ROAD

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—Elle a dit à droite! M'engueule-t-il.

—Putain, mais sur la carte c'est écrit tout droit! C'est une dinguerie de jamais m'écouter! Je chiffonne la vielle carte et me tourne vers la fenêtre.

—C'est ça, boude! J'm'en fou, de toute façon t'es d'aucune pertinence. Il fini par cracher.

J'ose même pas le regarder. Il vient vraiment de me dire ça? Je sens la rage et la tristesse monter d'un coup. J'ai soudainement envie d'air, alors je baisse la vitre.

—Remonte ça tout de suite, t'es con ou quoi? Il pleut on va pas tremper ma voiture!

—Nan, mais ça va me parler comme ça? Tu te prends pour qui au juste? J'suis ton pas ton pote, hein.

Pourquoi je parle? Je sais très bien que je vais seulement m'attirer des ennuis.

Il arrête la voiture sur le côté de la route déserte et sort. Il fait le tour avant d'ouvrir ma portière et de me sortir brusquement de l'auto.

—Plus jamais tu me causes comme ça, tu comprends? P'tite pute. Il me plaque violemment au sol et me frappe à répétition au visage.

Le ciel gronde et le sol est pleins de boue. Je prie pour que quelqu'un s'arrête, mais c'est inutile. La route est déserte et il pleut des cordes.

Il me tien le col et en profite pour cogner ma tête au sol. Sa main vient ensuite se resserrer autour me mon cou et de son autre, il continue de m'infliger les coups.

Au moment où je me sens partir, une sirène retentit. Mon mec me lâche et me laisse agoniser seul avant de prendre sa voiture et de décoller à toute vitesse.

—Monsieur, vous m'entendez? Cri un homme, qui j'imagine être policier.

J'ouvre un œil, puisque l'autre me fait atrocement mal et le regarde simplement.

—Je vais devoir vous amenez, l'hôpital est trop loin pour appeler l'ambulance. Tenez bon. L'homme me soulève sans aucun problème et me couche sur la banquette arrière.

Sauf qu'en m'attachant, je couine par réflexe. J'ai un bleu énorme sur le flan qui date d'hier.

—Que ce passe-t-il? Vous avez mal là? Il demande doucement.

—Ici. Je peine à dire, mais je sais qu'il a compris, puisqu'il me ramène en avant.

—Je vais essayer de rouler le plus rapidement que je peux, sans vous blessez. Il démarre sa voiture de police.

Je reviens tranquillement à moi. J'ai même pas envie de pleurer tellement j'y suis habitué. Ce policier était vraiment ma seule chance de pouvoir échapper à l'autre fou. J'ai essayé plusieurs fois, mais à chaque fois, il me retrouvait.

—Merci de m'avoir sauvé. Je vous doit la vie. Je dis d'une voix basse et tremblotante.

—Non, c'est normal. C'est mon métier.

—Vous ne comprenez pas. Je suis enfin libre. C'est un cadeau que vous me faites. Merci infiniment.

—Il... C'est pas la première fois que vous vivez ce genre de situation? Le policier demande.

—Non. J'ai vécu pire. Mais je dois avouer que cette fois, je l'ai cherché. Je me mord la lèvre.

—Si c'est pas indiscret, qu'est-ce que vous entendez par là?

—Je lui ai parlé avec un air qu'il m'a interdit de prendre avec lui et j'ai du en payer le prix. J'explique simplement.

—Donc, vous vivez de la violence conjugale depuis combien de temps, monsieur?

—Je sais plus. Peut-être huit ou sept ans. En tout cas, ça fait un bail. Je rigole un peu.

—Ce n'ai pas drôle. Je vais devoir l'arrêter et enquêter sur le sujet. Ne vous inquiétez pas, je vais vous sortir de se bourbier. Il dit en me regardant droit dans les yeux.

Je baisse le regard et vois son badge.

—C'est quoi votre prénom?

—Sidjil et vous?

—Maxime.

———
C'est nul a chier rohlala

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