Chapitre 46

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Osamu tenait Atsumu dans ses bras, sa poitrine se soulevant à chaque souffle entrecoupé de sanglots. Le corps de son frère était faible, la chaleur de sa peau frémissante sous ses doigts. Les blessures d'Atsumu étaient profondes, mais ce qui dévastait Osamu n'était pas seulement la vue de son frère souffrant — c'était la peur insupportable de le perdre pour de bon.

Dans le silence lourd qui régnait, une brèche s'ouvrit soudainement dans le ciel, une lumière éclatante s'en échappant. Le temps s'était figé et deux figures imposantes émergèrent des ténèbres, enveloppées d'une lueur surnaturelle. L'une était éclatante comme le soleil, l'autre aussi sombre que l'abîme.

Les dieux jumeaux.

Osamu leva la tête, une lueur de reconnaissance dans les yeux. Il savait ce qui se passait, mais cela n'effaçait pas sa douleur. Il gémit, sa voix brisée par la souffrance.

— Ne me l'enlevez pas, supplia-t-il, la voix tremblante. Vous en avez le pouvoir, n'est-ce pas ? Sauvez-le, je vous en prie.

Le dieu de la Création, un être radieux dont la lumière semblait embraser tout autour de lui, s'approcha lentement. Sa voix, pourtant douce, semblait emplie de toute la sagesse du monde.

— Osamu, ton amour pour Atsumu a été plus puissant que tout. Vous avez réussi là où nous avons échoué. Votre souffrance, vos paroles, vos erreurs... tout cela a brisé le cycle éternel de jalousie et de haine, d'incompréhension et de conflit. Nous vous devons plus que vous ne pouvez l'imaginer.

Le dieu de la Destruction, plus obscur, se tint en retrait. Osamu observait la lueur de sa présence presque menaçante dans l'air. Sa voix grave se fit entendre à son tour, lourde et pleine de pouvoir :

— Notre éternité dans l'autre monde était de trop, et vos actions ont ouvert la voie à notre libération. Ce que nous avons créé, vous l'avez détruit, et ce que nous avons détruit, vous l'avez reconstruit. Vous êtes la fin et le commencement.

Osamu leva les yeux, des larmes coulantes, suppliant.

— Je ne veux ni de vos bénédictions ni de vos dettes, hurla-t-il. Je veux juste Atsumu. Sauvez-le.

Le dieu de la Création tendit une main lumineuse vers Atsumu, et des symboles d'une lumière douce mais intense flottèrent autour de son corps. Un murmure d'énergie magique se diffusa à travers l'air, et Osamu sentit la chaleur, la présence de la divinité se déverser dans chaque fibre de son être. La lumière qui avait enveloppé son frère se fit plus intense encore, avant de s'adoucir lentement, comme une brise chaude caressant la peau.

Atsumu poussa un faible soupir, et ses yeux se rouvrirent lentement, épuisés mais vivants.

— Osamu... pourquoi pleures-tu encore ? Je t'ai pourtant promis que je resterai toujours avec toi.

La voix d'Atsumu, brisée mais douce, parvint à faire naître un rire nerveux chez Osamu, un rire qui se mêlait à des sanglots étouffés. Il serra son frère plus fort, luttant contre l'émotion.

— Espèce d'imbécile, si tu me refais encore ça, je te jure que... je ne te pardonnerai pas.
— Mais t'es déjà en train de me pardonner, non ? Dit Atsumu, un sourire fatigué se dessinant sur ses lèvres.

Osamu ferma les yeux, sentant son cœur se réchauffer. Il caressa les cheveux d'Atsumu, un geste tendre, comme pour effacer toutes les rancœurs accumulées.

— Excuse-moi Atsumu... Si je ne t'ai rien dis, c'est parce que j'avais aussi peur que tu ne veuilles plus passer du temps avec moi. Je me sentais seul. Je suis désolé, Atsumu. Je ne suis pas aussi mature que tu le penses... Ta présence me rassurait et j'avais tout le temps peur que tu m'abandonnes.
— Et moi... j'ai toujours eu peur que tu m'en veuilles pour mon insouciance. Mais... tu m'as toujours couvert, Osamu. Toujours. Même quand je faisais des bêtises, tu étais là. Je... je suis tellement heureux que tu sois mon frère... j'étais juste embarrassé pour te le dire.

Tsumu & Samu || Haikyuu !!Des histoires addictives. Découvrez maintenant