POV HYZIA
Ça y est, j'en ai marre. Depuis que Lya est partie, je n'ai plus de vie. Je dois m'occuper de presque tout... café, copies... c'est toujours moi, moi, moi !
— HYZIA !
— QUOI ? QUOI ? Quoi, dis-moi !, criai-je en voyant Idriss.
— Eh ho... pas besoin de t'énerver pour si peu.
— Si peu ? Si peu ? J'ai des envies de meurtre, rétorquai-je.
— Bon... on s'en fiche. Sinon, tu sais où se trouve le document LIL ?
— Non... attends... si c'est Shirine qui l'a, elle l'avait pris pour une réunion et ne me l'a jamais rendu.
— Et où est-elle, alors ?
— Bah... chez elle, tiens. Tu as d'autres questions ?
— Tu viens ?
— Où ça ?
— Bah... chez elle, tiens ! Tu en as d'autres questions ?
— Ne refais plus jamais ça !
Je le suis et nous nous dirigeons chez Shirine. Vingt minutes plus tard, nous arrivons. Je descends et martèle la sonnette.
— Folle un jour, folle toujours, murmure Idriss.
— Ta gueule !, criai-je.
— Idriss ! Mais qu'est-ce que tu fais ici ?
— Je suis... la femme invisible, réponds-je, malicieusement.
— Qu'est-ce que VOUS faites ici ? s'étonne Shirine.
— On peut au moins entrer ?
— Euh... oui.
Nous entrons et je me dirige directement vers la cuisine, me servant sans attendre : je n'ai pas déjeuné ce matin.
— Alors...
— Le document LIL, rappelle Idriss.
— Ah... oui, c'est moi qui l'ai.
Une voix se fait entendre à l'entrée :
— Shirine, je suis rentrée avec les courses... il y avait un embouteillage monstr...
Elle s'arrête en nous voyant. C'était la femme enceinte de l'autre jour, un petit garçon à la main.
— Désolée Shirine, je ne savais pas que tu avais de la visite. Je reviendrai plus tard... pleure
— Plus nécessaire ! J'avais demandé une seule et unique chose, mais tu en as fait qu'à ta tête.
— Shirine... s'il te plaît !
— Dehors !
— pleure
— J'ai dit dehors !
La femme monte et revient avec des vêtements, qu'elle jette au sol.
— Prenez vos torchons et dégagez !
— Shirine, arrête ! Pourquoi tu fais ça ?
— Ne te mêle pas de ça.
Le petit garçon :
— Maman, qu'est-ce qui se passe ?
— Rien, mon cœur. On y va.
— Pourquoi as-tu fait ça ? demande Idriss.
— Tu as tes documents, maintenant la porte est grande ouverte.
— Je crois que le diable a oublié de mettre un bouton off sur toi... murmure-je en partant
Le reste de la journée, je n'ai cessé de penser à cette femme. J'espère qu'elle va bien.
— Tu devrais aller dormir, me conseille Idriss.
— Tu crois qu'elle va s'en sortir ?
— Tu ne la connais même pas...
— Je m'inquiète quand même.
— Va dormir.
— souffle Très bien.
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Deux jours passent. Il pleut sans cesse. Aujourd'hui, je pars voir Britanie, toujours dans le coma.
— C'est gentil de m'avoir accompagnée.
— Ne te fais pas d'illusion, je suis venu récupérer les résultats des examens de Cameron.
— Laisse-moi y croire...
Une voix supplie derrière nous :
— S'il vous plaît, comprenez-moi !
— C'est la femme de l'autre jour, murmurai-je.
— Ne te mêle pas de ça, ordonne Idriss.
Le docteur explique :
— Cette femme veut qu'on opère son fils, mais elle n'a pas les moyens de payer.
— Mais si vous ne faites rien, mon fils va mourir... pleure
— Calmez-vous, madame, s'il vous plaît.
— Que je me calme... ?
— Le docteur a raison, vous devriez vous calmer dans votre état.
— Ça se voit que ce n'est pas votre enfant qui est en danger !
— Plus le temps passe, plus la vie de votre fils est en danger.
— Je ne peux rien faire... s'évanouit
Le docteur me rassure : elle s'est évanouie à cause du stress accumulé.
Bien sûr, j'ai un idiot de frère qui me dit de ne pas me mêler de cette affaire... lui, il paie les soins, et c'est tout.
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Je suis maintenant avec Amira. Elle m'a rejoint il y a une demi-heure, dans la chambre de Melany, c'est le nom de la jeune femme.
— Qu'est-ce que les docteurs ont dit ?
— Qu'elle va bientôt se réveiller. Et Britanie ?
— Toujours rien.
— Elle se réveille...
— Où suis-je ?
— Dans une chambre. Vous avez perdu connaissance.
— Et mon fils ?
— Ne vous inquiétez pas, il se porte à merveille. Idriss s'occupe de tout.
— Je ne sais pas comment vous remercier...
— Ce n'est pas nécessaire.
— Bien sûr que si !
— Mais non...
— Et où allez-vous rester ?
— Je n'ai pas vraiment d'habitat fixe...
— Dans votre état, c'est très dangereux.
Cette fois, je décide de ne pas m'en mêler.
— Elle habitera avec Idriss.
— Quoi ?
— Vous croyez qu'il sera d'accord ?
— Mais oui, bien sûr.
— Je ne voudrais pas déranger...
— Vous ne dérangerez personne. À partir de maintenant, vous habiterez avec mon frère. Tout ira bien.
Et c'est comme ça que nous nous retrouvons avec une femme enceinte à la maison. Au début, Idriss ne voulait pas, mais après de nombreuses supplications et promesses, il a accepté... et il s'est même habitué.
⸻
Quelques jours plus tard, son fils est enfin sorti de l'hôpital. Bien sûr, Shirine a pété un câble en apprenant que Melany vivait chez nous. Elle était jalouse. Juste après, elle a appelé Melany pour « discuter »... ce qui, pour elle, signifie menacer de mort.
Nous étions dans la cuisine. Melany préparait le dîner, malgré mes nombreuses recommandations de se reposer.
— Tu n'aurais pas dû y aller...
— Ce n'est plus important maintenant, répond-elle.
— Où est mon stupide frère ?
— Il est sorti avec Melvin acheter du pain.
— Tu as des pastilles à la menthe ?
— Dans mon sac.
— Et où est ton sac ?
— Dans la salle à manger.
Je me dirige vers la salle à manger, ouvre son sac... et quelque chose me pique. Un scorpion en sort !
— Iiiiiiiihhhhhh !, criai-je.
— Qu'est-ce qui se passe ?!, arrive Melany.
— On est rentrés... dit Idriss.
— Maman... murmure Melvin.
— Vite, appelle une ambulance !
— Qu'est-ce qui s'est passé ? demande Idriss.
— Un... scorpion... il m'a piqué !, m'évanouissant.
— Ne raconte pas n'importe quoi, dit Idriss.
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Plus tard...
— Qu'est-ce que les docteurs ont dit ? demande Melany.
— Elle est hors de danger.
— Dieu merci !
— Soupire dit Idriss.
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AMOUR TOXIC
RomanceAmira part en France avec sa famille pour finir ses études et faire soigner son père. Elle y rencontre Kyllian blanc et surtout raciste, ce qui entraîne de nombreuses épreuves et rebondissements dans leur relation. Parviendront-ils à surmonter le...
