Le groupe chevauchait de moins en moins vite. Ils avaient maintenant dépassé la clairière et les ronces écorchaient les chevaux qui devenaient de plus en plus nerveux. Les hennissements persistants pouvaient les vendre à tout moment. Ils avaient donc opté pour les contourner, mais cela impliquait plusieurs minutes de plus.
Bien entendu, plus les minutes s'écroulaient, moins ils avaient de temps pour organiser l'évasion avant la nuit. Cela rendit Alec très tendu et, puisque la tension entre lui et son père était encore palpable, il tenta de discuter avec Jem.
— Alors Jem, je suis certain que vous ne pensiez pas vous retrouver un jour dans une telle situation.
Son interlocuteur rit doucement tout en le regardant directement dans les yeux. Il semblait d'un calme olympien et Alec aurait bien pris un peu de cette sérénité.
— J'ai fait la guerre alors que je n'avais que 18 ans et ma famille est morte parce qu'elle détenait des informations essentielles à notre pays, répondit le métis d'origine chinoise. Je suis habitué à des situations stressantes. Je sais manier n'importe quelle chose et m'en servir comme arme. Un bâton est beaucoup plus dangereux qu'il n'y parait, rigola-t-il en attrapant une branche morte suspendue dans un arbre.
— Je suis heureux de l'entendre. Pour ma part, je vais utiliser mon arc. Il y a des années que je ne l'ai pas utilisé, mais je ne crois pas avoir perdu la main. Enfin, je l'espère vraiment.
— Ne vous stressez pas avec tout ça, lâcha Robert. Ma lumière est une arme assez puissante. Ils ne pourront rien contre ça.
— JE VOUS DEMANDE PARDON? IL N'EST PAS QUESTION D'UTILISER VOTRE LUMIÈRE. Vous pourriez tuer des innocents. Vos enfants, entre autres.
— Je contrôle ma lumière beaucoup plus précisément que la tienne. Je peux cibler mes victimes. Un jour tu pourras en faire autant, mais pour l'instant, tu ne dois pas l'utiliser et je suis le seul à pouvoir t'entraîner sans danger. Le temps nous est manqué. Alors, ton arc suffira.
— Camille, vous pouvez rester en retrait si vous le désirez, commença Alec.
— Non ça va aller. Je suis peut-être une femme, mais Jem m'a incitée à prendre des cours d'autodéfense. Je pourrais être utile. Nous ne sommes que quatre et eux sont une cinquantaine.
La femme finissait sa phrase quand ils débouchèrent devant le manoir sombre et particulièrement repoussant.
— Magnus, nous sommes arrivés. Peux-tu demander aux autres de se préparer?
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— Bien entendu cintaku. D'ici deux minutes, vous allez pouvoir entrer.
Magnus se releva, prêt pour la bataille de sa vie. Il fit signe à Simon de la tête et les deux hommes commencèrent à s'engueuler. L'expérience permit à cette supercherie de se dérouler parfaitement.
— QUOI? T'AS OSÉ ME TOUCHER AVEC TES SALES PATTES!
— ESPÈCE DE FILS DE PUTE, TU SAIS QUE JE SUIS AUX FEMMES, ARRÊTE DE ME CHERCHER!
— PERMETS-MOI D'EN DOUTER, AVEC TOUTES LES FOIS OÙ TU M'AS MATÉ SOUS LA DOUCHE OU DANS LE LIT!
— ET TOI, TU NOUS A BIEN DÉRANGÉ PENDANT NOTRE MOMENT INTIME!
Les autres détenus, qui savaient déjà tous leur rôle, commencèrent à crier des encouragements aux deux « faux » protagonistes. Ceux-ci commencèrent à se prendre au collet pour donner plus d'effet. Simon poussa Magnus dans les barreaux, les faisant raisonner sous la force de l'impact.
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Sang espoir (Malec AU)
FanfictionAlexander dit Alec, adopté par les Morgenstern, est malade depuis sa naissance. Cette maladie du sang, inconnue de tous, l'oblige à recevoir des transfusions sanguines tous les jours. Ses goûts culinaires plutôt incongrus ne plaisent pas à ses paren...
