Chapitre XXX

29 10 0
                                        


POV HYZIA

Ça y est, j'en ai marre. Depuis que Lya est partie, je n'ai plus de vie. Je dois m'occuper de presque tout... café, copies... c'est toujours moi, moi, moi !

— HYZIA !
— QUOI ? QUOI ? Quoi, dis-moi !, criai-je en voyant Idriss.
— Eh ho... pas besoin de t'énerver pour si peu.
— Si peu ? Si peu ? J'ai des envies de meurtre, rétorquai-je.
— Bon... on s'en fiche. Sinon, tu sais où se trouve le document LIL ?
— Non... attends... si c'est Shirine qui l'a, elle l'avait pris pour une réunion et ne me l'a jamais rendu.
— Et où est-elle, alors ?
— Bah... chez elle, tiens. Tu as d'autres questions ?
— Tu viens ?
— Où ça ?
— Bah... chez elle, tiens ! Tu en as d'autres questions ?
— Ne refais plus jamais ça !

Je le suis et nous nous dirigeons chez Shirine. Vingt minutes plus tard, nous arrivons. Je descends et martèle la sonnette.

— Folle un jour, folle toujours, murmure Idriss.
— Ta gueule !, criai-je.

— Idriss ! Mais qu'est-ce que tu fais ici ?
— Je suis... la femme invisible, réponds-je, malicieusement.
— Qu'est-ce que VOUS faites ici ? s'étonne Shirine.
— On peut au moins entrer ?
— Euh... oui.

Nous entrons et je me dirige directement vers la cuisine, me servant sans attendre : je n'ai pas déjeuné ce matin.

— Alors...
— Le document LIL, rappelle Idriss.
— Ah... oui, c'est moi qui l'ai.

Une voix se fait entendre à l'entrée :
— Shirine, je suis rentrée avec les courses... il y avait un embouteillage monstr...

Elle s'arrête en nous voyant. C'était la femme enceinte de l'autre jour, un petit garçon à la main.

— Désolée Shirine, je ne savais pas que tu avais de la visite. Je reviendrai plus tard... pleure
— Plus nécessaire ! J'avais demandé une seule et unique chose, mais tu en as fait qu'à ta tête.
— Shirine... s'il te plaît !
— Dehors !
— pleure
— J'ai dit dehors !

La femme monte et revient avec des vêtements, qu'elle jette au sol.

— Prenez vos torchons et dégagez !
— Shirine, arrête ! Pourquoi tu fais ça ?
— Ne te mêle pas de ça.

Le petit garçon :
— Maman, qu'est-ce qui se passe ?
— Rien, mon cœur. On y va.

— Pourquoi as-tu fait ça ? demande Idriss.
— Tu as tes documents, maintenant la porte est grande ouverte.
— Je crois que le diable a oublié de mettre un bouton off sur toi... murmure-je en partant

Le reste de la journée, je n'ai cessé de penser à cette femme. J'espère qu'elle va bien.

— Tu devrais aller dormir, me conseille Idriss.
— Tu crois qu'elle va s'en sortir ?
— Tu ne la connais même pas...
— Je m'inquiète quand même.
— Va dormir.
— souffle Très bien.

Deux jours passent. Il pleut sans cesse. Aujourd'hui, je pars voir Britanie, toujours dans le coma.

— C'est gentil de m'avoir accompagnée.
— Ne te fais pas d'illusion, je suis venu récupérer les résultats des examens de Cameron.
— Laisse-moi y croire...

Une voix supplie derrière nous :
— S'il vous plaît, comprenez-moi !
— C'est la femme de l'autre jour, murmurai-je.
— Ne te mêle pas de ça, ordonne Idriss.

Le docteur explique :
— Cette femme veut qu'on opère son fils, mais elle n'a pas les moyens de payer.

— Mais si vous ne faites rien, mon fils va mourir... pleure
— Calmez-vous, madame, s'il vous plaît.
— Que je me calme... ?
— Le docteur a raison, vous devriez vous calmer dans votre état.
— Ça se voit que ce n'est pas votre enfant qui est en danger !
— Plus le temps passe, plus la vie de votre fils est en danger.
— Je ne peux rien faire... s'évanouit

Le docteur me rassure : elle s'est évanouie à cause du stress accumulé.

Bien sûr, j'ai un idiot de frère qui me dit de ne pas me mêler de cette affaire... lui, il paie les soins, et c'est tout.

Je suis maintenant avec Amira. Elle m'a rejoint il y a une demi-heure, dans la chambre de Melany, c'est le nom de la jeune femme.

— Qu'est-ce que les docteurs ont dit ?
— Qu'elle va bientôt se réveiller. Et Britanie ?
— Toujours rien.
— Elle se réveille...
— Où suis-je ?
— Dans une chambre. Vous avez perdu connaissance.
— Et mon fils ?
— Ne vous inquiétez pas, il se porte à merveille. Idriss s'occupe de tout.
— Je ne sais pas comment vous remercier...
— Ce n'est pas nécessaire.
— Bien sûr que si !
— Mais non...

— Et où allez-vous rester ?
— Je n'ai pas vraiment d'habitat fixe...
— Dans votre état, c'est très dangereux.

Cette fois, je décide de ne pas m'en mêler.
— Elle habitera avec Idriss.
— Quoi ?
— Vous croyez qu'il sera d'accord ?
— Mais oui, bien sûr.
— Je ne voudrais pas déranger...
— Vous ne dérangerez personne. À partir de maintenant, vous habiterez avec mon frère. Tout ira bien.

Et c'est comme ça que nous nous retrouvons avec une femme enceinte à la maison. Au début, Idriss ne voulait pas, mais après de nombreuses supplications et promesses, il a accepté... et il s'est même habitué.

Quelques jours plus tard, son fils est enfin sorti de l'hôpital. Bien sûr, Shirine a pété un câble en apprenant que Melany vivait chez nous. Elle était jalouse. Juste après, elle a appelé Melany pour « discuter »... ce qui, pour elle, signifie menacer de mort.

Nous étions dans la cuisine. Melany préparait le dîner, malgré mes nombreuses recommandations de se reposer.

— Tu n'aurais pas dû y aller...
— Ce n'est plus important maintenant, répond-elle.
— Où est mon stupide frère ?
— Il est sorti avec Melvin acheter du pain.
— Tu as des pastilles à la menthe ?
— Dans mon sac.
— Et où est ton sac ?
— Dans la salle à manger.

Je me dirige vers la salle à manger, ouvre son sac... et quelque chose me pique. Un scorpion en sort !

— Iiiiiiiihhhhhh !, criai-je.
— Qu'est-ce qui se passe ?!, arrive Melany.
— On est rentrés... dit Idriss.
— Maman... murmure Melvin.
— Vite, appelle une ambulance !
— Qu'est-ce qui s'est passé ? demande Idriss.
— Un... scorpion... il m'a piqué !, m'évanouissant.
— Ne raconte pas n'importe quoi, dit Idriss.

Plus tard...

— Qu'est-ce que les docteurs ont dit ? demande Melany.
— Elle est hors de danger.
— Dieu merci !
— Soupire dit Idriss.

AMOUR  TOXICOù les histoires vivent. Découvrez maintenant