Chapitre 37 : Arrivée en Russie

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Ariane

Il est comme Auracio.

Il me prend avec une telle intensité que je n'ai même pas le temps de respirer. Mon corps est à sa merci, il soulève ma jambe qu'il pose sur son épaule, vise un angle précis comme un tireur d'élite. Et il tape... dans le mille. Encore, encore. Mon navire chavire dans un éboulement d'émotions tourbillonnantes. Je me sens dévorée, consumée, dominée. Et j'aime ça.

Nos respirations se confondent, haletantes, nos lèvres mi-closes esquissent un sourire de satiété. L'épuisement nous emporte. Collés l'un à l'autre, nous nous endormons dans la moiteur de notre plaisir partagé. En paix. Un rare instant de trêve.

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Le lendemain matin, jour de préparatifs pour le départ, je me réveille avec une sensation étrange. Mon mollet est bloqué par un poids lourd. J'ouvre les yeux à moitié, grognon, et commence à repousser ce qui me semble être... un tronc ? Un gros bois ? Mais qu'est-ce que c'est que ça ? Je pousse plus fort, ça bouge.

- Arrête de me pousser, tu vas me faire tomber du lit ! gémit une voix rauque, ensommeillée.

J'ouvre grand les yeux. Auracio. Allongé en travers, en boule au bord du lit.

- Qu'est-ce que tu fais dans MON lit ? je demande, confuse.

- Et toi, qu'est-ce que tu fais dans MON lit ? réplique-t-il en se redressant à moitié.

Je regarde autour de moi. Ce n'est pas ma chambre, c'est la sienne. Ha oui... Hier soir, nous avons fini chez lui, encore une fois. Depuis que nous avons commencé à coucher ensemble, il est devenu presque impossible de dormir séparément. Mais c'est rare de me réveiller collée à lui. Je soupire intérieurement.

- Tu as bien dormi ? je demande.

- Toujours bien quand tu es avec moi, répond-il, un sourire au coin des lèvres.

Je roule des yeux, mais au fond de moi, cette réponse me fait plaisir.

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Le jour du départ est enfin arrivé. Je boucle mes valises : trois grosses, bien remplies. Auracio aussi a pris trois valises. Je l'observe en train de ranger ses costumes, cravates, montres et chaussures. Ce mec est pire que moi. D'ailleurs, c'est la première fois que je vois un homme aussi méticuleux avec son style. Il pourrait être mannequin. Avec ses allures de prince mafieux et son goût impeccable, il ferait chavirer bien plus de cœurs qu'il ne le fait déjà.

Mais maintenant que j'ai les moyens, je ne vais pas me priver non plus. Dans quelques mois, je deviendrai comme lui : avide de mode et de luxe.

Nous partons à deux. Juste six gardes du corps nous accompagnent. Un voyage de deux jours. Avant de partir, j'embrasse tendrement Marianne et les garçons. Je serre Marco dans mes bras, puis lui glisse à l'oreille :

- Prends bien soin de ma sœur.

Il hoche la tête et me sourit avec cette douceur qui me rassure. Ils nous accompagnent jusqu'au jet privé. Nous faisons nos adieux, puis montons à bord.

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Nous atterrissons quelques heures plus tard... en Russie.

Le froid me mord dès que je descends les marches du jet. Un froid glacial, sec, tranchant. Je serre mon manteau autour de moi. Le ciel est pâle, d'un gris sans émotion. Des SUV noirs nous attendent sur le tarmac privé. Le manoir du cousin d'Auracio est situé loin de Moscou, isolé, à l'abri des regards.

Un homme nous attend, imposant, droit, le regard aiguisé.

Auracio descend en premier et va à sa rencontre. Ils s'étreignent brièvement.

L'ATTRACTION FATALE DU MAFIEUX Des histoires addictives. Découvrez maintenant