les femmes 🔗

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Jumelé avec champagne... et l'after

décembre 2015

quand j'arrive chez elle, la nuit s'est bien installée et le crachin glacial mêlé au vent me fouette le visage. je m'engouffre dans l'immeuble après avoir tapé le code et monte un étage. elle m'y attend déjà de pied ferme. je toque à peine à la porte qu'elle m'ouvre, en petite tenue.

— salut.

elle me toise puis finit par se décaler pour me laisser entrer, la porte claque, nos corps se heurtent, nos bouches se scellent.

sa main me caresse, je la soulève jusqu'au canapé, elle retire mon blouson et mon pull, je retire mes chaussures et mon jean.

elle prend ensuite mon membre en main et entame quelques vas et viens qui m'ébranlent, je soupire et la regarde mais tout ce que je vois dans ses yeux, c'est de la haine.

cette meuf me hais, elle ne s'en cache pas. de toute façon c'est réciproque, on s'est fait trop de mal.

un jour elle m'a demandé ce que je choisirais entre le rap et elle. je lui ai dit elle, j'étais pas conscient.

puis je l'ai laissée peu à peu pour ma passion, c'est ce qui m'anime au plus profond de mon être, mais elle ne le comprend pas.

elle a préféré se faire serrer par tout paname, puis me tej de chez elle quand je l'ai appris.

qu'est-ce qu'on est censés ressentir dans ces moments là ? du seum ? du dégoût ? ou juste se dire que c'est une histoire de karma.

je la retourne et décale son string. je la pénètre en un coup, elle gémit.

c'est dingue de se dire que cette meuf que je ne respecte même plus était la femme de ma vie. je suis perdu dans mes sentiments, ma haine est partagée.

je la déteste pour tout ce qu'elle m'a fait, tous les problèmes, l'humiliation, les coups de pute qu'elle m'a fait tout ce temps.

puis je me déteste pour l'avoir poussée à faire ça, en faisant cavalier seul...

et c'est peut-être tout ce à quoi j'aspire, être seul. elle me mérite pas et je ne la mérite pas.

mais on continue de surfer sur cette vague malsaine, on s'voit, on s'embrouille, on baise on se voit plus et on recommence.

comme si on voulait forcer le destin, et pourtant se quitter serait tellement plus simple...

j'agrippe son bassin et accélère, ses gémissements se multiplient, je la fais se redresser et lui embrasse le cou. elle s'agrippe à mes cheveux d'une main, elle veut pas que la lâche. pourtant quand tout sera fini je serai le pire être humain de la terre... et c'est exactement ce qui se produit quand on jouit chacun notre tour.

elle se laisse tomber sur le canapé, haletante, sans un regard pour moi.

je la contemple, comme toujours en maudissant le destin.

puis je me rhabille et fuis la suite des événements, l'éventuelle dispute à venir. je l'entends m'insulter avant que je passe la porte.

— t'es qu'une merde, ken.

moi aussi je t'haine, alia.

de retour à la réalité je me sens vide. comme si cette partie de baise m'avait aspiré le peu de bonheur qu'il me restait de cette journée.

j'étais grave joyeux, c'est la sortie de ma réédition, elliott est en feu et j'ai la blinde de retours positifs, mais il a fallu que je nique tout, encore.

ShinzōDes histoires addictives. Découvrez maintenant