.

Mehdine : Ta gueule ! Ferme ta gueule. Ferme ta gueule.

Je sens les larmes me monter, trop de sentiments qui arrivent d'un coup, mais je ne veux pas perdre la face devant lui, je ne veux pas lui montrer que ça m'atteint.

Je suis bien minable, sous la pluie en train de me déchirer avec mon meilleur ami, ou à vrai dire le seul, je ne sais plus quoi penser, ou quoi faire.

Je lui tourne le dos, il ne cherche pas à me retenir, je ne sais pas à quoi je m'attendais de toute façon. Je le laisse là sous la pluie tout seul, je vois pas ce qu'on aurait d'autre à se dire de toute façon.

Le trajet du retour se passe sans que j'en ai vraiment conscience, je suis comme dans un état second. Je pense à Sofiane, à Nabil, à moi ... Et si il avait raison ? Sofiane. Nabil n'arrive pas à me faire confiance et je l'ai bien remarqué, ça me dérange profondément parce que j'ai jamais fait ou dit quoi que ce soit qui puisse le faire douter de ma sincérité ... Mais Sofiane si ... et pourquoi ? Par jalousie.

Il me dégoûte.

Je marche droit vers chez moi avec une seule idée en tête : me coucher dans mon lit et ne plus jamais en sortir. Littéralement. J'espère échapper à l'interrogatoire une fois arrivé chez moi, pas envie de mentir à tout le monde encore une fois. Mais je suis bien obligé c'est moi qui l'ai choisi.

Arrivé à l'entrée de ma résidence, une voiture que je reconnaîtrais entre 1000 est stationnée, les phares allumés le moteur qui chauffe.

Je m'arrête, pas vraiment sûr d'avoir envie d'aller à la rencontre du conducteur à ce moment précis.

Il sort de la voiture en t-shirt sous la pluie, il a l'air soulagé mais préoccupe et aussi désolé. Je suppose.

Je crois.

J'espère.

Mais pourquoi il est là ? Je sais même pas si je suis content, en colère, perdu, ou encore tout ça à la fois.

Il a l'air de capter que je suis bouleversé. Il s'avance vers moi, sans que j'ai encore bougé. Il avance sa main vers moi mais je recule la mienne. Une expression étonnée passe une seconde sur son visage mais il se ressaisit de suite.

Mehdine et NabilOù les histoires vivent. Découvrez maintenant