« In a hole in the ground, there lived a Hobbit... »
Bienvenue dans mon imaginaire :)
Voici des OS personnalisés où vous incarnerez (T/p) aux côtés de nos personnages favoris issus du monde fantastique de Tolkien. J'espère qu'ils vous plairont, et q...
Galadriel songeait depuis les splendides balcons de Fondcombe, et ses yeux étaient perdus bien au-delà des paysages de la Dernière Maison. Elle sentait depuis quelques temps les ténèbres remuer, s'agiter sous terre, troublant pour la première fois depuis bien des âges la quiétude qui était celle de la Terre du Milieu. On ne pouvait pas dire de la Dame de Lumière qu'elle était nerveuse, pas encore...
Mais elle passa sa main blanche sur l'anneau Nenya en formulant une simple prière... Non pas pour que tout se passe sans heurt, car c'était illusoire, mais pour que le Bien soit vainqueur si jamais ses songes s'avéraient vrais.
- Tout va bien, ma Dame ?
Gandalf venait s'enquérir d'elle, lui ôtant un léger sourire. Lui aussi sentait les temps changer, se noircir, et c'était d'ailleurs pour cela qu'ils étaient tous rassemblés dans la Maison d'Elrond ce soir. Le Magicien Blanc, le Magicien Gris et deux représentants des Hauts Elfes se tenaient là pour s'accorder sur l'avenir de leur terre et de ses habitants, et sur le retour présumé des forces du Mal.
- Ma Dame ?
- Nous verrons, répondit-elle finalement.
- Ne vous en faites pas. Nous protégerons la Terre du Milieu, quoi qu'il nous en coûte.
L'Elfe se tourna vers l'autre Istari qui accompagnait Gandalf, et son regard d'un bleu profond fit perdre toute notion du temps à (T/p). Galadriel semblait amusée par sa conviction et ses propos, mais il y avait aussi un soupçon d'approbation dans ses yeux : elle aimait la sincérité et la noblesse de la Magicienne, cela se percevait dans son silence complice.
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- Je n'en doute pas une seconde, sourit-elle.
Il n'y avait pas de peur dans le regard de (T/p), et c'était la première chose qui avait frappé Galadriel lorsqu'elles s'étaient rencontrées. Contrairement à Saroumane, elle n'était pas vindicative ni orgueilleuse ; elle n'avait pas non-plus l'esprit rebelle de Gandalf ou sa malice. Non, (T/p) était une Istari différente des autres, elle était plus rayonnante et confiante que tous les siens. Elle portait en elle une force solaire qui impressionnait ceux qui la croisaient, et même la puissante Galadriel ne résistait pas à ce charme particulier.
Gandalf s'éloigna à l'appel -disons plutôt l'ordre- impérieux de Saroumane, laissant les deux femmes seules face au paysage baigné de lumière. (T/p) posa ses bras sur la rambarde sculptée, laissant tout le loisir à la noble elfe de l'admirer discrètement. Elle s'approcha à son tour, avec cet air insondable qui la caractérisait et les mains liées sur le devant de sa robe blanche.
- Les temps changent, mais il ne faut pas s'en effrayer, souffla (T/p). On ne peut pas arrêter le temps qui passe de toute manière...
Galadriel hocha la tête songeusement. La sagesse était une vertu qu'elle cultivait depuis longtemps, et pourtant aujourd'hui elle appréciait recevoir ces paroles réconfortantes de la part d'une autre. Elle-même ne vieillissait pas, le temps n'avait pas de prise sur elle : alors pourquoi les jours à venir assombrissaient-ils autant son humeur ?
(T/p) observa son visage céleste se voiler, comme la Lune lorsqu'un nuage de mauvais augure la traverse. Cela n'enlevait cependant rien à sa grande beauté, qui ensorcelait toujours autant la mage quand elle y était confrontée. Elle se redressa pour lui insuffler un peu d'espoir, pour chasser cette ombre dans ses yeux magnifiques :
- Vous n'avez rien à craindre, Dame Galadriel.
Celle-ci la regarda longuement, comme pour la sonder de l'intérieur. Sa main se leva pour venir frôler la joue de (T/p), électrifiant malgré elle leurs deux êtres lorsque leurs peaux se touchèrent. Galadriel apprécia sa bravoure à nouveau, son honnêteté, son espoir sans bornes... La Magicienne était comme un rayon de soleil pour son cœur : elle le réchauffait son avoir besoin de rien faire d'autre que le frôler de sa bienveillance.
- Tu es différente des autres car tu ne crains rien, souffla Galadriel. Tu es courageuse.
- Pour moi le courage ne signifie pas l'absence de peur, sourit (T/p). Plutôt le fait de vaincre sa peur.
- Alors tu es courageuse parce que tu as vaincu ta plus grande peur ?
- Non plus. Je crois bien que celle-là ne me quittera jamais vraiment...
- Quelle est-elle ? s'enquit Galadriel.
- J'ai peur pour ceux que j'aime, mais pas pour ma vie. C'est peut-être cela qui me rend courageuse : je n'ai pas peur de mourir quand il s'agit de protéger les miens.
Et c'était une fois de plus vrai.
Pour une elfe capable de sonder les âmes, cette déclaration était une porte grande ouverte vers les pensées de (T/p). Mais, pour la première fois depuis longtemps, elle hésita à s'y engouffrer. Galadriel abaissa sa main en se rendant compte qu'elle craignait ce qu'elle pourrait voir dans les yeux flamboyants de la mage. Elle avait peur de voir à quel point sa résolution était grande, à quel point elle était capable de repousser ses limites pour sauver ceux qu'elle aimait.
Mais, à sa grande surprise, (T/p) saisit doucement sa main et la reposa sur sa joue. Les doigts graciles et froids de l'elfe caressèrent sa peau, et elle murmura avec une entière confiance :
- Allez-y.
Galadriel hésita, mais cela ne se voyait pas sur son visage impénétrable. Elle plongea ses yeux troublants dans ceux de l'Istari et y lut un abandon total, volontaire et sincère, une confiance infinie en elle. Alors elle usa de ses pouvoirs et entra dans l'esprit le plus beau de toute la Terre du Milieu...
Et elle vit les batailles, les levers de soleil, les rires que (T/p) avait partagé avec les habitants de ce pays. Elle ne compta ni les morts ni les naissances, elle effleura à peine les amours. Parce qu'elle était trop touchée par le visage et la voix qui revenaient dans presque tous les souvenirs de la mage, par les sentiments qu'elle percevait grandir et s'étoffer à chaque siècle écoulé... C'était son visage, sa voix, sa personne que (T/p) aimait le plus au monde. C'était elle, et personne d'autre...
Quand Galadriel ouvrit les yeux, elle croisa le regard ému et chaleureux de la Magicienne. (T/p) saisit délicatement sa main pour l'entrelacer à la sienne, elle déposa même un doux baiser sur ses doigts glacés. Ce contact répandit une chaleur sans précédent chez l'elfe, qui esquissa finalement un sourire. Elle ne révèlerait jamais ce qu'elle venait de voir, elles le savaient toutes deux. Un amour aussi fort ne pouvait vivre que dans le secret, et les temps étaient trop sombres pour qu'elles s'attachent à le faire éclore... Mais l'important pour (T/p) était qu'elle le sache, qu'elle le sente :
- Je vous protégerai jusqu'à la mort, ma Dame, promit-elle. Vous n'avez rien à craindre. Ayez confiance en moi...
- Je te crois.
Elle savait que le Bien vaincrait maintenant. Grâce à la Magicienne solaire, grâce à l'union de leurs forces et de leurs cœurs. Parce que de toutes ses visions...
C'était celle-ci qui l'emplissait le plus d'espoir.