« In a hole in the ground, there lived a Hobbit... »
Bienvenue dans mon imaginaire :)
Voici des OS personnalisés où vous incarnerez (T/p) aux côtés de nos personnages favoris issus du monde fantastique de Tolkien. J'espère qu'ils vous plairont, et q...
Le petit bois près de la rivière était un havre de paix dans la contrée la plus paisible de la Terre du Milieu. Et un Hobbit en particulier en profitait plus souvent qu'à son tour...
Allongé dans son arbre favori, Frodon sentait le feuillage chatouiller ses pieds et l'écorce lui gratter le dos. La brise lui prodiguait d'agréables frissons et le murmure de l'eau l'incitait à rêvasser. Il esquissa un sourire bienheureux en tirant une nouvelle bouffée d'herbe à pipe et se tortilla pour rendre sa position un peu plus confortable. Un soupir de contentement lui échappa alors qu'il fermait à nouveau les yeux : qu'est-ce qu'on était bien ici...
- Trouvé !
Il ouvrit les yeux en sentant l'arbre s'ébranler un peu et les branches frémir. Quelqu'un commençait son ascension pour le rejoindre... Et Frodon n'eut pas besoin d'attendre longtemps pour deviner qui. Un regard vers le bas lui suffit et un sourire gagna ses lèvres.
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- Qui ose venir troubler mon repos ? dit-il moqueusement.
- Ton pire cauchemar ! répliqua (T/p) en riant.
Frodon posa sa pipe près de lui et tendit la main pour aider (T/p) à grimper. Elle la saisit sur la fin, pour se hisser sur la branche à ses côtés avec un soupir satisfait. Ignorant la mousse qui tâchait son pantalon et l'écorce qui entaillait ses paumes, Frodon l'attira contre lui et l'accueillit d'un baiser sur le nez qui la fit s'esclaffer.
- Bonjour petit cauchemar, dit-il.
- Bonjour petit cachotier.
Elle passa une main dans ses boucles brunes et l'embrassa vraiment cette fois, pour mieux sceller leurs retrouvailles. Frodon sentit son cœur papillonner quand elle s'écarta, et il put admirer avec plaisir les yeux pétillants de (T/p).
Il se recula sur la branche pour lui laisser le loisir de s'installer, et la jeune Hobbite prit sa place préférée. Elle se glissa entre ses jambes pour s'allonger contre lui, la tête contre son torse et les yeux levés vers la cime de l'arbre. Frodon l'encadrait gentiment de son corps, et il joua volontiers avec quelques mèches de ses cheveux alors qu'elle lui chapardait sa pipe. Elle tira une bouffée et se détendit imperceptiblement, avant de souffler à son compagnon :
- Alors, de qui te caches-tu aujourd'hui ?
- Je pourrais te retourner la question, dit-il en lui pinçant la taille.
- Oui, mais la galanterie t'oblige à me répondre d'abord, sourit (T/p). Alors ?
- Sam, avoua Frodon. Il voulait évoquer notre... voyage.
Elle le sentit se tendre derrière elle, et se retourna à-demi pour pouvoir le regarder. Les yeux de Frodon s'étaient volés à la mention de son aventure, et empreints d'un néant de peine qu'elle ne pouvait qu'imaginer. (T/p) passa sa main sur la joue de son bien-aimé pour lui faire quitter ces pensées sombres, tracassée. Il joignit sa main à la sienne en essayant de reprendre pied, avec un regard désolé :
- Je n'avais pas envie d'y repenser. Je ne veux pas en parler.
- Et personne ne t'y oblige, murmura-t-elle en l'enlaçant.
Il frissonna à son toucher, en sentant sa tête reposer sur son torse, là où sa blessure le lançait encore parfois. Mais Frodon se força à garder les yeux ouverts, à écouter le chant des oiseaux et de la rivière, à ressentir la chaleur de (T/p) contre lui et sa douceur apaisante. Il inspira profondément plusieurs fois, pour chasser les fantômes de son passé, et elle lui laissa tout le temps nécessaire. Elle respirait avec lui, l'aidait à rester ancré dans le présent. Ce présent sans nuage, ce présent si doux, si beau, si paisible... Finalement, Frodon enfouit son visage contre sa nuque avec un soupir apaisé et (T/p) le laissa se lover contre elle.
Il demanda, après un moment de silence :
- Et toi ?
- Quoi, moi ?
- Qui est-ce que tu fuis ?
- La réalité, tout simplement, souffla-t-elle en caressant ses cheveux.
Frodon releva un peu le visage, de telle sorte que leurs nez se touchèrent. Ses yeux clairs sondèrent le visage de sa compagne, qui ne dit rien de plus. (T/p) avait ses propres cauchemars à fuir, et il était suffisamment sensible pour se douter qu'elle n'avait pas envie d'en dévoiler plus. Pour l'instant, elle était comme lui... Elle n'avait besoin que de ses bras et d'un long câlin, pour oublier le monde extérieur et son poids sur leurs épaules.
Alors Frodon et (T/p) ne dirent rien de plus. Ils resserrèrent plutôt leur étreinte et se laissèrent glisser, graduellement, dans la douce quiétude que leur prodiguait l'amour...
Enlacés dans les branches de l'arbre et cachés par les feuillages du printemps, ils laissèrent le temps passer sans se soucier de rien. Ils étaient seulement conscients de leurs souffles apaisés et de leurs jambes enlacées. Leurs corps entrelacés se communiquaient une chaleur tendre ; ils se laissaient aller les yeux fermés en toute confiance. Les deux Hobbits restèrent longtemps ainsi, silencieux, à profiter simplement de la présence rassurante de l'être aimé.
Ils étaient juste deux personnes. Deux petites, petites personnes avec un bien grand cœur. Ce n'était pas grave s'ils étaient un peu chiffonnés, tordus par le monde. Il suffisait de mettre le monde en pause pour se réparer à deux. Frodon aimait bien cette idée. Ils soignaient leurs blessures avec le temps, la douceur... et l'amour.
Au bout d'un moment, Frodon passa sa main sur la joue de (T/p). Elle était baignée de soleil et ses yeux papillonnèrent à son toucher. Il sourit.
- Tu peux t'endormir, tu sais, dit-il tout bas.
- Mmh... Et toi ?
- Je vais bien.
- Tu es sûr ? s'enquit-elle à mi-voix.
- Certain. Tu as chassé mes soucis...
Et il disait vrai. Ses yeux brillaient d'une lumière claire, son âme était en paix. Il caressa ses cheveux avec une douceur incomparable et (T/p) céda à la tentation de fermer les yeux à nouveau.
Frodon déposa un autre baiser sur son nez, et un sourire naquit sur ses lèvres. Il murmura :