Carlos
— C'est super que tu sois là, je peux te parler ? Je lui demande timidement, gêné après les événements de la veille.
Ses pieds pivotent et la tournent dans ma direction. Ses yeux bleus sont plantés dans les miens.
— Vas-y mais dépêche toi Carlos, je n'ai pas tout mon temps.
A l'écoute de sa réplique plutôt froide, je remarque que les paillettes dans son regard ont disparu. Jane avait l'air différente et prise d'un immense mal-être.
— Je voudrais que nous parlions d'hier.
Apparemment ce n'était pas le sujet a abordé à cet instant précis puisque que la brune fait tomber les documents qu'elle avait auparavant dans les mains sans aucune délicatesse, les laissant se fracasser sur le sol pavé.
— Parler d'hier ? C'est génial que tu veuilles en discuter parce que moi aussi. Tu étais au courant de l'importance de cette soirée pour moi. En plus j'ai travaillé pendant des jours pour tous les préparatifs et je n'ai même pas pu en profiter car tu m'as abandonné.
— Je ne t'ai pas abandonné hier, j'ai eu un imprévu. Une amie était en mauvais état alors je l'ai aidée. Et je sais que ce ne sont pas des excuses qui vont arranger la soirée d'hier gâchée par ma faute. Sur le moment, je me suis juste dit qu'aider une amie qui n'allait pas bien était une réaction tout à fait normal, mais te laisser seule n'était pas une bonne idée.
— Merci de tes excuses Carlos mais laisse tomber.
— Tu me pardonnes ?
— Je tiens à toi, tu le sais, mais même si ça peut paraître anodin, cette fête était extrêmement importante à mes yeux. Alors, je te demande de m'accorder du temps pour réfléchir, pour ne pas dire ou faire quelque chose que je regretterais.
— Je comprends... je te laisse.
Je lâche avec hésitation sa main que j'avais attrapée une minute auparavant pour m'éloigner pas à pas de la fille qui faisait battre mon cœur mais avec qui j'ai tout gâché.
Lyna
Le lendemain de cette fête est heureusement un samedi et nous n'avons donc pas de cours aujourd'hui. En retrouvant mes draps dans ma chambre, je me suis endormi de nouveau à l'instant où mes cheveux se sont étalés sur l'oreiller. Lorsque je me dirige vers la salle de bain, j'ôte la robe que je porte depuis la veille, n'ayant pas pensé à l'enlever hier soir à cause de mon état déplorable.
Douchée et habillée pour une belle journée d'été, je quitte les couloirs du bâtiment pour rencontrer l'oxygène frais de la nature qui m'entoure. Tous les élèves sont étalés sur les bancs, l'herbe et où il est possible de s'assoir confortablement pour discuter entre amis, lire, bronzer ou juste être illuminé par les rayons du soleil doucement bouillant sur la peau.
J'aperçois mon sauveur de la nuit dernière et gambade joyeusement jusqu'à atteindre sa hauteur.
— Bonjour Carlos. Comment tu vas ?
— Ça va merci, me sourit-il en plantant son regard dans le mien.
Son sourire a l'air tellement différent des autres fois. Sa fossette n'apparaît pas et il semble crispé.
— Carlos... tu es sûr que tu vas bien ?
— Mais puisque je te le dis ! Je. Vais. Bien. Articule le jeune en détachant les mots.
Alors que mon nouvel ami tente de fuir, j'attrape instinctivement son poignet et son poing serré de mes deux mains et l'arrête. Tout en le tenant, je marche d'un pas vif dans le but de trouver un endroit tranquille. Arrivés derrière un bosquet fleuri, je me stoppe et le regarde droit dans les yeux.
— Carlos, hier tu m'as vu faible et en larmes. Tu m'as ecoutée, aidée et réconfortée par ta présence. Je pense qu'on peut se considérer comme amis maintenant. Et en tant qu'amie, fait moi confiance et n'aie pas peur de te confier. Je vois que quelque chose cloche.
— Lyna...
— S'il te plaît. Tu me fais confiance ?
— Étonnamment, oui.
— Et tu ne veux rien me dire ?
— Si. Je le veux mais je me sens faible.
— Pourtant tu es quelqu'un de fort et de courageux, rien que pour avoir vécu sur l'Île et m'avoir supportée.
Un rire sincère s'échappe de ses lèvres, un que je n'ai que rarement entendu.
— La vérité, c'est que je me sens mal parce que Jane m'en veut. Elle m'en veut de l'avoir laissé seule hier à la fête pour t'aider. Cette soirée était la sienne, le jour le plus important de l'année. Jamais Jane n'acceptera de me revoir.
— Je suis désolée de t'avoir volé ta soirée hier. Mais si Jane décide de ne plus te parler juste pour une soirée et qu'en plus tu t'es excusé alors qu'il y avait une raison à ton absence, c'est que son sens des priorités est à revoir. Alors si elle t'aime réellement, elle reviendra automatiquement vers toi. Sans que tu ne fasses rien de plus.
— Tu dois avoir raison.
— Je dois avoir un vœu à t'accorder grâce à ma lampe magique.
— Un vœu ? Intéressant.
— Allez suis moi.
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Haine contre leurs descendants
FanfictionL'arrivée des quatre enfants de méchants à Auradon n'enchante pas vraiment Lyna, la fille de Jasmine et Aladdin. Son meilleur ami Ben va, en plus, la délaisser pour rester avec ses nouveaux ennemis. Sa haine pour eux ne fera que grandir. Mais si au...
