Chapitre 17

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Alexandra n'approuve pas et le fait savoir haut et fort à Nathalie au point qu'au moment où Declan franchit la porte du magasin alors qu'elle range des rayons, elle dégaine son arme et la pointe sur lui.

« Ça va devenir une habitude, » plaisante-t-il en approchant du comptoir, Alexandra suivant le mouvement. Il note pour la deuxième fois la position de l'arme. Elle n'a pas le bras tendu comme on le voit au cinéma, mais une position plus serrée, plus en contrôle. Elle a suivi la formation de Nathalie et doit certainement s'entraîner régulièrement au tir.

« S'il lui arrive quoi que ce soit, je te conseille de fuir loin d'ici mais je te traquerai où que tu sois.

- Merci de veiller sur moi, Lexie, » sourit Nathalie en sortant du bureau, celle-ci ne quittant pas Declan du regard.

« Je désapprouve, Nat.

- Et il a compris, je te rassure.

- Bien. »

Declan fait tout pour éviter les sujets en lien avec ses activités et évite de parler du chien de garde, ayant compris qu'Alexandra est un sujet tabou. Une fois les sujets sujets à controverses écartés, Declan comme Nathalie passent une excellente soirée. Elle parle abondamment d'elle, avant de résumer une période de sa vie comprise entre l'obtention de son diplôme du High School et sa trentaine par "j'ai été dans l'armée." Elle parle armes comme il parle motos. Ils n'ont absolument rien en commun, mais s'entendent bien, ce qui aurait énervé Alexandra.

Posant son verre de bière, il sourit en la regardant.

« Êtes-vous armée en ce moment ?

- Oui, mais même son mon arme, je peux vous tuer avec ce qui se trouve sur cette table.

- Assiette en carton, serviette en papier et verre en plastique ?

- Je n'aurais pas besoin de tout ça, mais oui, » sourit-elle avant de jeter les os d'une aile de poulet piquante. « Allez, dites-moi pourquoi vous m'avez invité ? C'est encore à cause de votre danseuse ?

- Non, j'avais envie d'apprendre à vous connaître. Je ne suis renseigné sur vous, vous m'intriguez et je ne vous apprends rien : vous êtes une très belle femme.

- Je me suis renseignée sur vous, moi aussi, enfin pas sur vous, parce qu'il n'y a rien, mais sur les MC et vos règles et tout ça. Je préfère vous prévenir, je suis du genre indépendante.

- J'ai remarqué.

- Donc vos histoires comme quoi une femme porte une marque pour dire qu'elle appartient à un bikers, ça me hérisse les poils, et me faire appeler petit cul ou vieille femme, ça m'inciterait à cogner celui qui ferait ça, à cogner fort.

- Mais en dehors de ça, est-ce que je veux vous inviter à dîner ?

- J'ai déjà accepté une invitation, ça c'est un repas de soir de super bowl.

- C'est exact. Est-ce qu'on peut parler business ?

- Vous prenez des risques.

- J'aurais un lot d'armes à vendre et...

- Nous y voilà.

- Sujet interdit ? » s'inquiète Declan, craignant de tout gâcher en allant trop vite.

« Je vous écoute.

- En arme de poing : j'ai des révolvers, des glocks, des colts. En fusil : j'ai des shotguns Remington, Benelli, j'ai des POF, des TSS, de l'AK.

- Moi aussi. Quelle condition ?

- Neuf et usagé.

- Je vends du neuf, ça justifie mon business auprès des manufacturiers et de l'État. L'usager, je me méfie, je dois vérifier chaque arme. Je ne veux pas qu'une arme pète à la gueule d'un de mes gars et toi non plus, je te le garanti car cela m'obligerait à laisser tomber la surveillance de la frontière pour aller raser votre Club. Je ne sais pas combien vous êtes, mais nous sommes plus nombreux. J'ai une armée derrière moi. On se comprend ?

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