Bonsoirrr,
Désolé pour le retard, c'est un chapitre plus long et plus lourd que d'habitude! Les deux suivants seront aussi plutôt semblables. D'ailleurs, sans mentionner qui pour ne pas vendre la mèche, bravo à une certaine personne qui a trouvé qui est l'auteur des lettres 👀
Ensuite, merci toujours pour votre soutien et de lire encore cette histoire malgré ma longue pause. Sachez aussi que je lis tous vos commentaires! Ça fait plaisir de vous lire et parfois échanger avec vous 🙌
Bisous et bonne lecture!
-----
Il ne l'avait jamais vu comme ça. Le brun essayait de la résonner, mais elle ne bougeait pas, comme si elle n'entendait rien. Son teint était presque livide, elle fixait droit devant elle, respirant à peine. Ses pupilles vibraient, son corps était devenu aussi raide que du bois. Pourquoi ne pouvait-elle pas bouger, au juste? Pourquoi n'avait-elle pas le contrôle sur son propre corps? Pourquoi redevenait-elle si faible, devant lui?
« Dis-moi, Mitchell. » l'appela celui derrière eux, « Le pilote avec toi, tu l'apprécies? Si je le tues... Est-ce que cela ferait le même effet? »
Son corps se leva de lui-même, n'ayant pas eu le temps de penser. Elle fut debout en un rien de temps, dos à lui. Elle n'osait pas se retourner. Voir son visage... les souvenirs qu'elle avait étaient assez douloureux comme ça. Revoir ses traits... ses yeux. Ce regard précis, comme durant ce jour-là. Cette violence.
« Alors il compte pour toi? » murmura le Russe, pointant son pistolet vers là où se trouvait Rooster.
Il tira, la balle éraflant l'écorce de l'arbre. Le brun sursauta, se penchant sur le côté en sentant le projectile lui frôler la tête. June n'avait pas bougé d'un poil, les poings serrés. Bradley entendait le bruit de ses gants d'ici, relevant les yeux vers elle.
« June. Ne te laisse pas avoir. » fit-il, se redressant légèrement. « Il cherche à t'énerver. »
La fille de Maverick leva une main, allant baisser le cache-cou de son visage, dévoilant ce dernier au complet. Elle déglutit, se tournant graduellement. June s'arrêta lorsqu'elle fut face à Rooster. Celui-ci écarquilla les yeux, serrant les dents. L'expression de celle qu'il aimait était déchirante. Un mélange de colère, de haine, mais aussi de profonde tristesse. Voir une telle fresque l'effrayait. Mais dans quel état tout ça l'avait mis? Pourquoi voulaient-ils la briser à ce point, au point de porter une telle expression. Il se questionna sur autre chose, cette fois.
Était-il vraiment trop tard, pour pouvoir la ramener?
« Il a tué ma mère. » chuchota-t-elle gravement, étant le seul l'ayant entendu.
Il eut le souffle coupé.
Maintenant il comprenait.
June se tourna vers l'homme à quelques mètres d'eux, debout dans la neige, son arme pointée sur elle. Il souriait. Et voilà, elle voyait ce visage, cette expression, ces yeux. Elle revoyait ses cauchemars, dont il faisait partie.
« Alors... c'est toi, le cadeau d'adieu? »
Il haussa un sourcil, « Ça te plait? » L'homme ricana, « Tu me reconnais, non? Tu me cherchais depuis un moment, il me semble. »
C'était vrai, June l'avait cherché pendant des années, durant une grande partie de sa vie. Elle avait rêvé de lui faire la peau, elle en était obsédée. Et pourtant, là, maintenant qu'elle l'avait devant elle, cette recherche acharnée lui semblait vaine. La peur lui broyait les tripes, l'angoisse tendait ses muscles. Elle n'arrivait même plus à bouger correctement, ni même à respirer librement. Les images défilèrent, comme il y a 13 ans. La mort de sa mère, le sourire qu'il avait porté. Le même qu'aujourd'hui. Ce regard aussi, était le même. June n'avait jamais connu son nom, elle se souvenait seulement de son visage. Le même qui l'avait rendu insomniaque, ces yeux qui avaient provoqués tant de terreur nocturne. Celui qui lui avait gâché la vie, son enfance, sa famille et sa propre raison.
VOUS LISEZ
Top Gun : Ghost
FanfictionLeur dernière mission fut un succès, mais le repos fut trop court pour ces élites de Top Gun. À peine partis, aussitôt rappelés. Cependant, cette fois, les Forces Spéciales s'en mêlent et ça ne plait à absolument personne. Ils ont eu de la chance d...
