13. Réponds ou subi

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Yuna

J'ouvre les yeux et ma première réaction est de regarder mes mains qui sont évidemment toujours liées par ces chaînes, je lève la tête et chose surprenante, un homme est assis sur la table où se trouve tous les outils de mon taré de géniteur.

Il est trop occupé sur son téléphone pour voir que je ne dors plus, je ne l'avais jamais vue avant, il ne fait pas partie des deux mecs qui m'ont attrapé hier. Combien sont t'il comme ça ?

- Salut, je tente de faire la conversation.
Il lève à peine la tête.
- Tu crois que tu peux me négocier un ticket pipi room, j'essaie de demander avec humour pour que ça passe mieux.

Il se lève et range son téléphone dans sa poche arrière.

- Je dois seulement te surveiller, j'ai même pas le droit de te parler à la base.

- Et pourtant tu le fais bien.

- Parce que j'aime pas la situation dans laquelle tu es comme dans celle que je suis.

- Ah bah si tu veux on échange.
Il rigole.

- Non désolé, je ne voulais pas me faire passer pour une victime alors que tu es comme ça, il montre du doigts toutes les chaînes qui me retienne.

- Et donc je dois me faire pipi dessus ?
- Je vais voir bouge pas, me dit t'il en partant.
- Très drôle, il se retourne pour me faire un sourire.
- Désolé je ne voulais pas.

Je sens qu'il a quelque chose à en tirer, si je me le met dans la poche je pourrais peut être partir d'ici.

La lumière du jour me permet de voir par la fenêtre le ciel et j'ai l'impression de ne pas être sorti depuis si longtemps.

Est-ce que je vais ressortir d'ici un jour où je serais morte avant ?

Je relève la tête en revoyant l'homme revenir avec deux autres hommes derrière lui.

- Bon t'es autorisée à aller faire tes besoins mais on ne pourra pas te lâcher donc on va te tenir avec les chaînes.

Je les regarde un par un et je me met à rigoler, ils me prennent donc pour un chien ?

Genre là je vais me faire traîner en laisse, un homme plus sévère que le précédent fait stopper mon fou rire en mettant un coup dans la chaise avec sa matraque.

- On va t'enlever les cadenas, si tu fais une connerie on a l'ordre de t'abattre sur place.

Quand j'entends ça du même homme, je me met à nouveau à rire.

- Désolée, c'est seulement nerveux.

Non du tout, c'est juste que la situation est plutôt drôle.

Genre mon géniteur leur a ordonnés de me tuer si je m'enfuyais.

Les trois hommes me retirent les cadenas mais ne lâchent pas les chaînes, une fois les trois cadenas déverrouillés un des homme me touche l'épaule et m'aide à me lever.

Quand je me lève je sens une pression dans mes jambes, je suis assise dans la même position depuis plus de vingts heures.

J'ai eu beaucoup de mal à dormir cette nuit, j'ai tellement peu dormi que je n'ai fait aucun cauchemar.

Je marche lentement, les chaînes sont plutôt lourdes, les hommes m'emmènent derrière un muret en béton puis se retournent pour ne pas me regarder toujours en tenant les chaînes qui tiennent mes poignets et mes chevilles.

Je suis en position pour mais je n'y arrive pas, trois hommes sont dos à moi en attendant que je fasse mes besoins en pleine nature c'est normal d'avoir un blocage.

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