Chapitre 29

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Bonsoir à tous !

J'espère que vous allez bien !

Voici la suite ♥️


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Depuis plusieurs heures, Armin marchait seul dans les ruelles colorées de El Chekarram, l'un des plus grands ports des nations du Moyen-Orient.

Le jeune homme avait fini par poser sa veste à cause de la chaleur. Il avait oublié à quel point il pouvait faire chaud par ici. Avec les quelques bases en langue Barabh qu'il avait acquis lors de ses précédents voyages trois années auparavant, Armin essayait de négocier un logement pour ses camarades. Le jeune blond ne cessait cependant de se faire interpeller par de multiples vendeurs qui louchaient longuement sur la bourse du jeune homme. Armin serra alors davantage la bourse contre lui. Cette dernière était emplie d'or que madame Azumabito leur avait donnée quelques jours auparavant lors de leur fuite. Sans elle, ils auraient en effet été dans une position des plus délicates.

Reiner et Aïko, par prudence, avaient préféré rester près des embarcadères du port, et attendaient patiemment le retour d'Armin.

Gaby, émerveillée par l'ambiance chaleureuse et atypique de cette nouvelle ville, n'avait pu s'empêcher de traîner Falco jusqu'à un marchand ambulant qui vendait des pains tout plat. Reiner avait eu beau crier sur la jeune fille, elle ne l'avait pas écouté une seule fois. Aïko avait essayé encore une fois de calmer Reiner, qui lançait des éclairs dans la direction des deux garnements. Gaby, les yeux grands ouverts, regardait avec une extrême curiosité les pains plats empilés les uns sur les uns autres sur un immense chariot. Falco, stupéfait également par la forme de ces pains, échappa une exclamation. Il n'avait jamais vu de tels pains. Le marchand au teint basané leur cria alors des paroles que malheureusement les deux adolescents ne comprirent pas. Réalisant que les deux jeunes gens ne le comprenaient pas, le marchand soupira exaspéré puis détourna bien vite son attention sur une grosse dame voilée qui examinait méticuleusement les pains depuis un instant. Un échange plus qu'houleux prit alors place entre le marchand et la dame en question. Falco et Gaby ne parvinrent pas à distinguer s'ils se disputaient ou négociaient le prix des pains. La dame avança finalement une grosse pièce d'argent vers le marchand qui afficha un sourire plus que satisfait. Il avait dû réussi à vendre ses pains à un bon prix, pensa Gaby. Ils étaient bien loin de l'ambiance calme et retenu du royaume d'Heazul, où tous faits et gestes étaient strictement encadrés par des règles de bienséance et de pudeur.

Ici, les hommes et les femmes avaient une peau basanée et des traits de visages semblables à eux. Malgré la chaleur accablante, les hommes et femmes de ce pays portaient tous de longues tuniques aux teintes sombres ou claires. Les femmes cachaient leurs cheveux avec de beaux voiles aux couleurs aussi diverses que leurs traits de visage. Les hommes également portaient de petits chapeaux, ou enroulés leurs visages de turbans blanc. Les rues étaient étroites mais les marchands parvenaient néanmoins à étaler à même le sol grand nombre de paniers et sacs emplis d'épices aux couleurs des plus exotiques. L'odeur enivrante des épices volaient entre les airs, et se mélangeait délicatement au brouhaha des passants.

Cela faisait à peine quelques heures que les jeunes gens avaient débarqué sur les côtes des nations du Moyen-Orient. A la suite d'un problème de chargement, leur bateau avait pris beaucoup de retard lors de son escale au port voisin d'El Chekarram. Ils étaient donc arrivés avec plusieurs heures de retard.

Aïko et Reiner discutaient, assis sur une vieille malle en bois, des derniers événements et de ce qu'ils allaient advenir d'eux désormais.

Reiner était si près d'Aïko que leurs coudes se touchaient. La petite asiatique n'avait jamais été aussi proche d'un homme de toute sa vie. Elle tentait de retenir sa gêne, en fixant ses yeux noirs dans ceux de Reiner. Mais cela ne fit que renforcer son trouble. Reiner fixa à son tour ses yeux bleus dans ceux d'Aïko.

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