Je sortis de la douche les cheveux encore humides, la vapeur accrochant les miroirs. Quelqu'un, Carlos, forcément avait laissé des vêtements au pied du lit. Un pantalon noir, un haut beige plié avec soin. J'esquissai un sourire discret.
Une fois changée, je traversai le couloir en silence, les pieds nus sur le parquet tiède. La maison semblait déjà vivante. Des voix basses résonnaient à travers les murs, des pas allaient et venaient dans l'aile principale.
Je descendis les marches lentement, réajustant les manches trop longues du pull. Mon cœur battait doucement, sans panique juste ce genre de battements un peu maladroits du matin, quand on ne sait pas encore quelle posture adopter.
La pièce était lumineuse, baignée dans la lumière claire d'un soleil matinal. Les rideaux ouverts. La table dressée. Les voix animées. Tout le monde était là.
Céline parlait avec Franck et Natalia, assise au bout de la grande table. Helena parlais avec hermione, une crêpe dans la main. Carlos, lui, était appuyé contre le plan de travail, costume sombre et regard posé sur moi, comme s'il m'avait sentie venir avant même de m'être levée.
Son regard accrocha le mien sans attendre, chaud, précis. Un sourire en coin étira doucement sa bouche. Un truc à lui. Ce sourire silencieux, qui me disait plus que tout le reste. Il ne bougea pas. Il attendit que je vienne à lui.
Et quand je m'approchai après avoir soufflé un « bonjour » poli à toute la table, les joues à peine colorées, il ne m'adressa pas un mot.
Il m'attrapa doucement par la taille, comme si ça allait de soi, m'attira contre lui.
Il déposa un baiser discret dans mes cheveux, sa voix à peine un souffle à mon oreille.
Quand je fus à sa hauteur, il m'attira doucement contre lui d'un bras à la taille, puis pencha la tête pour déposer un baiser discret dans mes cheveux.
— Bien dormi ? souffla-t-il à mon oreille.
Je levai légèrement les yeux vers lui, lèvres entrouvertes. Ce n'était pas une vraie question. Ni une vraie provocation. C'était... une trace. Une main posée dans le creux de la nuit.
Je me contentai de sourire.
— Disons que j'ai trouvé le matelas un peu... étroit.
Il rit doucement, juste pour moi.
— T'as réussi à dormir dessus, pourtant. Et dessous.
— Valencia, fit Céline en nous interrompant, relevant les yeux vers moi. Tu arrives au bon moment.
Je m'installai à table, Carlos s'assit à côté de moi.
— Tout a été géré, poursuivit Céline avec ce ton professionnel qui ne tremblait jamais. Les choses ont été clarifiées, les démentis sont sortis dans la nuit. Tout ce que cette fille a pu dire a été démoli. Officiellement, l'affaire est close.
Elle prit une gorgée de café, comme si elle venait d'annoncer la météo.
— Tu peux respirer, ajouta-t-elle. Le monde sait qui tu es, oui. Mais il sait aussi ce que tu n'es pas. Et c'est là que tu gagnes.
Je croisai brièvement le regard de Carlos. Il ne disait rien, mais il approuvait.
— Bien, dit-elle en refermant son sac avec un claquement net, mon travail est terminé.
Je me redressai légèrement sur ma chaise, croisant son regard. Elle me tendit une petite carte rigide.
— Garde ça. Juste au cas où.
Je pris la carte, la retournai entre mes doigts. Sobre, noire, lettres dorées.
— Merci, soufflai-je. Sincèrement.
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Willing To Lose
RomanceUne alliance stratégique. Un faux couple. Deux héritiers sous les projecteurs. Valencia Fox n'a rien d'une fille modèle. Elle a grandi dans l'ombre d'un nom trop lourd à porter : celui de Paul Fox, son père. Quand Carlos Lux, héritier charismatique...
