« In a hole in the ground, there lived a Hobbit... »
Bienvenue dans mon imaginaire :)
Voici des OS personnalisés où vous incarnerez (T/p) aux côtés de nos personnages favoris issus du monde fantastique de Tolkien. J'espère qu'ils vous plairont, et q...
Aragorn observait la nuit de Fondcombe, accoudé à la balustrade sur l'une des innombrables terrasses de la Dernière Maison. Si les chutes d'eau claironnantes meublaient le silence, si la lune éclairait ce havre elfique de ses doux rayons, si la solitude offrait au Rôdeur ses bienfaits... Ce n'étaient pas elles qui occupaient toutes ses pensées.
Il avait les yeux rivés sur une silhouette marchant gracieusement en contrebas, à peine détachée de l'obscurité dans sa longue robe bleu nuit. À la fois ange gardien et amant transi, il ne pouvait s'empêcher de veiller sur elle à toute heure du jour et de la nuit. C'était plus fort que lui... Il aimait à la voir évoluer ainsi, mais craignait malgré tout qu'il ne lui arrive malheur dès qu'il s'éloignait d'elle.
C'était la façon dont elle le regardait.
Les yeux de (T/p) brillaient toujours de cette lueur particulière, à la fois sagace et douce, compatissante, qui le fascinait. Mais quand elle le regardait lui, toute la sagesse du monde et la retenue des elfes ne pouvaient dissimuler le feu ardent qui brûlait en elle. Quand elle croisait son regard, il se sentait happé dans un abîme d'envies inassouvies, de rêves infinis qu'il mourait d'envie de partager avec elle. Et son désarroi, si bref qu'il fut à chaque fois, ôtait un sourire des plus délicieux à la jeune elfe.
Cette fois, c'était lui qui la regardait en silence, lui qui la troublait de sa présence.
Aragorn soupira, son souffle dessinant une fumerolle blanche sur le ciel noir. Il admira les gestes élégants de (T/p), qu'une simple marche nocturne avait tenu éveillée. Elle se baladait entre les fontaines et les arbres du domaine, jouissant d'une liberté qu'elle ne croisait que trop peu sous les rayons du soleil. Être la fille d'un grand seigneur elfe avait ses avantages... et ses inconvénients.
Mais elle n'était pas distraite par cette sortie presque grisante au point de ne pas sentir le regard intense d'Elessar glisser sur ses épaules délicates au moindre de ses pas. Elle se retourna vers lui, et lui fit signe avec un léger sourire. Depuis la terrasse, il se sentit à la fois coupable et soulagé qu'elle l'ait surpris. Mais en avisant son regard -ce regard- Aragorn choisit finalement de descendre la rejoindre dans les jardins, pour répondre à la fois à l'appel de la prudence et de son cœur.
- Mae govannen, salua-t-il respectueusement.
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Ses yeux bleus transpercèrent (T/p), qui y lut tellement de choses et si peu à la fois qu'elle se sentit bouleversée. Mais elle parvint à dissimuler son trouble derrière un sourire ravi, qui ensorcela Aragorn plus que de raison. Elle s'approcha de lui, et répondit dans un souffle blanchâtre :
- Mae govannen Aragorn. Je ne pensais pas vous trouver ici ce soir.
- Où que vos pas vous portent, je vous suivrai tel une ombre.
- Sur les ordres de mon père ? soupira-t-elle.
- Je ne crois pas qu'il approuverait cela, sourit-il. Je ne fais que suivre l'injonction d'un cœur inquiet... et tourmenté.
- Lequel ?
- Le mien Dame (T/p).
Elle ne parut pas surprise, ni même perturbée par cet aveu. Son sourire s'étira légèrement, soulageant le Rôdeur d'une inquiétude sourde qu'était le rejet. Mais si toute sa posture restait celle digne et réservée des elfes, dans ses yeux dansait de flamboyantes émotions contenues à grand peine.
- Vous êtes audacieux, apprécia-t-elle.
- Vous l'êtes davantage, à vous promener au cœur de la nuit sans escorte, souligna-t-il.
- Marcher seule me fait du bien... Et puis, je sais que vous n'êtes jamais très loin.
- Vous le saviez ?
- J'aime vous savoir dans les parages, avoua (T/p). Ainsi, je peux avoir un œil sur vous.
Aragorn esquissa un rictus, et ils entamèrent quelques pas ensemble. Il ne pensait pas qu'elle l'observait également, du moins, il aurait aimé s'en apercevoir. Mais c'était un plaisant aveu à entendre des lèvres de celle qu'il désirait si profondément, si noblement.
L'elfe et l'homme marchaient l'un contre l'autre, leurs habits ne cessant de se frôler pour leur rappeler cette délicieuse proximité. Au cœur de la nuit, ils se sentaient à la fois protégés et mis à nus... C'était une étrange sensation que d'avancer près de l'être aimé sans jamais oser croiser son regard, de peur que les mots que l'on venait de murmurer à la faveur de la lune ne laissent de traces trop conséquentes, ou au contraire s'évanouissent sans un bruit.
Aragorn sentit sa main frôler celle de (T/p), qui frémit de cette brève caresse involontaire. Ils s'arrêtèrent, leurs yeux se posèrent mécaniquement sur ces mains isolées, pétrifiées. Il hésita un instant, elle obéit à son envie peu après : lentement, tout en douceur, elle vint emmêler leurs doigts gelés par la nuit. Encouragé par ce geste d'affection intense pour les elfes, Aragorn enlaça à son tour leurs paumes et serra cette main divine, cette main fine qui se fondait dans la sienne parfaitement.
- J'ai toujours voulu faire cela, murmura (T/p) en souriant doucement.
- J'espérais que cela arrive, moi aussi, avoua-t-il.
Ses yeux d'un bleu perçant croisèrent enfin les siens, et le temps s'arrêta.
(T/p) ne s'était jamais sentie aussi bousculée par des émotions si diverses, si fortes qui s'emmêlaient entre elles sans raison apparente. Le feu de ses yeux dansa plus ardemment, troublant encore davantage Aragorn. Leurs mains liées rapprochèrent leurs corps, puis leurs visages. Offerts l'un à l'autre sous le clair de lune, ils restaient figés, savourant ce premier contact avec révérence.
Ils venaient à peine de le découvrir, et déjà semblaient insatiables d'amour.
- Aragorn... Vous n'imaginez pas ce que vous provoquez en moi, souffla-t-elle, étourdie.
- Je le sais parfaitement... dit-il à voix basse. C'est la façon dont vous me regardez... Cela me rend totalement à votre merci.
Elle rougit, ce qui le fit sourire doucement. La seconde main d'Elessar vint se perdre dans les longs cheveux de l'elfe, caressa son visage avec une légèreté insoutenable. (T/p) ferma les yeux lorsque leurs lèvres se frôlèrent, se goutèrent après qu'il ait affirmé sans la moindre hésitation :